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 La petite maison dans la prairie, remake [Abigail]

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MessageSujet: Re: La petite maison dans la prairie, remake [Abigail]   Dim 5 Juil - 23:36

À peine avait-elle entrouvert la porte qu’elle la refermait déjà. Scott était là. Assoupi, sur le canapé. Du moins, jusqu’à ce qu’elle ouvre la porte. Grinçant, celle-ci sembla le réveiller et une fois la porte refermée, elle s’y adossa et retint sa respiration, cherchant à entendre les possibles bruits venant du salon, et à dissimuler son réveil. Cela sembla fonctionner. De l’autre côté de la porte, elle entendit des bruits sourds. Un instant, elle craignit de sentir des coups légers donnés dans son dos, mais rien ne vint. Et finalement, en entendant la porte d’entrée s’ouvrir, elle exhala, de soulagement. Mais celui-ci ne fut que de courte durée. Non seulement elle ne pourrait pas passer toute sa journée enfermée dans cette chambre, mais en plus elle avait faim, et Sega finirait bien par vouloir sortir. Même si pour l’instant, il dormait toujours profondément, et était à la limite en train de ronfler, cela ne durerait pas éternellement. Les yeux fermés, elle se concentra sur sa respiration pour se calmer. Courage, Aby, tu peux le faire. Tu te retournes, tu ouvres la porte, tu vas à la cuisine… Tu fais comme s’il n’était pas là. Bon sang. Comment faire comme si l’homme de sa vie n’était pas là ? Soudain submergée par le désespoir, elle leva les mains vers son visage et se mit à sangloter. Dire que la veille, elle avait osé lui dire de partir ! Comment avait-elle pu faire ça ? Tu l’as fait parce que tu n’avais pas d’autre choix. Scott voulait partir. S’il avait réellement cru en un avenir commun, il ne l’aurait pas mise devant un tel ultimatum. Il ne lui aurait pas demandé de tout oublier. S’il l’avait réellement aimée, il aurait su qu’elle ne pourrait pas faire cela. Alors même que par amour, elle avait été sur le point d’abandonner cet enfant qu’elle portait. Après avoir dégluti, vaguement décidée, elle se retourna et ouvrit la porte.

- Kati tö pouri rä
Noho i te aroha
Te ngäkau o te Matua
Hine e hine


Toujours dans la chambre, elle fronça les sourcils. Il chantait. Scott chantait. Elle évoquait leur séparation et il chantait ? En maori, en plus. Hm. En gros, il avait tourné la page. Et elle qui avait passé une nuit de merde, et avait l’impression d’avoir un trou béant à la place du cœur… En colère, elle passa la porte et gagna la cuisine, sans plus prendre le moindre soin pour passer inaperçue. À présent, elle était en colère. Non. Elle était dégoutée. Parce qu’elle aimait Scott plus qu’elle-même. Mais que cela semblait ne pas être réciproque. Sans rien lui dire, elle se dirigea vers le salon et alluma la télévision, y lançant le premier DVD qu’elle trouva. La Reine des Neiges. Génial…
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MessageSujet: Re: La petite maison dans la prairie, remake [Abigail]   Lun 6 Juil - 0:33

J'entends une porte qui claque, des objets qui bougent ou qui sont bougés. J'entends des pas. Aby s'est levée. Mais j'avoue que je suis à moitié perdu entre ce que je fais et mes pensées que je ne réagis pas forcément à ce que j'entends. Mes doigts travaillent le bois. C'est étrange, mais mes doigts semblent travailler tout seuls. Je n'y pense pas. Je suis bien trop accaparé par mes propres doutes, mes propres peines, que je ne vois pas trop ce qu'ils sont en train de faire. Ils sculptent cette branche d'arbre.

- E pari rā e ngā tai
ki te ākau.
E hotu rā ko taku manawa.
Aue! Me tangi noa
Ahau i muri nei
Te iwi e
He ngākau tangi noa.
Je redresse la tête, redescendant sur terre, arrêtant mes doigts. Pourtant, je n'arrête pas ma chanson. Tēnā rā! Tahuri mai!
E te tau! te aroha.
Tēnei rā ahau te tangi nei.
Mōhou kuā wehea nei.
Haere rā! mahara mai.
E te tau! kia mau ki au.
Haere rā! ka tūturu ahau.
Haere Rā!
Je ne chante pas fort. La tête contre le mur extérieur de la maison, mon regard se trouble lentement. Je pleure sans le savoir. Haere rā e hine
Haere rā.
Haria rā te aroha i ahau
Aue! me tangi noa
Ahau ki muri nei
Te iwi e
He ngākau tangi noa.
Sans m'en rendre compte, je me suis mis à chanter "E Pari Ra". Tēnā rā! Tahuri mai!
E te tau! te aroha.
Tēnei rā ahau te tangi nei.
Mōhou kuā wehea nei.
Haere rā! mahara mai.
E te tau! kia mau ki au.
Haere rā! ka tūturu ahau.
Haere Rā!


Traduction:
 


Quand je termine le refrain, le silence de la nature reprend le dessus. "E Pari Ra" est une chanson des plus tristes. Ca parle d'un amour brisé. Oui, elle est parfaite pour cette situation. Mon inconscient a bien choisi. Je soupire, laissant mon regard tombé sur ce que je suis en train de sculpter. Et je fronce les sourcils. Je me rends compte que je suis en train de fabriquer un tiki. Un tiki, c'est une sorte de protecteur. Il passe de génération en génération, souvent au fils ainé. Les autres enfants se le font tatouer pour qu'il les protège. Moi aussi, j'ai le mien, sur la jambe droite. C'est le tiki de la famille. Et c'est celui là que je suis en train de sculpter. Mais pourquoi? Ce n'est pas pour moi. Ce n'est pas pour Aby, elle a eu le sien quand elle est entrée dans ma famille, offert par ma mère. Ca fait bien longtemps qu'on l'a vu d'ailleurs, il est surement au grenier, perdu dans les cadeaux un peu inutile qu'on fait au mariage. C'était un beau tiki, mais assez imposant et pas forcément au gout des américains. Je crois même que mon père lui en avait offert un en pendentif. Je crois, j'en suis plus très sur... Alors pourquoi est-ce que je suis en train d'en refaire un? Serait-ce pour... pour l'enfant? Pourquoi? Je ne veux pas qu'il soit de ma famille! Mon bras se lève pour balancer le bout de bois qui prenait forme, mais une petite voix me dit que ça énerverait les esprits. Alors je soupire et je termine de sculpter. Je termine en silence. Et quand j'ai terminé, je regarde mon oeuvre... La petite figurine de la même taille que mon petit doigt. Plus de la moitié représente la tête du tiki, comme dans la tradition maorie. Ses petits bras sont repliés sur son ventre, ses jambes sont pliés, son visage est menaçant. C'est le tiki de ma famille, mis à part la peinture. Un tiki protège les membres de la famille. Je sers le petit objet dans mon poing avant de me relever. Je souffle lentement et je rentre. Aby. Elle est là, en face de moi. Un peu comme un automate, je pose juste devant elle le tiki. Je hausse les épaules.

- Tu le lui donneras... si tu veux... ou pas.
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MessageSujet: Re: La petite maison dans la prairie, remake [Abigail]   Lun 6 Juil - 21:17

La Reine des Neiges. Elle aurait dû mieux choisir son dvd. L’histoire d’une fille ayant caché son secret des années durant, pour se protéger et protéger sa sœur… Cela donnait à Aby un étrange sentiment de déjà-vu. Elle posa son bol vide de céréales sur la table basse et s’apprêtait à couper le film, quand elle entendit le parquet craquer. Relevant les yeux, elle aperçut Scott qui s’approchait. Aussitôt, sa gorge se noua. Ce qu’il était beau. Elle avait beau être en colère, et déprimée, elle ne pouvait nier qu’elle le trouvait toujours aussi beau. Et elle ne disait pas cela uniquement pour ses tablettes de chocolat, ses bras, ou ses jambes musclées… Elle était d’abord tombée amoureuse de son visage et de son sourire. Et si celui-ci avait disparu aujourd’hui, elle ne l’avait pas oublié, et il était toujours à croquer. Se redressant dans le canapé, elle se recula autant qu’elle le pouvait, tandis qu’il se penchait pour déposer quelque chose sur la table, devant elle. Un tiki ? Les sourcils froncés, elle leva les yeux vers lui. Elle connaissait ce tiki, ou du moins sa forme. Elle avait deux elle-même. Un assez imposant qu’elle avait soigneusement rangé au grenier, faute de meilleure place, en attendant de lui en trouver une autre ; et un en pendentif qui se trouvait dans sa boite à bijoux. Si elle ne le portait pas tous les jours, à la différence de Scott qui se l’était fait tatouer, il n’en restait pas moins qu’elle le portait en son cœur et qu’elle chérissait sa représentation. Quand la mère de Scott lui avait offert le premier, et lui avait raconté sa signification, Aby avait bien failli fondre en larmes.

Elle faisait partie de la famille.

Était-ce pour cela qu’il lui montrait ce tiki ? Pour lui briser le cœur un peu plus ? Ne se rendait-il pas compte qu’elle était à moitié morte à l’intérieur ? - Tu le lui donneras... si tu veux... ou pas. Le lui donner ? A qui ? Voulait-il… Parler de l’enfant qu’elle portait ? Non, il ne pouvait s’agir de l’enfant. Pourquoi serait-ce le cas ? Il ne l’aimait pas, il le lui avait assez souvent répété. Alors pourquoi vouloir qu’elle lui donne le tiki qui protégeait la famille de Scott ? C’était à n’y rien comprendre. « Pourquoi ? » D’où le sortait-il, d’ailleurs ? L’avait-il taillé lui-même ? « Pourquoi voudrais-tu que je donne le tiki de ta famille à cet enfant dont tu ne veux rien savoir ? » Brusquement, elle se releva et alla à la cuisine avec son bol vide. « Tu m’as suffisamment bien fait comprendre que tu n’aimais pas cet enfant, que tu ne pouvais supporter son existence, alors pourquoi faire ça ? » Était-ce une façon pour lui de la blesser ? Si tel était le cas, c’était réussi. Parce que, si cet enfant ne faisait pas partie de la famille de Scott, elle-même en serait bientôt exclue, et cela lui brisait le cœur. Bien entendu, elle serait heureuse de donner ce tiki à sa fille. Mais… à quoi cela servirait-il, s’il était privé de toute sa symbolique ?

Revenant au salon, elle coupa le DVD, alors qu'Anna chantait son amour pour et avec Hans. Vraiment, c'était un excellent choix de DVD.
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MessageSujet: Re: La petite maison dans la prairie, remake [Abigail]   Lun 6 Juil - 23:05

Pourquoi? Pourquoi j'ai sculpté ça? Quand j'ai commencé à graver je ne savais pas pourquoi. Maintenant que je l'ai fini, je sais pourquoi. Alors je rentre pour offrir ce petit tiki à Abigail. Je ne sais pas trop comment l'apporter ou lui expliquer, j'suis toujours bourru et j'ai toujours cette colère tapie en moi. Je ne sais toujours pas comment prendre la chose et je ne sais toujours pas lui expliquer ce que j'ai sur le coeur. Je n'arrive plus à lui parler sans me mettre en colère. Et ça me dégoutte, parce que je ne suis pas comme ça normalement. Mais nous ne vivons pas normalement, pas en ce moment.

- Il... Elle... elle aura besoin de protection. Nous autres Maoris, tenons beaucoup à nos traditions, même si nous ne sommes pas dans notre pays, même si nous sommes dans une civilisation civilisée, les maoris ont appris à évoluer, tout en priant encore les ancêtres et en conservant les sites sacrés, les dieux protecteurs et les esprits des anciens. Tu appartiens à la famille. Ta fille aussi. Que je le veuille ou non. Les ancêtres seraient contrariés.

Mais c'est pas pour ça que j'accepte l'enfant, hein. Je laisse le tiki sur la table, je tourne les talons et je sors de nouveau. Je n'ai pas d'autre explication. Je retourne dehors parce que je ne sais pas quoi lui dire, je ne peux même plus regarder mon épouse dans les yeux. Elle choisit l'enfant, tout ce que je peux faire, c'est la soutenir, l'aimer et m'effacer. Elle préfère l'enfant, je ne peux que aider cette enfant. Elle aura besoin de protection plus tard. Et que je le veuille ou non, elle a le sang d'Abigail et Abigail fera toujours partie de ma famille, parce que quoi qu'il arrive, j'aime Aby. Je me retrouve, à nouveau par terre, sur le plancher du porche, le dos contre le mur, les bras sur les genoux, je soupire. Qu'est-ce que je suis en train de faire? Je ne sais pas, je ne sais plus. Je ne veux pas de cette enfant. Je me recroqueville à moitié, prenant ma tête entre les mains. JE NE VEUX PAS DE CETTE ENFANT. Mais... mais la Fortune, avec un F majuscule, veut que je le protège. Il fait partie de la famille, puisqu'il a le sang d'Abigail et que Abigail fait partie de la famille... La tête toujours entre mes mains, je me demande bien comment je vais prévenir mes parents à propos de... de tout ça. Qu'est-ce que je vais lui dire à ma mère? Qu'entre Abigail et moi, c'est fini? Jamais elle ne voudra me croire. Elle sait bien trop que je n'ai qu'une femme dans ma vie et que c'est Abigail. Et puis, comment je vais lui annoncer pour le bébé? Je ne peux même pas dire qu'il est de moi, même si je le voulais. Ca ne concorderait absolument pas avec ma présence aux USA. Je soupire. Voilà 24h que mon monde s'est totalement écroulé. J'ai perdu Abigail et c'est insoutenable. C'est une douleur indescriptible, incommensurable, innommable. J'ai tellement mal. "E Pari Ra" parle de coeur brisé, mais d'amour toujours puissant. J'ai suffisamment pleuré pour continuer. C'est l'histoire d'un amour tellement brulant qu'il fait mal à beaucoup de coeurs. Les mains sur les yeux, les doigts toujours dans les cheveux, je murmure quelques paroles en maori.
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MessageSujet: Re: La petite maison dans la prairie, remake [Abigail]   Lun 6 Juil - 23:48

- Il... Elle... elle aura besoin de protection.
Tu appartiens à la famille. Ta fille aussi.
Les ancêtres seraient contrariés.

C’est définitif. Il voulait sa mort. Comment était-elle censée retrouver un semblant de santé mentale et de stabilité morale, s’il ne cessait de la poignarder de la sorte, de la faire tourner en bourrique ? Il n’aimait pas cet enfant, mais il voulait la protéger. Il ne voulait rien avoir à faire avec elle, mais il disait que l’enfant faisait partie de la famille. Bonjour, je m’appelle Scott et j’adore rendre ma femme cinglée. Ou alors, bonjour, je m’appelle Scott et je ne sais absolument pas ce que je veux. C’était peut-être ça aussi. Le dos tourné, debout dans la cuisine, elle ferma les yeux, les mains posées sur le plan de travail. À nouveau, le parquet grinça et craqua, et Aby devina – plus qu’elle ne le vit – Scott sortir encore. Que faire à présent ? Lasse et désespérée, elle leva les yeux vers le plafond, comme pour prier et demander de l’aide. Que faire ? Perdue, elle se retourna et aussitôt son regard se posa sur le tiki que Scott avait laissé sur la table basse du salon. Lentement, elle s’avança et le prit dans la main, observant les traits de couteaux, les entailles, les imperfections qui le rendaient unique. Et, les larmes aux yeux, elle le posa contre son cœur. Elle aimait ce bout de bois plus encore qu’elle n’aimait les deux autres qu’elle avait reçus. Parce que celui-ci avait été fait de la main de Scott. Pour l’enfant. Et que c’était la plus puissante preuve d’amour. Malgré tout ce qu’ils avaient traversé. Malgré leur plus que probable rupture. Il continuait de la considérer comme faisant partie de sa famille. Et il voulait la protection de l’enfant. Sans même s’en rendre compte, elle prit le chemin de l’entrée et sortit à son tour. Alors qu’elle s’était attendue à devoir le chercher dans les environs, elle trouva Scott recroquevillé à côté de l’entrée, et cela lui noua la gorge. Comme une mère l’aurait fait avec son enfant, elle se plaça devant lui et s’agenouilla, pour se retrouver à sa hauteur. Gardant le tiki dans une main, elle le força à baisser les siennes, pour pouvoir le regarder dans les yeux. « Scott… » Les yeux humides, elle secoua doucement la tête. « Je… Je t’aime. Et je… Ne m’oblige pas à choisir, je t’en prie. Je sais que je t’en demande beaucoup mais… J’ai besoin de toi. Je ne peux pas te promettre que je serai capable d’oublier. Je ne sais pas si j’en serai capable. Mais… Qu’est-ce qui te dit que tu n’aimeras pas cette enfant ? Je sais que pour l’instant, tu ne crois pas pouvoir… Mais… Elle aura besoin de toi, comme j’ai besoin de toi. Que tu ne sois pas son père biologique n’est pas important… Et je suis certaine que tu seras un très bon père. Ce tiki en est la preuve. Même si tu détestes cette situation… Tu veux protéger l’enfant… Et ça, c’est le Scott que je connais. » Quelle situation merdique. Arriveraient-ils à trouver une solution ? Il le faudrait. Mais elle doutait sérieusement qu’il existe une solution idéale. « On pourrait l’élever et faire d’elle notre fille. Elle t’aimerait de tout son cœur. Elle suivrait tes matchs. Elle voudrait jouer avec toi. Tu serais son ange gardien. Son repère. » Et peu importerait le sang.
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MessageSujet: Re: La petite maison dans la prairie, remake [Abigail]   Mar 7 Juil - 10:31

C'est la présence d'Abigail qui me tire de ma torpeur. Depuis plusieurs jours, je n'arrive pas à me reposer. Le peu que je dors ne me suffit pas. Et puis mon esprit tourne toujours, en boucle et comme une litanie, ça fatigue bien plus que cela repose. Je n'ai pas entendu Abigail arriver, je l'ai plutôt senti. Sa présence, oui, le simple fait qu'elle soit juste là. Pas la porte qui a tourné sur ses gongs, pas ses pas sur le plancher, juste sa présence. Oh, comme elle me manque! Je sens ses mains sur les miennes, forçant son regard dans le mien. Oh, je le connais bien ce regard. C'est parti pour la morale. Pitié, non, pas une morale. Je ne peux pas en supporter une maintenant. C'est beaucoup trop difficile.

« Scott… » Pitié, Aby, non... Pas maintenant. C'est suffisamment bien trop difficile. « Je… Je t’aime. Et je… Ne m’oblige pas à choisir, je t’en prie. » Voilà qu'elle me prend par les sentiments. Non, pas les yeux larmoyant. « Je sais que je t’en demande beaucoup mais… J’ai besoin de toi. » Oh, Aby... Mes doigts glissent le long de sa joue. Oh, Aby... « Je ne peux pas te promettre que je serai capable d’oublier. Je ne sais pas si j’en serai capable. Mais… Qu’est-ce qui te dit que tu n’aimeras pas cette enfant ? » Mes doigts tombent de sa joue. L'exaspération reprend le dessus. Ne comprend-t-elle pas que c'est horrible pour moi, cette situation. Que, de devoir supporter Abigail dans ses épreuves est une bataille de tous les jours. « Je sais que pour l’instant, tu ne crois pas pouvoir… Mais… Elle aura besoin de toi, comme j’ai besoin de toi. » Non, non, non, elle aura besoin d'un père qui l'aimera. « Que tu ne sois pas son père biologique n’est pas important… Et je suis certaine que tu seras un très bon père. » QUOI? « Ce tiki en est la preuve. » Non, je... « Même si tu détestes cette situation… Tu veux protéger l’enfant… » Pas moi, les esprits des Maoris. Les ancêtres. Les traditions... « Et ça, c’est le Scott que je connais. » HEIN? « On pourrait l’élever et faire d’elle notre fille. » NOOOOON! « Elle t’aimerait de tout son cœur. Elle suivrait tes matchs. » Tu parles... J'aurai terminé ma carrière quand elle sera grande. « Elle voudrait jouer avec toi. Tu serais son ange gardien. Son repère. » Voilà qu'elle tente de me reprendre par les sentiments.

Je détourne le regard, cherchant une sorte de réconfort dans les branchages de la forêt. Comment peut-elle oser jouer sur mes sentiments? Elle n'a pas le droit, c'est abjecte, c'est méchant, c'est inhumain. Je donnerais la Terre pour retrouver Abigail. "Te Pari Ra" a tellement raison. Qu'est-ce que je dois lui dire? Qu'est-ce que je peux faire? Rien que l'idée de l'enfant, ça me met en colère. Alors l'idée que ce n'est PAS mon enfant, c'est encore pire. Je ne me contrôle plus. C'est un tsunami d'émotion qui me submerge et... Je soupire. Non, je ne sais pas quoi dire, ni que faire.

- Donc entre rendre cet enfant malheureux et rendre cet enfant peut-être malheureux, tu préfères le rendre malheureux? Je soupire. Je ne sais pas Aby... Rien que d'imaginer cet enfant, ça me rend dingue... Sans parler du fait que tu le préfères à moi. Ca me fait... tellement douter... Et je n'aime pas ce à quoi je pense. Je plante à nouveau mon regard dans le sien, vu qu'elle est juste en face de moi. Cette fille, je la verrais tous les jours. Tous les jours, je vais me dire qu'elle n'est pas de moi, que tu as voulu gardé le fruit de ton viol. Tu peux peut-être vivre avec, mais je ne peux pas. Alors l'aimer? Je nie du chef. Je peux t'aider, mais ne me demande pas l'impossible.
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MessageSujet: Re: La petite maison dans la prairie, remake [Abigail]   Mar 7 Juil - 17:57

Bon, déjà, il ne la repoussait pas. C’était un bon point. Enfin, il avait repoussé ses mains, certes, mais il ne s’était pas relevé. Il tolérait sa présence, à quelques centimètres à peine de lui. Et elle mourait d’envie de l’embrasser. Mais ses paroles la firent relever les yeux, ceux-ci quittant ses lèvres pour se plonger dans les siens. « Je ne la préfère pas à toi. Je t’aime. Tu fais partie de moi. Mais… Je ne peux pas te forcer à… Même si je l’abandonne, tu pourrais continuer de me regarder comme tu le fais… Avec tristesse, pitié, dégout… Alors entre n’avoir plus personne et avoir cet enfant… » Relevant les mains, elle les posa sur les avant-bras de Scott qu’elle caressa distraitement. « Je ne te demande pas de la penser comme étant ta fille biologique, je dis juste que… Peut-être tu pourrais, comme moi, accepter l’idée que même en étant le fruit d’un viol, elle mérite une chance ? Ma première idée a été d’avorter, de faire disparaitre toutes les traces de ce que j’avais vécu. Mais c’était trop tard. Alors, bien sûr, j’ai songé à l’adoption, je pense avoir lu alors qu’il existait deux types d’adoption, et dans un type d’adoption, la mère gardait des contacts avec l’enfant. Mais… Les jours ont passé, et… J’en suis venue à me dire que peut-être elle serait plus heureuse avec sa mère biologique, bien qu’issue d’un viol, qu’abandonnée parce qu’elle était issue d’un viol. J’veux dire… Si je l’abandonne et qu’elle apprend les raisons de cet abandon, elle se sentira probablement très mal… Alors que si je la garde, elle pourrait… En faire une force ? » Avec un soupir, elle baissa les yeux. « Et si tu restais… Elle aurait une véritable famille aimante. Sa mère n’aurait pas perdu celui qu’elle aimait et aimerait toujours à cause d’elle ? » Relevant les yeux, elle les planta de nouveau dans ceux de Scott. « Je t’aimerai toujours Scott. J’ai beau n’avoir que 26 ans, je sais qu’il n’y en aura jamais un autre. Je t’aimerai peu importe ce qu’il advient de nous. Ce que j’ignore, c’est si tu pourras vraiment… M’aimer encore, comme avant. » Sentant les larmes monter, elle se releva, se détourna pour regarder à son tour la forêt qui les enveloppait et posa les mains sur la balustrade qui faisait le tour du porche. « J’aurais dû te suivre en Nouvelle Zélande… »
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MessageSujet: Re: La petite maison dans la prairie, remake [Abigail]   Mar 7 Juil - 19:37

Elle reste plantée dans ses positions. Remarquez, je ne peux pas lui en vouloir, parce que moi aussi, je me suis braqué et je suis loin d'être convaincu par son idée. Je ne veux pas d'enfant, je suis très loin d'être prêt. Alors un enfant qui n'est pas de moi et qui va arriver dans pas longtemps... C'est au dessus de mes forces, c'est impossible. Qu'importe le scénario que j'imagine, je n'arrive pas à accepter les faits. C'est... c'est pas possible. Abigail tente d'endiguer mes peurs. Elle ne préfère pas l'enfant à moi? Je fais partie d'elle? Mouai, on dit ça et... Et on ne le pense pas vraiment. C'est plus facile à dire qu'à faire, comme le proverbe le dit si bien. « Même si je l’abandonne, tu pourrais continuer de me regarder comme tu le fais… Avec tristesse, pitié, dégout… » Quoi? Non... Je ne vais pas l'abandonner. Je me démène à rester à ses côtés malgré tout ce qu'on endure, comment peut-elle dire que... je soupire, c'est peut-être pas totalement faux. Est-ce que je retrouverais mon Aby une fois tout ça passé. Je sens ses mains sur mes bras. Oh, comme elle me manque, comme j'aimerais la serrer dans mes bras. Ses doigts me réchauffent, j'ai l'impression de n'être qu'un zombie qui revient à la vie. Abigail explique comment elle en est venue à cette décision. L'avortement qui n'a pas pu avoir lieu, l'adoption... le choix. Elle explique son choix, de la garder, de garder le bébé. Je soupire, détournant aussi le regard, fixant mes pieds, pas si loin que ça. « Et si tu restais… » Et si je restais? C'est donc à moi de faire tous les sacrifices? J'ai trimé toute ma vie, j'ai sacrifié ma carrière dans le pays que j'aime pour rester auprès de mon épouse et vivre "le rêve américain"... Mon coeur se serre. Pourquoi c'est à moi de faire tous les sacrifices? Pourquoi je n'aurais pas un peu ce que je veux, hein? Un je-ne-sais-quoi me fait redresser le regard à nouveau. Et nos yeux se croisent. « Je t’aimerai toujours Scott. » Encore les sentiments. Elle n'a pas le droit. Moi aussi je peux jouer sur les sentiments. L'aimer comme avant? Mais mon amour pour elle était indéfectible, inaliénable, indestructible. Jamais je ne pourrais NE PAS l'aimer. Aby se redresse, me tourne le dos et fixe la forêt. « J’aurais dû te suivre en Nouvelle Zélande… »

Oui, elle aurait dû, c'est vrai. Mais surtout, elle aurait dû me prévenir BIEN avant. On aurait trouvé une solution, et même si elle n'aurait pas pu avorter, je n'aurai pas appris ça comme ça, j'aurai eu du temps pour me faire à l'idée. Mais le fait qu'elle ne m'ai rien dit m'avait appris une chose : elle ne m'avait pas fait suffisamment confiance pour me prévenir. Malgré ce que son agresseur avait pu lui dire, elle aurait pu... non, elle aurait DÛ me prévenir. C'est ça l'amour. La Nouvelle-Zélande... j'ai tellement hâte d'y retourner. Et puis ça me permettra d'être tranquille quelques temps. Je me doute qu'Aby restera ici, avec un bébé en bas âge, jamais elle ne prendra l'avion pendant plus de 12h et risquerait la santé du bébé. Donc j'aurai encore 6 mois pour y réfléchir tranquillement. Je soupire.

- Sincèrement, Aby... J'en sais rien. C'est pas ça que je te reproche... Ma main passe sur mon mollet où le tiki de ma famille est représenté. Ca me redonne de la chaleur, tout au fond de moi. Qu'est-ce que je vais dire à ma famille? Ma mère va me tuer. Et il est hors de question que je mente à mes parents. Qu'est-ce que je suis en train de faire? Je laisse ma tête reposer contre le bois du mur, les yeux perdus entre le plafond du porche et le bout de mon nez. Je ne peux rien te promettre, Aby. Quoi? Je baisse les armes? Il semblerait... Et il ne faudra pas t'étonner si ça ne fonctionne pas. Avant qu'elle ne réagisse, n'oublions pas : Je ne suis pas prêt, Abigail, il me faudra du temps. Beaucoup de temps.
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MessageSujet: Re: La petite maison dans la prairie, remake [Abigail]   Mar 7 Juil - 21:34

Ce qu’il va dire à sa famille ? Par-dessus son épaule, elle jeta un coup d’œil à Scott. Puis, elle tourna de nouveau le regard sur les arbres devant elle. « La vérité ? » Elle soupira. « Je t’ai caché la vérité pendant plusieurs mois… Et je sais maintenant que c’était la pire des solutions. Enfin… Pour l’instant, on ne peut rien faire mais… » Quoiqu’annoncer tout cela par téléphone… Ce n’était pas non plus génial. « Et puis… Je ne vois pas pourquoi ta mère voudrait te tuer. Tu n’as rien fait de mal. Tu n’as toi-même appris la chose que très récemment… » Presque désinvolte, elle haussa les épaules. Leur situation était… Inextricable. Elle ne savait pas si elle aurait la force de l’abandonner, et il ne savait pas s’il pourrait vivre avec. Mais enfin, Aby entrevit une éclaircie possible. Il ne pouvait rien lui promettre. Et elle ne devrait pas s’étonner si cela ne fonctionnait pas. Cela voulait-il dire… Qu’il acceptait d’essayer ? Vivement, elle se tourna vers lui. Elle n’osait y croire. « Es-tu… En train de me dire que… Tu veux bien essayer ? » Si elle avait bien compris… C’était, après son mariage et sa rencontre avec Scott, le plus beau jour de sa vie. Bien sûr, elle avait bien compris que peut-être cela ne fonctionnerait pas mais… Qu’il soit prêt à essayer… L’emplissait de joie, et de soulagement. Parce que peut-être cela fonctionnerait-il, et alors elle n’aurait pas à choisir entre son mari et l’enfant. Revenant vers lui, elle posa ses mains sur ses joues, et ses lèvres sur les siennes, pour un baiser fervent. « Je t’aime. Je t’aime. Je t’aime. Et je te le promets. Si… Si ça ne fonctionne pas… On avisera. » S’ils voyaient que ça n’allait pas, il serait toujours temps de décider de la confier à l’adoption. Ce serait peut-être dur mais au moins ils auraient essayé. Elle ne pourrait pas se dire que peut-être, s’ils avaient essayé, cela aurait fonctionné. Puis, cela leur laissait plus de temps pour y réfléchir. « Merci, merci, merci. Et… Je m’excuse. Je suis désolée. J’aurais dû te le dire tout de suite. Je… » Après ses lèvres, elle embrassa ses joues, son nez, son front. Et déjà, elle sentit ses hormones la chauffer.
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MessageSujet: Re: La petite maison dans la prairie, remake [Abigail]   Mar 7 Juil - 22:37

Dire la vérité? Evidemment, dire la vérité. Jamais je ne leur mentirais, surtout pas à ma mère, elle s'en apercevrait dès la première seconde. C'est pas ça le problème. C'est plutôt que chez les Maoris, même si nous sommes intégrés parfaitement à la civilisation occidentale, les traditions restent et dire aux ainés que sa femme attend l'enfant d'un autre... c'est improbable. Je ne voudrais pas le faire, jamais. Non seulement ça va briser le coeur de ma mère, mais en plus, elle va m'étriper quand elle saura que l'autre s'agit en fait de l'agresseur d'Abigail. Ma mère aime Aby de tout son coeur, elle l'a vu grandir, puisque nous sortons ensemble depuis qu'on est adolescents. Elle sait que ça n'a jamais été facile, surtout avec un rugbyman qui s'en va la moitié de l'année dans son pays natal.

Je ne vois Aby que du coin de l'oeil, vu que mon regard est toujours tourné vers le plafond. Elle tourne sur ses talons rapidement. Qu'est-ce que je viens de dire? J'ai baissé les bras, j'abandonne. Encore une fois, c'est moi qui cède. J'en ai tellement assez. Si je veux essayer? Non, mais je n'ai pas le choix. J'abandonne parce que je suis bien trop fatigué pour continuer à me battre. Abigail s'accroche désespérément à cet enfant. Pour lui faire plaisir, pour... l'aider, j'en sais rien, il vaut mieux que je suive le mouvement. Ce n'est pas de gaité de corps que j'accepte. Maintenant, tout ce que je veux, c'est de rentrer, dormir, rattraper le monceau d'heures de sommeil qui me manquent. Comme un vieux grand-père, je me redresse, m'aidant du mur, je suis resté le derrière par terre trop longtemps.

« Je t’aime. Je t’aime. Je t’aime. Et je te le promets. Si… Si ça ne fonctionne pas… On avisera. » Voilà qu'Aby me saute littéralement dessus. Et me voilà pris entre ses mains pour un baiser enflammé. J'avoue que sous le coup de la surprise, je ne réagis que tardivement. « Merci, merci, merci. Et… Je m’excuse. Je suis désolée. J’aurais dû te le dire tout de suite. Je… » Et à nouveau, je subis l'avalanche de baisers brulants, je suis encore trop aigris pour lui rendre la pareille, je me contente de... d'accepter ses lèvres. Mes mains plongent dans ses cheveux, mais ne vont pas plus loin. Tout simplement parce que contre moi, je sens son ventre et ça, je ne peux pas l'accepter, pour moi, c'est un alien, ce qui lui pousse dans le ventre. Gentiment, du moins, j'essaie au maximum, je la repousse.

- Je t'ai dit que j'avais besoin de temps.

Même si je veux et que j'ai besoin, d'avoir mon épouse dans mes bras, pour le moment, je ne peux pas, parce que en cet instant, je considère que j'ai perdu à nouveau une nouvelle guerre contre cet agresseur et ça me rend aigri, la colère ressurgit, toujours sourde et froide. Mais je reste calme, impassible. Maintenant que le débat était clos et que la bataille était perdue, je peux entrer et aller me reposer.

- Excuse-moi, mais j'ai besoin d'aller dormir.

Bon sang, quelle déception d'être aussi... bête pour baisser les bras. Je retourne dans la maisonnée et m'étale comme une loque ensommeillée sur le canapé. Je ne sais pas encore à quel point je veux revenir à la vie qu'on avait avant. Je suis trop dépité pour y penser, le canapé fera l'affaire pour le moment.
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MessageSujet: Re: La petite maison dans la prairie, remake [Abigail]   Mer 8 Juil - 0:11

Repoussée. Même s’il avait fait cela gentiment, elle ne pouvait empêcher les larmes de lui monter aux yeux. Foutues hormones. La tête baissée, elle se recula, et se remit les cheveux en place, les repoussant vers l’arrière, avant de repasser délicatement ses vêtements. Tout était mieux que regarder Scott. Pour qu’il ne voie pas ses yeux humides, ou les larmes qui coulaient sur ses joues, elle lui tourna le dos. Quelle idiote. Il disait avoir besoin de temps et elle…

- Excuse-moi, mais j'ai besoin d'aller dormir.

Serrant fermement les yeux, elle se retint de se mettre à pleurer plus réellement. Et tandis qu’il rentrait, elle resta là, à tenter de reprendre le contrôle de ses émotions. Elle s’était emballée. Elle avait cru, naïvement, follement, que tout était réglé. Mais il avait besoin de temps. Et elle-même avait besoin de lui. Désespérément. Les coudes sur la balustrade, elle posa sa figure dans ses mains. Et inspira profondément, lentement. Encore, et encore. Quand elle se fut calmée, elle se décida enfin à rentrer, et trouva Scott dans le canapé, avec Sega à côté de lui, sur le sol. Et bien malgré elle, elle sourit, tendrement. S’accroupissant près de la tête de Scott, elle lui caressa doucement la joue, pour le réveiller. « Si tu allais dans la chambre… Tu dormiras mieux. » Ils avaient beau être dans une passe difficile, elle prenait toujours soin de lui. Du moins, elle essayait. Oh ce qu’il était beau, assoupi. Et elle risquait de tout foutre en l’air. Était-elle égoïste, de vouloir garder cet enfant et lui donner une belle vie ? Se penchant, elle déposa un baiser sage sur son front. Peut-être devrait-elle le laisser filer… Le laisser être heureux loin d’elle ? Elle pourrait… Elle devrait peut-être… Partir ?
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MessageSujet: Re: La petite maison dans la prairie, remake [Abigail]   Jeu 9 Juil - 12:04

Au moins, elle ne m'en veut plus de l'abandonner. Je ne peux pas tout gérer et tout régler en une seule fois. Mais la fatigue étant le suppôt de Satan, me voilà accablé par les heures de sommeil manquantes. Je n'ai pas envie de rester tout éveillé alors que je me noie dans mes doutes. Je préfère aller dormir et puis, sans le vouloir, ça m'éloigne un tantinet d'Aby. Elle a gagné la guerre, je ne peux rien contre, alors oui, je baisse les bras. Je m'en voudrais toute ma vie. Là, encore à cet instant je pense à partir, dès que le bébé sera là. Parce que c'est ce même bébé qui nous sépare, qui nous fait tellement de mal et je ne veux pas l'aimer. Je ne sais même pas si je PEUX l'aimer. Mais c'est bien ce que hurle mon crâne. Je ne VEUX pas l'accepter, encore moins qu'il ou elle fasse partie de la famille. Je soupire et retourne à l'intérieur.

Je m'affale sur le canapé. Il n'est pas aussi inconfortable qu'il n'y parait. Même si j'ai le sommeil agité, j'ai relativement bien dormi dessus. Je pose ma tête sur le tissu du canapé et je me sens déjà partir dans un sommeil assez lourd. J'ai tellement d'heures à rattraper. J'ai l'impression d'être un zombie. Ca fait des jours que je me traine en lamentations, entre le boulot et le manque total d'activité extraprofessionnelle. Je ne dois plus ressembler à rien. Le coach va faire une drole de tête en me voyant revenir. Ca ne sera pas une super saison, je le sens. Il faut que je me reprenne. Oui, il le faut. Je ne veux pas rester défaitiste. Alors si je perds ma femme, ma vie de couple, mon amour, je ne perdrais pas mon boulot. Oui. C'est décidé.! Je veux... « Si tu... » Hein? QUOI? Je me redresse d'un bond, sursautant, et faisant japper le pauvre chien qui me voit réagir aussi vivement. C'est Aby. C'est Aby qui parle. Si je quoi? Ah oui, aller dans la chambre? Pour quoi faire? Dormir banane. Question bête, réponse bête. Je hoche la tête, sans pourtant y répondre verbalement.

C'est vrai que ça serait mieux. D'aller dormir dans un lit. Parce que ces dernières heures, j'ai dormi dans une voiture et sur un canapé. Et je crois que je suis tout aussi fatigué qu'avant. Je me lève sans un mot et je dois le reconnaître sans un regard pour Abigail (honte à moi, mais toujours aussi faché), je me dirige vers la chambre. Je n'y étais même pas encore entré. Un grand lit, un côté encore fait, mon côté, très bien. Je m'enfouis dedans et je ferme les yeux. A peine ma tête touche l'oreiller, je m'endors déjà. Et ce n'est toujours pas un sommeil reposant. Je dors peut-être une ou deux heures, mais pas beaucoup plus. J'avoue que je me sens quand même mieux. Et quand j'ouvre les yeux, je fixe le plafond, un bras au dessus de la tête. Allez, Cameron, essaie d'être un tantinet gentil avec ta femme, comme tu lui as promis. J'expire tout l'air de mes poumons avant de me lever lentement.

Quand je sors de la chambre, je me rends compte que la maison est fort sympathique. Je la voyais comme une cabanette au fond des bois, toute pourrie, mais au final, elle a son charme. Certes, elle n'est pas bien grande, mais comme cabane de vacances, c'est pas si mal que ça. Y'a ce qu'il faut et où il le faut. Le voile de mauvaise foi et de pessimisme est parti je crois. Ca va mieux, oui. Comme quoi, un peu de sommeil, ça ne fait pas de mal... Je retrouve Aby, quelque part dans la maison, je ne regarde pas trop ce qu'elle fait, mais comme je m'aperçois qu'il n'est pas loin de midi à ma montre, je tente une approche, pas forcément dénuée d'intérêt.

- Qu'est-ce que tu veux manger ce midi?
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MessageSujet: Re: La petite maison dans la prairie, remake [Abigail]   Dim 12 Juil - 22:30

Toujours accroupie à côté du canapé, Aby suivit Scott des yeux tandis qu’il gagnait la chambre, pour s’y reposer. Comme elle aurait aimé le suivre, se blottir dans ses bras protecteurs, et oublier le monde, la peur, tout. Tout sauf lui et leur amour qu’elle pensait inconditionnel, jusqu’à ce qu’elle tombe enceinte. Tout avait changé, quand il avait appris pour le bébé à naitre. Ils s’étaient pourtant promis de s’aimer dans la santé et la maladie, la joie et la tristesse. Il faut croire que leurs vœux ne couvraient pas l’hypothèse d’un viol débouchant sur une grossesse. Désespérée, elle s’assit dans le canapé et caressa distraitement Sega, un instant, avant de lui dire d’aller dans la chambre, avec Scott, ce qu’il semblait impatient de faire. Alors, elle se retrouva seule. Encore. Seule, et pas plus avancée. Certes, Scott avait accepté d’essayer… Mais pouvait-elle vraiment exiger cela de lui ? N’était-ce pas égoïste ? Les coudes sur les genoux, elle enfouit son visage dans ses mains. S’il avait promis de la soutenir, de l’aimer… Elle-même avait prononcé les mêmes vœux, à quelques nuances près. Elle aussi avait juré de l’aimer et de le soutenir. Pas de lui imposer des choses dont il n’avait pas envie. Pourtant, c’était bien ce qu’elle venait de faire. Il ne voulait pas de cet enfant. Alors quel droit avait-elle de lui forcer la main ? Ce n’était pas comme si elle le forçait à porter un t-shirt qu’il n’aimait pas, en plus. Ce n’était pas si… Futile. Elle venait de le convaincre d’essayer de vivre avec un enfant qui n’était pas le sien ! Un enfant ! Un enfant avec qui il ne voulait rien avoir à faire. Un enfant dont il ne pouvait supporter l’existence. D’un coup, elle se donnait envie de vomir. Elle se dégoutait. Mais que pouvait-elle faire d’autre ? Elle n’était pas sûre de supporter d’abandonner l’enfant. Et elle savait ne pas pouvoir vivre sans lui. Devait-elle alors prendre le risque et confier l’enfant à l’adoption, même si pour cela elle devait tirer un trait sur sa fille et ne plus jamais avoir de ses nouvelles ? Peut-être… Peut-être pourrait-elle rédiger dès à présent des lettres qu’elle confierait à ses parents adoptifs, pour qu’ils les lui remettent un jour, dans lesquelles elle lui expliquerait tout ? Tout, ou presque. Pas besoin de dire qu’elle l’avait abandonnée pour un homme. Même si tel était la vérité. Le cœur serré, elle récupéra le calepin qu’elle avait utilisé plus tôt, pour comparer les pour et les contre de l’adoption. Et se mit à écrire. Encore, et encore. Dans une première lettre, elle raconta sa vie. Son enfance. Son métier. Ses gouts, ce qu’elle aimait faire. Le sport. Et dans une autre, elle commença à expliquer pourquoi elle l’avait confiée à d’autres parents, pourquoi, pour des raisons indépendantes de sa volonté, elle n’avait pu la garder avec elle. Elle n’avait pas fini sa deuxième lettre, quand Scott émergea de la chambre. Avec un sursaut et précipitation, elle replia les lettres et les glissa sous un coussin du canapé.

- Qu'est-ce que tu veux manger ce midi?

Venait-il réellement de… Lui poser une question si… Normale ? « Euh… Je ne sais pas… » Elle n’y avait pas encore réfléchi, mais maintenant qu’il avait mentionné le repas, elle avait l’impression de mourir de faim. Abandonnant le canapé, elle gagna lentement le coin cuisine de la cabane. Pour une fois, aucune envie particulière. Bon, elle devait éviter la viande crue, les crudités, et d’autres choses, mais… Pour le reste, il pouvait proposer ce qu’il voulait.
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MessageSujet: Re: La petite maison dans la prairie, remake [Abigail]   Lun 13 Juil - 20:01

Ok, je ne flique pas ma femme. Après tout, elle fait ce qu'elle veut, c'est une adulte et j'ai pas à l'empécher de faire quoi que ce soit. On a toujours été clair à ce sujet. On ne veut pas s'imposer des règles stupides. Trahir, mentir et tromper, évidemment, ça, c'est exclus dans notre couple. Donc quand je sors de la chambre, je ne cherche pas à voir ou même savoir ce qu'elle est en train de faire, mais à peine ai-je posé les yeux sur elle qu'elle fourre les papiers qu'elle était en train d'écrire sous le coussin du canapé, comme si elle ne voulait pas que je les vois. Le problème dans les mouvements précipités, c'est que justement, ça attire le regard. Elle aurait tranquillement ramassé les papiers et les aurait gardé en main, je ne me serais pas inquiété, ni même fait attention à ces papiers, mais là, visiblement, c'est quelque chose qu'elle ne veut pas que je vois. Je ne sais pas de quoi ça parle et franchement, si elle ne veut pas que je les vois, c'est son choix, mais je suis obligé de les voir du coup. Encore une fois, mon épouse me cache des choses. Je fais tout ce que je peux pour faire comme si de rien était et je pose la question sur ce qu'on va manger à midi, vu qu'il est l'heure. Elle ne sait pas, alors je prends la direction du petit coin cuisine. Qu'est-ce qu'il y a dans le frigo? Visiblement, la police a l'habitude d'emmener des gens ici et ont stocké les placards avec des trucs résistants au temps. Il y a de la patate douce. Ah, parfait, j'vais faire un truc avec. Oooooh, dans le freezer, je trouve des steaks congelés. Parfait. Un petit tour au micro-onde pour les décongeler et un aller-retour au barbecue (ouai, au grill de la gazinière).

- Steak et patate douce, ça te va?

Et puis, de toutes manières, si elle n'est pas d'accord, elle n'a qu'à se faire quelque chose elle-même. Je pèle la patate douce et la coupe en petits morceaux. Un peu d'huile d'olive, des herbes et hop... au four. Et pendant le temps de cuisson, je m'occupe de la viande. Le micro-onde l'a bien décongelé et j'ai trouvé une plaque pour le grill. En une demi-heure, le tout est cuit.

- A table!

Je m'installe à la petite table de la cuisine. Allez, il faut chasser les mauvais esprits de ces dernières heures, voir même des derniers jours parce que ce n'était pas folichon l'ambiance à la maison. Entre Aby à l'hôpital, moi qui me perd dans le pessimisme, le pauvre Séga ne doit plus savoir où donner de la tête. Enfin, c'est... ça doit être oublié. Au moins jusqu'à temps que les inspecteurs choppent l'agresseur d'Abigail, ou mieux, jusqu'à ce qu'elle accouche. Après, on verra bien, n'est-ce pas? Oui, c'est ça, on verra. Je dois prendre sur moi et après, on verra.

- Tu... Tu veux... faire... un tour en forêt... après... avec moi?
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MessageSujet: Re: La petite maison dans la prairie, remake [Abigail]   Lun 13 Juil - 21:13

Steak et patate douce ? L’estomac d’Aby répondit le premier et se mit à grogner de plaisir. Oui, ça lui allait parfaitement. Alors une fois dans la cuisine, elle tira une chaise et s’y installa. En silence, elle regarda Scott s’affairer à tout préparer. Elle aimait son mari. Profondément. Et, depuis son réveil, elle avait l’impression d’avoir retrouvé le Scott d’avant. D’avant la grossesse. D’avant l’agression. D’avant la dispute. C’était à la fois réjouissant et cruel. Parce qu’elle craignait l’instant où l’illusion s’effacerait, et où il redeviendrait froid, distant. Chassant ses craintes, pour profiter du calme précaire et éphémère, elle se leva et sortit deux assiettes ainsi que les couverts nécessaires. Tranquillement, elle dressa la table, sortant deux verres et leur servant du jus de fruit. Quand elle eut terminé, elle reprit place à table et quelques secondes plus tard, savourait la première bouchée de steak. Un gémissement de bien-être et de plaisir pur lui échappa. C’était délicieux. Cuit à la perfection. Autant dire qu’elle allait dévorer son assiette.

- Tu... Tu veux... faire... un tour en forêt... après... avec moi?

Sous le choc, elle suspendit son geste, sa fourchette à mi-chemin entre l’assiette et sa bouche bée. Elle qui avait pris l’habitude qu’il l’évite… Son cœur se remit à battre dans sa poitrine. « Je… Oui… Avec plaisir… Bien sûr… » Une balade. Avec Scott. Elle n’avait qu’une seule question en tête. Qui êtes-vous et qu’avez-vous fait de Scott Hooper ? Cette sieste… L’avait changé du tout au tout. Enfin, il avait hésité, en lui proposant cette balade, il semblait incertain, mais… Il faisait des efforts. Il essayait. Comme elle le lui avait demandé. Stupide hormones, Aby sentit les larmes lui monter aux yeux, et plutôt que de pleurer devant lui – pour rien – elle se leva précipitamment, pour gagner la salle de bain, bégayant un timide « je reviens », avant de filer s’éponger les yeux en cachette. Quelle égoïste elle faisait ! Il se forçait. Pour elle. Il essayait. Il prenait sur lui. Et que faisait-elle, elle ? L’amour, le mariage, ce n’était pas un dictateur et un esclave. C’était une question de compromis, de soutien. Et elle exigeait de lui quelque chose qu’il lui avait dit ne pas être capable de faire ! En plus, son assiette allait refroidir ! Alors qu’il avait fait l’effort de cuisiner le repas ! Allé, Aby, reprends-toi ! Se redressant, elle s’observa dans le miroir, et essuya ses yeux – légèrement rougis. Inspiration, expiration. Elle quitta la salle de bain et retourna à la cuisine. « Désolée… Une envie pressante. » De pleurer sans que tu me voies. Tête baissée, elle termina son assiette puis se leva pour la déposer dans l’évier, dans l’idée de faire la vaisselle. Après tout, il avait cuisiné, alors c’était à elle de la faire.
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MessageSujet: Re: La petite maison dans la prairie, remake [Abigail]   Ven 17 Juil - 11:55

Les steaks et la patates douces, ça me fait toujours pensé au "hangi". Le hangi, c'est le plat traditionnel des maoris. Ca fait très pompeux comme ça, mais en réalité, c'est plus la préparation du repas qui est traditionnelle, parce qu'au final, c'est généralement du porc ou de la volaille avec des légumes. Mais pour ce qui est de la préparation, il n'y a que les peuples du pacifique qui utilisent cette façon de faire : cuire à l'étouffée pendant plusieurs heures. Dès la veille, on creuse une profonde tranchée, on y place un feu puissant et quand les braises sont bien chaudes, on place des feuilles de palmier, ou de bananier, puis des toiles humides, la viande, les légumes, à nouveau des feuilles d'arbres, des toiles et on enterre le tout. Ce n'est que 8h plus tard qu'on déterre le tout et on mange ça en famille, dehors, autour d'un feu et on danse. Tout le monde connait le haka, mais il y a tellement d'autres danses. Aaaaah, tout ça, ça me manque. Et en ces temps difficiles, ça me manque vraiment. Je n'étais pas bien vieux quand j'ai quitté la Nouvelle-Zélande, mais je m'en souviens comme si c'était hier. Et puis, comme je passe bien souvent mes Noëls là-bas avec mes camarades, je les préfère aux Noëls américains. Parce que oui, en Nouvelle-Zélande, Noël arrive en plein été. Donc généralement, c'est plage, short, surf et bière...

- Tu... Tu veux... faire... un tour en forêt... après... avec moi?

Pourquoi je demande ça? Peut-être pour tenter de recoller les morceaux. Oui, surement. Et puis, j'ai dit que je ferais des efforts et je pense qu'une petite balade, juste nous deux, dans un endroit totalement neutre. Une maison? Je me sens enfermé. Alors oui, les bois, c'est ouvert, on respire et puis, il y aura plus de sujet de conversation. J'attends assez fébrilement sa réponse. Je fixe sa fourchette au moment où je lui demande. Elle est en suspension entre l'assiette et la bouche. Finalement, elle baisse la main pour répondre. D'accord. Très bien. Je respire à nouveau. A croire que j'étais en apnée tout ce temps. Mais je n'ai pas le temps de répondre qu'elle se lève et s'enfuit. Ca y est... Qu'est-ce que j'ai encore dit? Elle revient?

Je me retrouve comme un imbécile tout seul dans la cuisine. Silence. Je pose ma propre fourchette et soupire. Bon sang, qu'est-ce que j'ai encore dit? Je suis certain qu'elle est repartie pleurer comme une madeleine. Elle oublie que ça fait 8 ans qu'on est ensemble, alors son regard luisant, son départ précipité, je me doute bien que c'est pour aller pleurer qu'elle est partie. « Désolée… Une envie pressante. » Aby est revenue et se réinstalle. Une envie pressante? Peut-être... ou pas... Raaah, Scott, tais-toi. On reprend tous les deux le repas, dans le plus grand silence. Quand nous finissons, Abigail s'installe derrière l'évier pour faire la vaisselle. Je retourne dans la pièce à vivre. Il y a encore des feuilles qui dépassent du coussin. D'ailleurs Séga semble s'y intéresser grandement. Je rattrape l'animal pour lui passer la laisse. Généralement, le chien n'en a pas besoin, mais sait-on jamais, c'est un coin inconnu pour lui, j'ai pas envie qu'il s'enfuit. Quand Aby a fini, j'ajoute.

- On y va?

Et on y va. C'est une belle journée dehors. Même le vent est agréable, surtout quand il chante dans les ramures des arbres. Les petits oiseaux gazouillent, d'autres animaux vivent leurs vies. Séga tire sur la laisse, il aimerait bien crapahuter partout partout, mais vaut mieux le tenir encore quelques jours, pour ne pas qu'il s'enfuit. Je marche aux côtés d'Abigail. Je ne sais pas si ça va lui faire du bien, de sortir, parce qu'elle s'est retrouvée enfermée pendant plusieurs jours, ces derniers temps. Ca nous permet de prendre l'air, ça fait du bien. Ca chasse les mauvaises pensées, les doutes, les peines. Et puis, il fait beau, mais frais sous les branches, j'aime ce temps. Je donnerais cher pour être à l'entrainement à cet instant, parce que je ne penserais pas à tout ça, mais j'aime ce calme tranquille lors d'une simple balade, ça fait tellement du bien.
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MessageSujet: Re: La petite maison dans la prairie, remake [Abigail]   Ven 17 Juil - 13:23

Y aller. Reposant la serviette qu’elle avait utilisée pour essuyer la vaisselle, elle inspira profondément, pour se donner du courage. Oui, ils pouvaient y aller. « Donne-moi juste une minute, le temps que j’aille me changer. » Après tout, elle portait les mêmes vêtements depuis plusieurs jours, il était temps pour elle de revêtir autre chose. Et se changer maintenant lui donnerait quelques instants de répit. Une fois dans la chambre, elle attrapa son sac et en sortit tout son contenu. Il ne lui restait plus qu’à se décider sur ce qu’elle allait mettre. Et si, certes, il ne s’agissait que d’une balade en forêt, elle ressentait le besoin de… Se faire jolie. Pour lui. Pour le reconquérir. Elle se décida donc pour un short court, et un débardeur. Si celui-ci ne cachait rien de son ventre, au moins la couleur éclairait-elle son teint. Rechaussant ses Converse, elle regagna le salon, ses cheveux attachés en queue haute. Scott avait attaché la laisse de Sega à son collier, ils étaient donc prêts à partir. Le suivant en silence, elle referma la porte derrière eux, même s’il y avait peu de chance d’être cambriolé dans cet endroit. En silence toujours, elle se plaça à côté de lui, tandis qu’ils s’enfonçaient entre les arbres. Elle adorait l’odeur qu’ils dégageaient. Ça sentait la nature, le frais. Cela changeait de la ville et de ses pots d’échappement. Voir Sega tirer joyeusement sur sa laisse la fit sourire de tendresse. Il aurait voulu pouvoir courir partout, tout renifler, chasser les écureuils. Mais le pauvre était enchainé. Enfin, sa situation était toujours pas facile que la sienne. Inquiète, et désespérée, elle baissa les yeux vers son ventre rebondi, sous ses bras croisés. Ils étaient toujours dans une impasse. Ils avaient beau réfléchir, et changer d’avis sans cesse, aucune solution n’était idéale. Et cela fatiguait Aby qui ne pouvait s’empêcher d’y songer, encore et toujours. Et ne pouvait s’empêcher de repenser à ces lettres qu’elle était en train d’écrire.

Sache que je t’aime. Si je t’ai confiée à tes parents adoptifs, ce n’était pas par plaisir, ni même de gaieté de cœur. C’est parce que cela me semblait la meilleure solution possible, vu les circonstances dans lesquelles je me trouvais. Ne va pas croire que je ne voulais pas te garder à cause du viol dont j’ai été la victime. Je ne voyais pas en toi le souvenir indélébile de cet acte. Jamais. Je voyais au contraire en toi, de la beauté, de l’innocence et de la force. J’aurais aimé pouvoir t’élever et te voir grandir. Te voir d’épanouir. J’aurais été fière d’être ta mère. Parce qu’on aurait bravé ensemble les difficultés, et les questions. On aurait montré au monde que peu importait l’endroit d’où l’on venait, on n’était pas dicté par les erreurs des autres. Peu importe que ton géniteur ait été un psychopathe qui se plaisait à violer des femmes, tu seras une femme forte, intelligente, et magnifique.
Ne laisse pas cet évènement dicter ta vie. J’ai pris la décision qu’il ne dicte pas la mienne. J’aime profondément mon mari. C’est l’unique raison pour laquelle j’ai décidé de te confier à d’autres parents aimant. Parce qu’en te gardant, je l’aurais blessé. Or, en te confiant à d’autres, je rendais trois autres personnes heureuses.
Ne va pas croire que je t’aimais moins que lui. Je vous aimais tous les deux, différemment. Je ne t’oublierai jamais. Sache que si tu as envie de me contacter, je te répondrai avec plaisir. Je serai toujours là pour toi. Toujours.


Avait-elle bien fait ? Faisait-elle bien ? Qui plus est, elle le faisait encore dans le dos de Scott ! Réalisant cela, elle s’arrêta brusquement. Puis se tourna vers lui. « Je… Scott. » Se détournant légèrement, elle inspira profondément et leva le visage vers la cime des arbres. Fermant les yeux un instant, elle savoura le contact d’un rayon de soleil qui avait réussi à se faufiler entre les feuilles et caressait son visage. Puis, après une profonde inspiration, elle se tourna de nouveau vers lui. « L’adoption. On… Je… J’ai décidé que le mieux serait l’adoption. Je sais que je t’ai convaincu d’essayer mais… C’est très égoïste de ma part. Je… Je veux te garder, toi. Alors si l’on doit confier l’enfant à d’autres personnes pour cela, soit. » Alors qu’elle avait baissé les yeux, elle les releva pour les planter dans les siens. « Je sais que je n’arrête pas de changer d’avis mais, cette fois-ci, c’est la bonne… Normalement. » S’approchant de lui, elle leva les mains pour lui caresser les joues.
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MessageSujet: Re: La petite maison dans la prairie, remake [Abigail]   Lun 20 Juil - 16:11

« Donne-moi juste une minute, le temps que j’aille me changer. »

A croire que j'étais vraiment pressé d'aller en balade car je lui ai demandé si on pouvait y aller à peine avait-elle terminé la vaisselle. Aller se changer? Pourquoi? On ne sortait pas pour un bar huppé ou pour un restaurant chic... Pourquoi voulait-elle se changer? Mais j'ai appris à ne jamais contrarier une femme quant à son apparence, alors je hoche la tête tout simplement et j'attends patiemment, dehors, avec le chien en laisse. Je n'ai même pas fait attention que moi aussi, je suis toujours dans mes vêtements de la veille. J'ai l'impression maintenant que j'y pense que ça fait un siècle qui s'est passé entre le moment où Abigail a eu son accident de voiture et aujourd'hui, alors que ça ne fait que quelques jours seulement. Et entre temps, combien de fois nous sommes-nous disputé? Combien de fois m'a-t-elle dit de partir? Combien de fois me suis-je dit qu'il vallait mieux, en effet, partir? Alors pourquoi je m'accroche comme ça? Partir? J'en ai envie, oui. Mais laisser Aby? Non. Jamais. Jamais! Abigail est MA femme, ma moitié, mon amour, ma vie. Il faut que j'apprenne à vivre avec... avec tout ça. Je ne veux pas la perdre et je ne la perdrais pas. Je suis tellement décidé que j'en avais oublié le bébé qu'elle porte. Et ce n'est que lorsqu'elle réapparait que toute ma volonté s'effondre. Le bébé... Son gros ventre me rappelle que je ne suis pas le père, qu'elle veut garder ce bébé et tant pis pour notre couple. Et pourtant, malgré l'aspect... engrossé de mon épouse, Abigail resplendit. Je la revois venir vers moi après le lycée. A l'heure où on reprenait le... bus pour rentrer chez soi. Moi, mon sac de sport sur le dos, elle avec son sourire à faire fondre un radiateur. Combien de fois m'étais-je dit que c'était avec elle que je voulais sortir, que je voulais aller au bal de promo? C'était comme si elle était une surimpression. Elle ressortait tellement par rapport aux autres filles. C'est elle ma moitié. Je le savais depuis ce temps. Et je le pense toujours, mais mes sentiments sont effacés par les doutes, par les évènements...

Et puis on y va, on part, on marche, on erre presque. Mon instinct de scout me guide, mais je ne me perds pas. On prend notre temps, c'est si raffraichissant de marcher dans la nature. Il n'y a rien pour nous emprisonner, pas même les pensées qui restent lucides, qui s'étendent, qui changent. Les murs de la maison, le sombre d'être à l'intérieur, ça n'aide pas à la discution. Ici, il n'y a que les bruits du vent, des arbres, de nos pas dans le sous-bois. Et les odeurs des arbres, des fleurs, de la sève, de l'humidité, des pommes de pins. Ca n'a rien à voir avec une maison où même les souvenirs ont une odeur. Ici, c'est simplement apaisant, oui, c'est ça. Je marche en silence, calmant mes doutes, tentant de les oublier, un petit peu, juste quelques temps ou à jamais, je ne sais pas, mais au moins, je veux rentrer serein à la fin de notre balade. « Je… Scott. » Je m'arrête brusquement. Aby n'est plus à mes côtés. Bon sang! Elle a eu un accident, ou... Je me tourne et me calme. Non, elle s'est juste arrêtée. Ouf. Il faut vraiment que je calme mes nerfs. Je fronce un tantinet les sourcils, attendant la suite de ses paroles, mais rien ne vient. Séga tire sur sa laisse, mais une fois de plus, le temps est en suspend autours de moi. Je ne sais pas ce que j'attends, mais j'attends. Aby semble ne pas être bien. Peut-être est-elle malade ou... ou quelque chose comme ça... Comment ça se passe si je dois l'emmener à l'hôpital? Comment je contacte la police? Comment je v...

« L’adoption. On… Je… J’ai décidé que le mieux serait l’adoption. Je sais que je t’ai convaincu d’essayer mais… C’est très égoïste de ma part. Je… Je veux te garder, toi. Alors si l’on doit confier l’enfant à d’autres personnes pour cela, soit. » Je ne comprends pas. Je fronce une fois de plus mes sourcils. Aby redresse le regard. J'y lis de la détermination. Enfin, je crois que ça en est. « Je sais que je n’arrête pas de changer d’avis mais, cette fois-ci, c’est la bonne… Normalement. » La détermination flanche un peu, mais elle reste droite et s'approche, levant ses mains vers mon visage. Ma réaction première serait d'éviter ses mains, de les repousser ou de faire semblant de rien et reprendre ma route, mais pourtant, je ne fais rien de tout ça. Je désespère tellement de retrouver ma femme que je laisse ses mains se poser sur mes joues, j'en ferme même les yeux à son contact. Je sais que cette situation est loin d'être facile, surtout pour Aby et je veux l'aider, la soutenir, parce que c'est mon rôle, parce que je lui ai promis d'être toujours là pour elle et que je veux tenir ma promesse. Mais elle a dit qu'elle était prête pour l'adoption, et j'ai vu qu'elle le pensait vraiment, cette fois, dans son regard. Je préfère ne pas prendre la parole, j'ai bien trop peur que ce que je pourrais dire la fera à nouveau changer d'avis. Bien entendu, un énorme poids s'est évaporé d'un seul coup à ses paroles. Je me sens comme renaitre. Ici, dans cette forêt, il n'y a plus de noires pensées. Il persiste des doutes, comme toujours, mais je me sens tellement mieux. Cela fait tellement de bien. Alors, toujours les yeux fermés, je vais chercher ses lèvres pour le plus long baiser que je connais. Ce n'est pas un baiser passionné comme celui d'hier, non, c'est celui d'un homme pour son épouse, aimant, emprunt d'une émotion indescriptible, confirmant que je serais toujours là pour elle, que je la soutiendrais, que tous les deux nous serons tellement plus forts.
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MessageSujet: Re: La petite maison dans la prairie, remake [Abigail]   Mar 21 Juil - 19:32

Lui annoncer sa décision n’était pas la chose la plus facile qu’elle ait eue à faire ces derniers temps. Cela lui faisait plus l’effet d’un sparadrap qu’il fallait arracher d’un coup, pour souffrir le moins possible. Et pour cette raison, elle se lança. En apnée. Et retenant son souffle ensuite, en attendant qu’il réagisse. Autant qu’elle ne pouvait empêcher son cœur de battre la chamade, elle n’avait pu s’empêcher de lever les mains pour venir lui caresser doucement les joues, tout en craignant, autant qu’elle s’y attendait, qu’il se recule. Mais il n’en fit rien. Il se contenta de fermer les yeux et elle attendit encore. Il semblait douter, souffrir presque. Mais il ne bougeait pas. Et au bout d’un moment qui lui semblait être une éternité, il se pencha en avant. Lentement. Un instant, elle se figea, se demandant ce qu’il faisait. Était-il réellement en train de faire ce qu’elle pensait qu’il faisait ? Au diable les doutes, les interrogations. Fermant les yeux à son tour, elle leva le visage à sa rencontre et leurs lèvres se frôlèrent, se cherchèrent. Les mains qu’elle avait jusqu’alors posées sur ses joues glissèrent dans sa nuque. Si le baiser n’était pas aussi passionné que celui échangé la veille, il n’en restait pas moins qu’il la submergeait tout autant. La décision de faire adopter l’enfant n’avait pas été aisée à prendre. Il suffisait de se remémorer tous ses changements d’avis. Pour autant, elle ne pouvait pas vivre sans Scott. Et sentir ses lèvres sur les siennes la confortait dans l’idée que l’adoption était la meilleure solution. Scott lui revenait. Alors, elle risquait d’avoir mal au cœur en voyant son enfant lui être enlevé. Mais il serait là. Il serait à ses côtés, il l’aiderait à traverser cette épreuve. Et ensemble, ils se relèveraient. Ensemble, ils avanceraient. Quand le baiser prit fin, elle soupira doucement, de soulagement, de bien-être. « Pardonne-moi. Pour avoir gardé le secret, pour t’avoir menti. Pour avoir failli tout gâcher. » Doucement, elle attira le front de Scott contre le sien, les paupières toujours closes. « Si je pouvais revenir en arrière, je le ferais. J’appellerais une ambulance. Je t’appellerais. » Elle ne pouvait pas dire qu’elle avorterait. Mais elle aurait pu prendre la pilule du lendemain. Et rien n’aurait eu lieu. « Il ne reste plus qu’à remplir les documents pour l’adoption… Enfin, d’abord, les obtenir. » Et vu l’endroit où ils se trouvaient, cela risquait d’être compliqué. Lasse, elle soupira.
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MessageSujet: Re: La petite maison dans la prairie, remake [Abigail]   Lun 3 Aoû - 18:02

Cette main... Cette main sur mon visage c'est comme...  Pardonnez-moi si je choque quelqu'un avec ma phrase, mes mots choisis, mais, cette main c'est comme la douceur de l'été qui chauffe ma peau. Quand on ferme les yeux et qu'on laisse le soleil nous réchauffer. C'est tellement agréable et reposant. C'est tellement... Ah, les mots me manquent. Je ne sais pas quoi dire. Je sais encore que tout n'est pas gagné, que tout peut chavirer à nouveau, mais j'ai envie d'y croire. Envie d'espérer. Je suis resté trop longtemps dans les doutes, le dénie, la colère, le silence et le mutisme. J'ai besoin de retrouver ma femme, j'ai besoin de revoir la joie dans notre couple. Quand tout cela sera terminé, on pourra repartir de zéro. Tous les deux. Et on aura le monde rien que pour nous. Sa main est si douce. Ce baiser, ça veut dire tellement de choses. Alors je ne veux pas que la passion change tout, je veux dire tout mon amour dans ce baiser.

« Pardonne-moi. Pour avoir gardé le secret, pour t’avoir menti. Pour avoir failli tout gâcher. »

Son front contre mon front, ses mains contre ma nuque. Je me laisse toujours bercé par l'instant. Si je lui pardonne? Tant que je retrouve ma femme, je peux absolument tout lui pardonner. Elle s'en veut encore après tout ce qui s'est passé. Je ne peux pas lui en vouloir, parce que de toutes manières, ce qui est fait est fait. Et puis, elle passe rapidement sur le sujet pour en revenir sur celui de l'adoption. On ne va pas se précipiter, de toutes manières, on ne peut rien faire avant l'accouchement. Et puis si on se précipite, on risque de changer d'avis encore une fois et pour le moment, j'ai vraiment pas envie de changer d'avis. Je veux faire ma vie avec Abigail sans aucune ombre au tableau.

- Ne t'inquiète pas, on... on verra... ils ont dit qu'ils appelleraient tous les jours... On... on aura qu'à leur demander à ce moment-là, d'accord?

Je redresse ma tête et embrasse son front. Depuis tout à l'heure, Séga nous regarde, sage et patient. Pour le moment, je ne veux pas tourner en bourrique aussi bien dans la cabane que dans mes pensées. Alors j'attrape la main d'Abigail et, avec la laisse du chien dans l'autre, je nous entraine, sans un mot de plus dans la forêt. Je veux encore marcher, prendre mon temps, retrouver ce sentiment de plénitude que j'avais quand j'étais avec Aby. Ca fait presque un an qu'on a été séparé et j'ai tellement besoin de ma femme. Je ferais n'importe quoi pour elle. J'ai besoin de me retrouver. C'est dans ces moments-là que je me rapproche le plus de mes origines. Je repense à ma famille, à mon pays de naissance.

- Je... Je veux juste une promesse, Aby... Quand... Quand ça sera derrière nous, pour nous retrouver, je veux t'emmener sur la terre de mes ancêtres. Pas pour toujours, mais pour des vacances, je veux te montrer mon pays.
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MessageSujet: Re: La petite maison dans la prairie, remake [Abigail]   Ven 7 Aoû - 20:13

Partir en Nouvelle-Zélande, quand tout serait derrière eux ? Avec plaisir ! Cela faisait bien trop longtemps qu’elle repoussait ce voyage. Elle aurait dû y aller bien plus tôt. Le cœur gonflé de joie à l’idée qu’il envisage ce voyage, elle serra les doigts de Scott entre les siens. Pour autant, ce ne serait pas pour tout de suite, malheureusement. Déjà, il y avait l’enfant à venir. Puis, il y avait l’enquête en cours. Même s’ils trouvaient rapidement son agresseur, ils voudraient certainement qu’elle reste dans les environs quelques temps, pour répondre aux interrogatoires, le reconnaitre formellement ou que sais-je encore. Ce qui la fit pousser un long et profond soupir. « Si seulement on pouvait déjà y aller… » Cette réponse, lui ayant échappé, avait été murmurée mais pas assez que pour qu’il ne l’entende pas. Si seulement elle avait accepté de l’accompagner, au lieu de vouloir rester pour son travail. Son travail ! Même si elle adorait son boulot, que valait-il à côté de sa famille ? Rien. Certes, elle aidait à protéger les enfants, des dangers d’internet. Mais à quel prix ? « Je te le promets, Scott. Cette fois, je te suivrai. Qu’il s’agisse de vacances ou… Même d’aller y vivre… » S’arrêtant une nouvelle fois, au désespoir de Sega qui tirait sur sa laisse, elle se tourna vers Scott. « Tu devrais accepter le poste, chez les All Blacks. C’est ton rêve. Il faut que tu saisisses cette chance. Quant à moi, je ne te retiendrai pas. Si tu veux toujours de moi… à ce moment-là… Je te suivrai avec plaisir. » Elle s’était toujours dit que quand il signerait en Nouvelle-Zélande, elle le suivrait. Elle n’avait jamais douté que cela arriverait. Elle ne pouvait juste pas déménager sans cesse, passer de Nouvelle Zélande à San Francisco chaque année. Pour faire cela, elle aurait dit vivre aux crochets de Scott et ce n’était pas possible. Mais ce transfert définitif, elle n’aurait qu’à y trouver un autre emploi. « On recommencera tout là-bas. Un nouveau pays, une nouvelle maison, une nouvelle vie. » Ils pourraient tourner définitivement la page, tout oublier. Repartir de zéro. « Enfin… Si tu es d’accord, bien sûr. »
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MessageSujet: Re: La petite maison dans la prairie, remake [Abigail]   Aujourd'hui à 2:04

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La petite maison dans la prairie, remake [Abigail]
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