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 Le monde est parfois petit.. Un peu trop [Isaac&Charlie]

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MessageSujet: Le monde est parfois petit.. Un peu trop [Isaac&Charlie]   Mer 10 Juin - 13:12


« [...] Et donc, aujourd'hui, j'ai besoin de ton aide Charlie. Je me suis bloqué le dos. Je sais pas ce que j'ai foutu mais je n'arrive pas à bouger. Alors, c'est d'autant plus chiant que voilà. Je devais me rendre à un rendez vous chez les Rotschild... Me dit Artie de son habituel ton tranquille.
- « Qui? » Ma voix intervient le coupant de manière tout à fait impolie. Mais on s'en fiche. Mes sourcils sont froncés et je ne lâche pas une miette de ce qu'il me dit.
- « L'empire des Rotschild. Je suis étonné que tu ne connaisses pas. Enfin, normalement, tu devrais voir le père. Mais là, ce sera son fils: Isaac. Il faut absolument que tu le fasse accepter d'être un donateur de l'association. Le père est assez impliqué dans ce type d'œuvres de charité. Enfin, je sais que tu te débrouilleras comme une chef, je te fais confiance. » Et sur ces mots, après m'avoir salué, Artie raccroche me laissant dans un sentiment d'horreur. ENCORE BORDEL. Mais... Mais ... Je refuse! Je me dis qu'au fond, je n'ai pas à céder à ce chantage. Et pourtant, mon boss sait toujours trouver les bonnes combines pour me foutre dans le pétrin. Car il y a bien des choses que je déteste dans ma vie. Les faux-culs, les soirées mondaines, la foule et devoir demander quelque chose à quelqu’un. Et qui plus est, quelqu’un que je ne connais pas. Cela relève de l’impossible et je ressens même une impression d’étouffement. Artiiiiie je te déteeeeste !!! De ce fait, moi qui avait prévu une journée tranquille pépère avec ma petite sœur, me voilà donc avec un autre plan de prévu. Celui d’aller voir un homme que je ne connais pas, pour lui demander des sous. J’ai vraiment l’impression d’être une mendiante. Mais en plus, il me faudra être bien habillée. Urghhh. Je hais ma vie des fois. Et dire, que j’étais tellement euphorique de mon retour du Pérou. Mais visiblement, Artie a tout gâché. Je finis par me demander si je ne suis pas un peu sa tête de turc. Faudra donc qu’un jour, je me venge. Peut-être en mettant un orvet dans ses chaussures. Ça me semble une bonne initiative. Et de ce fait, me voilà en train de me préparer. Allie est assez dégoûtée que notre sortie soit repoussée mais elle se propose alors de m’y déposer. Ma sœur est un ange et elle a bien compris que cela me faisait suer de devoir me rendre chez Monsieur Riche.

De ce fait, une fois correctement apprêtée, nous montons en voiture. Durant le trajet, le silence est de mise. Je suis plongée dans mes pensées, motivée par un stress ignoble. J’ai envie de vomir. Et mon ventre se tord un peu trop. POURQUOI NOM DE DIEU !? Il me fait le même coup que lors du gala. Bon, il est vrai que je n’ai pas à me plaindre. J’y ai retrouvé Eléonore ainsi et ça, c’est plus que réconfortant. Mais bon. Il n’en demeure pas moins que je l’ai en travers de la gorge, et qu’un jour, je tuerais mon boss. Mais propre, sans témoin et sans une goutte de sang. Par la force de la pensée même. Par ce que bon, en dehors de cette manie, j’adore Artie. Il est toujours là et il restera toujours le substitut de papa que je n’ai plus depuis quelques années déjà. Aussi, lorsque nous arrivons devant un immense édifice dans Financial District, j’en ai oublié ma rancœur, ma colère… Juste le stress est là. J’aime pas la foule. J’aime pas quand il y a du monde autour de moi. Je suis en panique et de ce fait, je m’engouffre dans le hall d’entrée assez somptueux. Je ne sais pas trop où aller. Aussi, vais-je donc vers l’accueil ou une pimbêche blonde me salue avec un sourire figé. Je lui rends la pareille et ajoute d’une voix peu assurée : « J’ai rendez vous avec … Euh le fils du gérant de la boite. » Lui dis-je sentant mes joues devenir rouges de honte. Non mais sérieux, pourquoi ne pas dire Monsieur Rostchild. Non, moi c’est Isaac parce qu’on est intime, que je suis son amante et qu’il s’agit de notre rendez vous quotidien. Bref, j’aurais envie de disparaître mais au lieu de cela, je dois me coltiner le sourire fraîcheur-des-pins de la blonde qui me susurre : « Monsieur Rotschild a déjà un rendez-vous prévu dans peu de temps, revenez plus tard. » Dit-elle tout en se replongeant sur l’écran de son ordinateur. Et elle ne me calcule plus. Non mais sérieux !? Elle a pris la vie pour un kiwi ? Mais en tout cas, je ne peux accepter cela. Aussi, je la toise durant quelques secondes jusqu’à ce qu’elle ne puisse ignorer mon regard pendant trop longtemps. « Oui ? »  Me dit-elle de son regard glacé ? Lui souriant, j’entreprends de lui répondre : « Monsieur Rostchild a un entretien avec moi-même. Il est censé voir cet après-midi mon patron. Mais ce dernier ne peut-être là. D’ou ma présence… » Lui dis-je de ma voix la plus polie quand, en réalité, j’ai plus envie de la tuer qu’autre chose.

Mais finalement, elle semble cogiter. Et de ce fait, elle prend son téléphone et parle à quelqu’un avant de m’inviter à aller vers l’ascenseur. Je la remercie en lui faisant une courbette de princesse et finit par aller vers la cabine. Une fois dedans,  je ne peux m’empêcher de sourire face à cette situation. Ça m’agace et ça m’amuse en même temps. Je dois devenir un peu bipolaire sur les bords je crois. Mais bon, nous ne sommes pas là pour parler de moi. Et lorsque les portes s’ouvrent, je tombe sur une femme au sourire figé qui me demande de la suivre. Et bien, que de cérémonies pour quelques poignées de dollars. Pendant que nous traversons des couloirs immenses, je tente de suivre la cadence de l’hôte devant moi. C’est qu’elle avance vite la gueuse et ce, malgré ses quinze centimètres de talons. Elle est vachement grande et j’ai l’air d’une naine. Mais bref, mes pensées se stoppent quand nous finissons devant la porte. Oh putain. Ça fait comme dans le film de sado maso, Allie m’a fait regardé cela et j’étais mortifiée de cela. Je cherche le nom du film que j’ai déjà oublié. Et soudain, je tape dans mes mains en m’exclamant : « Cinquantes nuances de Grey ! » Dis-je avant de m’apercevoir que 1) nous sommes arrivées à destination, que 2) le fils du boss et la secrétaire m’observe et que la blonde a la bouche grande ouverte en mode choquée de la vie et que 3) bah le fiston, je le connais et il m’a bien aidé un soir de pluie et de brouillard.


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MessageSujet: Re: Le monde est parfois petit.. Un peu trop [Isaac&Charlie]   Mer 10 Juin - 17:45

Charlie Rollins ∞ Isaac S. Rothschild
C’était par une belle matinée, le soleil réchauffant de ses rayons la majestueuse ville de San Francisco. Les enfants partaient à l’école, les parents allaient au travail et … En fait, c’était probablement l’une des pires journées de sa semaine. Il grogna de mécontentement après avoir éteint l’appel de son téléphone pour le poser d’un geste brusque sur son bureau. Les coudes contre le plan de travail, la tête entre ses mains, Isaac Rothschild tentait de contenir sa colère.

Pourtant, son environnement de travail était parfait. Son bureau, et la totalité des immeubles de l’entreprise pour tout dire, aux murs blancs aux couleurs vibrantes et de plantes vertes dans plusieurs coins le vivifiaient. Les lumières blanches appelaient à la lumière naturelle du soleil et de grandes fenêtres faisaient entrer celle-ci tout au fond de son bureau comme au rez-de-chaussée et ailleurs dans l’entreprise. C’était un lieu éco-énergétique et cela depuis qu’Isaac tenait les commandes de Rothschild Entreprises.

Mais il était en colère. En colère contre cet idiot qui ne voulait rien savoir de son offre d’achat. Les Entreprises Rothschild deviendraient alors un conglomérat international. Isaac était ambitieux. Il voulait la réussite à tout prix.

- Mon fils. Qu’est-ce que je t’ai appris déjà ? Pourquoi tout ce que tu fais échoue ?

Ok, ce n’était vraiment pas le moment que son père entre dans son bureau, en plus, pour lui jeter au visage ses erreurs. Il releva la tête et soupira, grognant même, allant pour tenter  d’expliquer tout cela au moment où la secrétaire toquait doucement à la porte. Sincèrement, elle faisait un peu idiote, mais comme toujours il ne dit rien avec son père à ses côtés.

- Monsieur Rothschild ? Une personne demande à vous voir. Cela semble important.

Dit-elle de sa petite voix innocente voir un peu trop. Important ? Isaac réussit, et c’était toute une victoire, à devancer son paternel se levant et répondant en premier.

- Bien. Faites-là monter. Cela me changera les idées au moins.

Termina-il plus dans un murmure qu’autre chose. Prenant sa veste, il l’enfila et sortit en compagnie de son père qui le suivait comme la peste en cette matinée. N’avait-il pas autre chose à faire en tant que membre du conseil d’administration celui-là ?

Quelques minutes plus tard, alors que notre cher Isaac faisait la conversation avec d’autres employés travaillant à ce niveau – et son père en ayant eu assez allant enfin ailleurs – son rendez-vous arriva.

Surpris de connaître cette personne pour l’avoir aider précédemment, après un bête incident et restant statufié sur place un moment, cela ne lui prit pas deux secondes pour éclater de rire à la mention subite de 50 shades of Grey soit probablement le premier film au monde qui devrait faire de la prison selon lui.

- Soit je vous monte à la tête soit vous vous étiez cognez en plus lorsqu’on s’est rencontré.

Réussit-il à articuler malgré son fou rire et les larmes qui se pointèrent à ses yeux. Il était d’une manière très … Ironique et sûr de lui comme l’habitude le laissait entendre. Oui, au moins, cela lui changeait les idées.

Oui parce que cette ironie cachait un autre problème. Quel était le nom de cette femme encore !!! On put le voir mâchouiller un peu sa lèvre inférieure à la nervosité de faire une bourde. Peut-être donna-elle son nom à la secrétaire … Oui bravo Isaac. Elle saura parfaitement que tu es un crétin finit ne se rappelant pas des noms.

- Vous … Vous vouliez me voir ? On ne m’a pas dit pourquoi. Pourrais-je en connaître la raison ?

Trouvant finalement la phrase parfaite pour ne pas passer pour un bel imbécile alors que sa secrétaire semblait avoir un « blanck out ». Espérons qu’elle n’est pas une fan de 50 shades of Grey, car cela ferait terriblement cliché.

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MessageSujet: Re: Le monde est parfois petit.. Un peu trop [Isaac&Charlie]   Dim 21 Juin - 7:37


Je finis par rougir assez fortement parce que je suis gênée d'avoir dit cela à haute voix. J'aurais mieux fait de me taire c'est sur. Et là, vraiment, je ne sais pas ce qu'il m'a pris. C'est sorti tout seul. Et j'ai presque envie de m'enfuir. J'aime pas me retrouver ainsi, j'aime pas me sentir mal à l'aise. Pourtant, l'atmosphère se déride quand le ledit fils du président a un sourire sur ses lèvres - cool, je l'amuse - et qu'il se met soudain à rire. Alors ça, je ne m'y attendais pas. Je reste plantée là. La secrétaire - qui doit avoir un contrat visant à approuver tout le temps le chef - se met à rire discrètement mais la bouche ouverte, pour ne pas que son rouge à lèvres rouge-pétasse soit abîmé sans doute. Pourtant, aucun sourire n'apparaît sur mon visage, je me contente de faire une petite moue et de pointer un doigt vers moi l'air de dire « Et oui! Je suis une marrante! » L'atmosphère a cependant son emprise cérémonieuse. J'ai l'impression qu'on se connaît tous et que l'on va se claquer le câlin tous les trois avant de se lancer dans une partie de Monopoly. Heureusement, Isaac - je crois qu'il m'avait dit s'appeler ainsi la dernière fois - finit par se calmer et me dit alors que j'ai du me prendre un coup sur la tête lorsqu'il m'a rencontré. NON MAIS VAS-Y MEC, ENFONCE-MOI ENCORE PLUS DANS LA GÊNE! Un sourire confus apparaît sur mon visage, je pouffe de rire, nerveusement et tente de lui répondre: « Non mais désolée vraiment... Je ne sais pas ce qu'il m'a pris. En plus ce film est nul. Mais entre votre secrétaire tirée à quatre épingles, l'entreprise, le costume élégant, ça m'a donné cette impression de déjà vu. Je n'aurais pas dû dire cela et je m'en excuse.   » Lui dis-je d'une voix un peu précipitée. Je n'ai pas envie que l'on reste bloqué sur ma bourde. On a des choses à faire, un chèque à récupérer. Et surtout, de partir d'ici. Je me sens prise au piège dans ce gratte-ciel.

Je suis d'ailleurs toujours immobile et droite comme un i, lorsque l'homme me demande alors la raison de ma visite. Tiens, sa blondasse de secrétaire ne lui a rien dit. Il devrait la virer. Elle n'a rien à foutre ici. « Vos sous-fifres ... Euh je veux dire... Vos secrétaires ne vous ont rien dit? » Le questionne-je tout en sentant un regard assassin vriller ma nuque. Désolée Blondie tu payes pour la débile de l'entrée. Soupirant avec force et fracas, j'enchéris sur ma lancée et ajoute: « Et bien en fait, je suis venue à la place d'Artie, mon patron, il a un souci au dos. Et c'est le président d'une association environnementale visant à préserver la planète tout en adoptant une attitude écolo. Moi, je suis juste Charlie Carter la biologiste. » Je me tais, hésitante: « Ne pouvant se déplacer, Artie m'a demandé d'y aller à sa place. Apparement, votre père est l'un de nos donateurs réguliers, et nous venons pour une récolte de fonds.   » J'ai vraiment l'impression de dire de la merde. J'en suis même certaine qu'Artie ne présente pas la chose ainsi. Mais moi, je ne me vois pas mentir. Surtout sur ça, je serais incapable de déformer l'histoire sans m'enfoncer la tête la première dans un mensonge bien dégueulasse. Donc forcément, c'est pas le top. Je suis trop nature et vraie pour cela. Cependant, il est certain que dire à un chef d'entreprise une phrase ressemblant  - dans le jargon habituel - à « Hey mec! Donne ton fric, j'ai cours de poney après! »

Je me sens donc honteusement mal. Je voudrais être ailleurs, je voudrais faire autre chose qu'observer son regard. Je le sens sur moi, il irradie mon être comme des rayons X. Et j'aime pas ça. Olala comme j'aimerais m'enfuir. J'inspire bruyamment, me tord les main et finalement, je finis par croiser le gris de ses yeux. Oh comme il a un joli regard c'est vrai. Mais je m'égare et finalement, je finis par lui dire: «  Je suis désolée vraiment... Je.. J'ai.. Enfin, j'ai vraiment l'impression de vous dire n'importe quoi, je suis pas vraiment habituée à rencontrer... Euh des gens importants. » Lui soufflé-je en ayant l'impression de sombrer encore plus dans la honte. Il va finir par me congédier si je continue ainsi. Aussi, je pense donc qu'il est plus sage de me la fermer avant de ne faire encore plus de dégâts.
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MessageSujet: Re: Le monde est parfois petit.. Un peu trop [Isaac&Charlie]   Lun 29 Juin - 5:08

Charlie Rollins ∞ Isaac S. Rothschild
Cela l’avait légèrement vexé qu’on le compare à ce film soit une raison de plus pour se mordre intensément les lèvres tâchant de ne pas dire une ânerie. En plus, son paternel n’était sûrement pas loin et se ferait une joie de le sermonner devant tout le monde. Isaac était clairement un homme différent auprès de son père. D’arrogant, il devenait soumis. De distingué, il devenait rebelle. Tant d’années passèrent, tant de séances chez le psychologue, mais toujours ce sentiment de ne jamais être parfait. Peu importe s’il a récupéré le « big fauteuil » des Entreprises Rothschild.

Donc, après un effort de titan Isaac se tut et ne rétorqua rien. Il était certain que ce Christian Grey – hé oui, on en parlait partout donc le nom lui venait aisément – n’était pas un écolo. De plus, son bureau faisait incroyablement vide et froid.

« Vos sous-fifres … »

Levant le menton pour lui démontrer où elle se situait actuellement pour un peu de respect, Isaac croisa aussi les bras. Il ressemblait tel le général d’une armée comme cela. Ok, en moins grand et costaud. – Hrm, passons. – Il prit une grande inspiration. « Elle semblait plus agréable dans la rue » songea-il fermant ses poings légèrement agacé. Il tentait de garder un regard ferme, neutre pour entendre ce qu’elle avait à dire. En somme, c’était une demande de fond pour une organisation sur l’environnement et son père y était en charge. Il jeta un rapide regard vers la direction où ce dernier disparut il fut trois minutes à peine, comme pour s’assurer qu’il ne débarquera pas comme un cheveu dans la soupe.

- Mon père et … L’environnement ?

Ce surpris-il réellement alors qu’un petit rire d’une vive arrogance perça son visage. C’était plutôt sarcastique comme soupir. Il secoua la tête. Elle se trompait … Avait-elle dit son nom ? Charlie. Oui. Maintenant, cela lui revenait au moins. Non, Isaac n’avait jamais rencontré Charlie Carter avant le petit accident de cette dernière et il ne connaissait pas de Artie. Donc, son père y était vraiment pour quelque chose ? Il se pencha vers la secrétaire.

- Vous saviez que mon père était lié à un organisme environnemental ?

Murmura-il alors qu’elle haussa les épaules encore dans son « blanck out » semblait-il. Ok, si elle pensait vraiment que l’entreprise ressemblait à celle de Fifty Shades of Grey, elle allait le regretter. Ce fut alors que Charlie sembla peu sûr de sa personne, le regard fuyant déclarant même avoir dit n’importe quoi.

- Wow, il n’y a pas de mal puis, c’est la deuxième fois qu’on se rencontre et … Je ne vois pas en quoi ce que tu me dis pose problème. Tu n’as pas besoin de faire semblant d’avoir un balai coincé dans le dos comme les hommes d’affaires dans les années 50’...

Haussa-il les épaules plutôt intrigué sur le comportement de cette femme. Pourtant, il l’avait remarqué bien plus forte, malgré son entorse, en la soirée semblant si lointaine alors. Isaac se tourna et fit partir la secrétaire ailleurs parce que … Parce qu’elle ne méritait pas son salaire plantée là à ne rien faire et se dirigea vers son bureau pour en ouvrir la porte. Il se retourna vers Charlie juste après.

- … Pour tout te dire, je ne savais pas que mon père s’intéressait à l’environnement. C’est moi qui a changé les bâtiments Rothschild pour les rendre éco-énergétique lors de mon accession au poste de PDG,  mais parlons-en dans mon bureau veux-tu ?

La fit elle passer suite à ses paroles pleines de vérité et affirmées avec civilité.

Ah oui, nous devons vous avertir que le bureau de Monsieur Rothschild n’est pas celui de ce cher Grey. De grandes fenêtres à la gauche font entrer la lumière du jour. Derrière le bureau qui se retrouve environ au centre de la pièce, il y a des bibliothèques en noisetier verni. Elles étaient emplies de livres et de filières de toutes sortes. Des plantes se posaient le long des fenêtres et les murs étaient peints en jaune. Isaac fit alors directement passer Charlie aux deux canapés marron baignés de la lumière du jour provenant des fenêtres à leur gauche.

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MessageSujet: Re: Le monde est parfois petit.. Un peu trop [Isaac&Charlie]   Mar 7 Juil - 12:49


Je suis super mal à l'aise. Je n'ai pas l'impression de gérer mon truc. Il est surpris que son père puisse s'intéresser à l'environnement. Du moins, me donne t-il cette impression là. Je ne sais pas que dire d'autre. Aussi, je me contente d'avoir un regard indéchiffrable. De hausser les épaules sans trop savoir quoi répondre. Et puis quand il me demande si j'étais au courant que son padre faisait partie d'une association. Je ne sais que lui répondre. « J'en sais rien. Mais probablement oui, sinon je ne serais pas là. » Lui dis-je avec un maigre sourire. Et s'il disait oui tout simplement? Ou qu'il signe son chèque et que je puisse partir au plus vite. Ce n'est pas qu'il est désagréable à voir mais bon, moi les grattes ciels ça me met à l'aise. Je finis cependant par lui dire que je suis désolée parce que je suis polie à la base. Et que je ne sais que dire ou que faire d'autre. C'est à ce moment là, qu'il me réponds. Je vois là une tentative de me mettre à l'aise et j'apprécie ce geste grandement. Et quand il parle de balai dans le dos, ça me fait doucement sourire. Ai-je un balai dans le dos - Harold dit toujours dans le cul pour la petite histoire sympathique - comme il le prononce? Peu importe, ça a le mérite de m'avoir un peu déridé. J'ai même relâché la pression et me tient moins droite. Un peu plus décontractée à vrai dire. Mais je reste pas moins professionnel et je ne bouge d'une once.

Je l'observe faire, en restant là où je suis. Il s'adresse à son employée et je l'observe partir avec une intense satisfaction. Déjà si Barbie n'est plus là, c'est mieux. Ensuite, il me dit d'aller dans son bureau avant de préciser qu'il a changé, lui-même, la configuration du bureau. L'énergie et tout le tintouin. Parce qu'il faut pas croire, mais un truc comme ça, la pollution générée est mortelle. Ça tue tout le monde. Les gens. Les façades des immeubles. Et les pingouins. Aussi, de savoir cela, c'est une délivrance. Quelque chose de mieux. Et mon âme d'écolo est touchée par tout ça. Je finis par le suivre dans son bureau où, dans cette pièce lumineuse, je prends place à l'endroit qu'il me dit. « Du coup... » Lui dis-je avec un sourire timide. « Qui dois-je voir alors? D'après ce que vous me dites, il me semble que c'est vous, non? » Je me mets à rire et me tortille de nouveau les mains pour cacher mon mal à l'aise. « Vous avez dû croiser des gens bien plus dégourdis que moi, vous savez? Les grattes ciels me font peur. Je préfère me trouver sur la banquise c'est tellement mieux.   » Je m'accorde une petite pause souvenir d'une seconde avant de froncer les sourcils et de lui dire: « Mais en fait, Isaac - je peux toujours vous appeler ainsi hein? - c'est une entreprise de quoi ici? » Bonjour je m'appelle Charlie Rollins bientôt Carter et j'adore poser des questions cons. Ça me vivifie, c'est important.


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MessageSujet: Re: Le monde est parfois petit.. Un peu trop [Isaac&Charlie]   Sam 11 Juil - 17:20

Charlie Rollins ∞ Isaac S. Rothschild
Il la laissa s’asseoir sur le canapé qui se trouvait en diagonale de son bureau. Nonchalamment, comme s’il était chez lui – ce n’était pas totalement faux en vérité – Isaac enleva son veston et le laissa tomber contre la chaise derrière le bureau. Bien à l’inverse de Charlie, notre homme se sentait bien, décontracté et en confiance. Il ne fallait surtout pas oublier leur rencontre fortuite dans la rue un soir. En somme, pour lui, c’était presque une visite d’amitié. Oui, Isaac Rothschild était un homme d’exception sociable à outrance ne tombant pas dans les convenances à outrances. – Dans tes dents Mémé McQueen. Hrm, passons. –

- Je suis le PDG donc oui.

Se força-il à répondre sur une attitude où il s’apprêterait à rire, mais ne le fit pas. Il se dépêcha alors à s’asseoir croisant une jambe sur l’autre pour finalement poser la main droite sur le dessus du canapé. Oui, tout à fait à son aise l’idiot de service. Parfait pour la mettre à l’aise aussi … Ou pas. Certaines personnes ont horreur des gens imbus d’eux-mêmes mon cher Isaac. Bon tant pis, il ferait la sourde oreille de toute manière.

- C’est vrai que tu semblais en meilleure posture au sol avec une entorse à la cheville de surcroît qu’ici, mais je ne te conseille pas la banquise. C’est terriblement froid.

Lâchait-il cette petite moquerie terminant, une fois de plus, par une ironie grimaçant à la pensée de rester sur une banquise, de mourir de froid tout en dérivant lentement vers des horizons plus chauds. Très peu pour lui au final. Déjà que San Francisco avait de la difficulté à atteindre des pics de chaleur : il était né en juillet pour une raison quand même !

Donc, toujours aussi vantard et idiot qu’à l’ordinaire – on ne change pas les meilleurs – il eut telle une décharge électrique lorsque Charlie demanda quel était le but des Entreprises Rothschild. Sa posture imposante changea subitement se recroquevillant sur elle-même. Il semblait avoir été touché en plein cœur. Maintenant assis, les mains jointes et le dos penché dessus, Isaac pesait ses émotions. L’agacement, le rire, le rire, l’agacement … « Comment pouvait-on mettre les pieds quelque part et ne pas savoir ce dont il est question » songea-il alors que son regard monta légèrement vers Charlie. Il choisit finalement le rire, un sourire subit aux lèvres. Bon, qu’allait-il de nouveau inventer ?

- Ici, on forme des maîtres-nageurs qui vont ultimement plonger pour aller pêcher du poisson dans la baie.

Sérieux, Isaac resta juste après silencieux et immobile. Pendant un moment tout du moins. Il ne put évidemment pas garder son sérieux très longtemps. Son sourire puis, son rire revint au galop. Il ria franchement.

- Charlie, tu es l’une des personnes les plus drôles que je connais depuis longtemps. Je doute que cela soit une insulte même ne t’en fais pas. Tu peux me tutoyer évidemment et non, l’entreprise travaille uniquement dans les assurances. C’est moins passionnant, mais c’est plus payant …

Termina-il sur un ton fier, mais une fois de plus teintant l’ironie. Il se redressa finalement de nouveau maître de sa personne. Soupirant, il était temps de passer aux choses sérieuses toutefois.

- … Donc, pour t’expliquer, c’est moi qui aie fait passer tous les bâtiments des Entreprises Rothschild dans l’ère du 21e siècle si tu me permets l’expression. Je ne savais pas que mon père y travaillait aussi. As-tu un papier avec sa signature .

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MessageSujet: Re: Le monde est parfois petit.. Un peu trop [Isaac&Charlie]   Mar 21 Juil - 6:12


Je trouve son humour drôle mais je suis tellement stressée que je n'ose en rire. Ou alors, il s'agit d'un rire nerveux. Je me dégage une mèche pour la caler derrière l'oreille tandis qu'il évoque le souvenir de cette entorse faite. Effectivement, je n'ai pas pu trop faire de choses pendant une semaine ou deux durant le temps où ma cheville était faible. Ensuite, avec l'aide d'une attelle, j'ai pu de nouveau faire pleins de choses. Il le fallait, sinon je serais devenue folle ainsi. Donc bon, c'est sûr que la banquise ce n'était pas le bon moment. De toute façon, c'est toujours vers la fin de l'été que les expéditions se préparent. Ou alors avant l'été mais jamais pendant. Et puis, il y a eu l'expédition au Perou. Enfin je sais qu'Artie projette de faire une mini virée pour une durée d'un mois. Ce serait pour de nouveaux calculs mais rien de bien méchant. Nous sommes là loin des habituels six mois sur la banquise. Question de budget cette fois. Et l'aide des Rotschild nous aidera bien. Aussi, je me contente de sourire au fiston du président et lui demande ce que l'entreprise Rotschild fait de ses humbles journées. Il semble surpris que je ne sache pas. Et puis, un sourire apparaît sur son visage. Et vas-y, pourquoi je le sens pas son sourire là!? Je dois avoir peur ou non? Et là... Il me dit qu'il forme des maîtres nageurs pour aller pêcher des poissons dans la baie. Je reste interdite et je vais presque lui demander si c'est vrai. Parce que je mords à moitié dans sa blague. Enfin, je sais pas. C'est peut-être parce que je suis tellement tendue du string que voilà. Heureusement, il est là pour se mettre à rire. Alors moi je lâche une sorte de « ha ha ha » comme si je passais le meilleur moment de ma vie. Je déteste ces moments là. Je suis perdue et ça m'agace! Pourtant, Isaac, qui me dit de le tutoyer, me dit que je suis rigolote en fait. Enfin non. Il me dit que je suis l'une des personnes les plus drôles qu'il n'ait jamais rencontré.« Ah bon..? » Je demande d'une petite voix me demandant si tout cela est ironique ou non. Il continue son monologue et m'explique le fonctionnement de l'entreprise. Et qu'ils ne sont qu'une compagnie d'assurance. Et qu'il a refait l'immeuble afin de l'adapter dans l'environnement. «  Dooooonc. » Dis-je en soupirant, la mine blasée. « Si je comprends. Artie Barrow, mon boss, m'a raconté que des bêtises! Parce que franchement, c'était pas censé être ça. Il m'a juste dit d'y aller et voilà quoi. Je vais donc aller le tuer à la fin de l'entretien. » Je termine ma phrase en affichant une tête de psychopathe. Puis, je ris en voyant la tête d'Isaac. « Je plaisante hein. » Non mais c'est vrai. Je ne compte pas encore tuer mon boss. Le pauvre et je lui dois tellement.

Enfin bref. J'en ai marre. Et je veux partir. Mais non, je suis enchaînée. Et voilà que Monsieur-regard-de-braise me demande si j'ai des papiers avec la signature de son papounet. Je sens que j'ai dû toucher un point sensible. Peut-être un conflit. Comme dans les Feux de l'amour que regarde ma mère. Je n'ose rien dire mais je sors quand même ma pochette où sont rangés les papiers et les lui tend. « Euh et bien... C'est tout ce que j'ai... » Je souffle un peu mal à l'aise. Je regarde alors par la fenêtre mais je crois que je vais une erreur. La hauteur et la vue sur la ville me donne encore plus mal au coeur. Aussi, je me détourne et vois alors un petit présentoir avec de quoi se désaltérer. Je demande poliment à Isaac la permission, pendant qu'il épluche ma paperasse: « Isaac, vous... Enfin je eux dire tu... Enfin non. J'ai soif.   » Je lui dis en pointant le coin boisson et ajoute: « Je peux me servir. Veux-tu quelque chose toi aussi? » Vraiment. C'est l'entretien le plus bizarre de toute ma vie. Je ne sais vraiment pas quoi faire du tout d'autre. Et puis, je crois qu'Artie n'accepterait pas que je reparte en ayant bu de l'eau chez un homme riche sans avoir récupérer son habituel don. Je me lève après son accord et finis par nous servir de l'eau. Parce que bon le scotch c'est bien gentil mais je tiens pas à être joviale. Ou pire. Dans un état lamentable. Je lui amène son verre et garde le mien. Et quand je m'assois, je lui demande alors: « Alors... Vous trouvez votre bonheur? »


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MessageSujet: Re: Le monde est parfois petit.. Un peu trop [Isaac&Charlie]   Mer 22 Juil - 4:51

Charlie Rollins ∞ Isaac S. Rothschild
Cette femme était vraiment du genre littéral. Il en était certain maintenant. Elle semblait avoir complètement gobé son histoire de maître-nageur. – Allo, l’ironie tu sais ce que c’est ? Apparemment non. – Maintenant, elle veut aller tuer son patron. Heh ? Quoi ? Il avait dû relever la tête si vite que son cou s’étira légèrement. Le poisson, la bouche grande ouverte, cela se trouvait être lui dorénavant. Les mains lasses, contre le canapé, le dos tendu … La police, les urgences. Il fallait protéger cet homme de cette psychopathe. Honnêtement, elle lui faisait peur actuellement. Elle lui rappelait cette fille travaillant comme serveuse dans un bar au Texas. Ouais, elle avait tué trois types : et seulement 17 ans. Heureusement, était-il complètement saoul lors de ces aveux. – Mais pas assez apparemment. -

- … Bien sûr …

Se força-il à sourire. Devait-il prendre le téléphone laissé sur son bureau ? Maintenant ? Il s’envoya une tape contre la tête. « Idiot, elle blague. Comme toi avant » se frustra-il d’être battu à son propre jeu. Si cette Charlie voulait le vaincre, elle devra se lever beaucoup plus tôt toutefois. Heureusement, elle lui tendit les dits papiers qu’il se hâta de lire. Non pour s’y intéresser vraiment, mais pour s’ôter la sensation d’être le pire des idiots dans cette pièce en ce moment.

Blablabla, tout semble en ordre. Blablabla, c’est un parfait document administratif. Blablabla, elle veut boire. Levant la tête un très court instant, il le lui permit – heh ? – Trop tard, elle se dirigeait vers sa table se versa de l’eau. Il devrait avoir plus de contrôle sur ses clients. Elle revenait presque aussi rapidement et avec deux verres. Ah bon ? De plus en plus mal à l’aise avec les « nouvelles normes de politesse » à la mode dans un bureau, Isaac termina par la signature de son père puis, celle d’Artie Barow.

- Tout est en ordre en effet. Laisse-moi une minute …

Se leva-il sans même lâcher un œil de sur le précieux document. Isaac ouvrit la porte de son bureau et BAM ! Juste quand il pensait au « diable », le voici devant lui : son père. Il recula pris par surprise.

- Isaac, on a besoin de toi …

- Père, j’aimerais savoir si cette signature est authentique. Vous n’êtes pas très fervent d’enviro …

L’homme d’environ 55 ans ne laissa point finir le plus jeune. Il s’empara du document à son tour pour entrer complètement dans le bureau. C’était un homme assez costaud, fier et beau. Il devait avoir été « sexy » durant sa jeunesse. On remarquait qu’il se teignait les cheveux pour ne pas les avoir entièrement gris. Son fils avait son nez et la forme de son visage.

Isaac se mit à se mâchouiller la lèvre inférieure agacé de ne jamais être mis au courant de rien. Son père soupira désespérément presque triste.

- Alors … Qu’ …

- C’était pour dans un mois mon cher fils. Ta mère a eu la brillante idée de t’aider pour cette manie que tu as d’amener l’entreprise au 21e siècle. Elle a trouvé cette organisation environnementale et je l’ai suivi apposant ma signature. Je ne peux rien refuser à ta mère.

Sur ces paroles sans l’ombre de compassion, les yeux ronds Isaac ne pouvaient pas s’imaginer que tout ceci était vraiment authentique. Que son père avait signé un document dont il détesterait la conséquence pour faire plaisir à sa mère. Certes, l’homme semblait aussi en colère, troublé.

- … C’était pour ton anniversaire mon fils ! J’avais signé cela il y a trois semaines ! Pourquoi ne pas m’avoir avisé tout de suite que c’était pour moi ? Argh !

Son père se tourna alors vers Charlie y pointa-il un doigt tout en l’observant un peu trop durement. Il avait toujours été tyrannique. – Voyez dans quel contexte Isaac a été éduqué. Merci papa. – Pantois, choqué Isaac avait la gorge sèche. Il ne savait quoi répondre. Il était tétanisé sur place.

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MessageSujet: Re: Le monde est parfois petit.. Un peu trop [Isaac&Charlie]   Mar 28 Juil - 21:26


L'eau me fait du bien. Elle m'apaise. Je me sens mieux. La gorge était trop sèche, j'avais l'impression de me retrouver prise au piège. Pourtant, la sensation ne part pas. Elle s'atténue et je veux vraiment rentrer chez moi. Retrouver mon lit, me vautrer sur ma couette. Je suis juste super stressée. Et je le vois qu'il lit attentivement les documents donnés. J'espère qu'ils sont bons, qu'Artie ne m'a pas donné les mauvais sinon je le tue. Je l'observe attentivement sans rien dire. Je suis tendue comme un string. Et j'attends avec impatience qu'il signe tout. Il a l'air concentré par ce qu'il étudie. Je me demande même s'il ne va pas me sortir un capteur pour identifier le document et prouver son authenticité. J'ai presque envie de le lui dire mais je n'ose pas. Je me dis qu'il vaut mieux que je ferme ma gueule. Après tout, j'ai bien vu la tête qu'il a fait lorsque je lui ai dit, en plaisantant, que je tuerais mon patron. Il a été comme tétanisé de ce que je disais avant de bien vite se reprendre. Aussi, suis-je donc sur la défensive. Pourtant, ça semble concluant et il me dit soudain qu'il revient dans une minute. Sur le coup, je me sens presque abandonnée, j'ai envie de lui dire de ne pas partir, de ne pas me laisser seule Parce que je crois que je ne pourrais pas le supporter. Ou alors, il faut vraiment que dans une minute il soit revenu. Je ne dis rien cependant. Et me contente de hocher la tête. Je ne vais quand même pas lui sauter dessus, faut pas déconner voyons. Mais il n'a pas le temps de faire quoi que ce soit. Soudain, la porte, vers laquelle il se dirige, s'ouvre à la volée et un homme d'un certain âge entre.  Au vu de la ressemblance avec Isaac, j'en déduis que c'est le père. Je me lève alors et reste immobile, attendant qu'il vienne me saluer, ou même me présenter. Mais au lieu de cela, il ne se passe rien. J'ai l'impression qu'il fait comme si j'existais pas. Et c'est frustrant. Déroutant. J'ai presque envie de lui dire le fond de ma pensée. Mais par respect pour Artie, je me contente alors d'un sourire hypocrite. Oui, je ne sais faire que ça de toute façon. Et je ne sais pas quoi dire d'autre. Ils sont même en pleine conversation et je n'ose pas les déranger. J'ai presque envie de leur dire que je m'en vais, que je les laisse dans leur réunion de famille. Mais non, je me sens prise en otage de leur discussion auquel j'assiste, bien malgré moi.

Ce n'est que lorsque le père pointe son doigt vers moi, que je me décide à agir. Isaac, lui, a l'air d'avoir pris dix ans et de souffrir de problème de supériorité avec papa. Cela se voit comme le nez au milieu de la figure. J'ai presque envie de le secouer et de lui dire qu'un père , on n'en a qu'un et que son existence sur Terre est encore plus éphémère que la notre. Mais par politesse, par respect pour la fois où il m'a aidée, je ne dis rien. Je me contente d'aller vers le père avec un gros sourire éclatant et je tends la main en lui disant: « Monsieur Rotschild, bien le jour. Charlie Carter. Je suis la scientifique travaillant pour l'association d'Artie Barow. Ce dernier a un partenariat avec vous. Et il faut le renouveler comme chaque année. » Ma main reste en l'air sans que le père ne me la saisisse. Je me prends donc un gros vent et ce, malgré son regard hautain se posant sur ma main tendue. Vieux con. Mon bras retombe mollement. Je pousse un soupir blasé et je continue sur ma lancée: « En ce qui concerne le rendez vous, vous devriez voir avec vos secrétaires. Elles ont du se tromper. De toute façon, il y avait bien un rendez-vous aujourd'hui! » Je me mets à rire et finit par taper juste une fois dans ma main et je termine: « Enfin! Je crois qu'il y a une confusion concernant cet entretien. Comme il s'agit simplement de renouveler un partenariat, je vous laisse les papiers et si besoin, vous appèlerez Artie. Parce que je n'y comprends rien et qu'à la base, mon patron s'occupe de tout cela.   » Je finis par tourner les talons, récupère mon sac à main posée sur la chaise et finit par leur dire à tous les deux: « J'ai été ravie de faire votre connaisse. Votre fils est fantastique et vous êtes très généreux. Passez une bonne journée. » Et sans un mot, je m'enfuis pars. Artie va me tuer mais je crois qu'à ce stade là, je m'en fiche. Les grattes ciels ont eu raison de mon envie de partir. Et je ne tiens pas à me retrouver autour d'une querelle familiale. Aussi, je pars le plus vite possible pour échapper à toute cette tension.

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MessageSujet: Re: Le monde est parfois petit.. Un peu trop [Isaac&Charlie]   Jeu 30 Juil - 19:32

Charlie Rollins ∞ Isaac S. Rothschild
CÀ un moment, il vit Charlie se lever et venir vers eux pour saluer son paternel. Probablement que son père était aussi choqué, car il ne fit rien. Probablement encore choqué du fait que la confusion entre les deux Rothschild fut grande pour ce rendez-vous. Isaac pensait alors véritablement sortir son père de l’entreprise. Certes, ce n’était pas le moment de dire un mot de trop.

Tout en se mâchouillant la lèvre nerveusement, il observa Charlie parler à son père et expliquer qu’il y a dut avoir confusion. Ce dernier, de marbre, reçut les documents à signer de sa main de manière arrogante comme à son habitude – on ne change pas les Rothschild après tout. – Charlie semblait outrée, en colère. Elle semblait sur le point de frapper ou … Pire encore spécifiant que c’était son patron s’occupant de ce genre de chose en temps normal. Elle frappa dans sa main ce qui réveilla subitement notre homme.

- Attends ! Je …

Tâcha-il de réparer les pots cassés parce que cela ferait certainement des vagues. Elle en parlerait à ses collègues et ceux-ci le feront à d’autres personnes. Ce n’était jamais long avant de voir une mauvaise rumeur circuler sur le compte d’une entreprise : ce qui diminuait les profits et les actions. Son père porta son regard sur lui toujours aussi de marbre comme si cette femme lui était égale. Il avait les papiers après tout et, oui, il traitait bel et bien avec le patron de l’association. Pourquoi n’était-il pas présent aujourd’hui celui-là ? Il ne s’était quand même pas rompu le dos. – Hrm, chut. – Dans tous les cas, Isaac ne put rien ajouter de plus alors que Charlie les remercia, lui fit un compliment et partie.

Son père soupira comme si son fils venait de lui faire perdre quelque chose de gros.

- Isaac, la prochaine fois, sois plus intelligent veux-tu ?

Et sur ce reproche, il quitta le bureau tout en refermant la porte pour tenter de poursuivre Charlie sans succès. Bon, il n’était pas un monstre non plus. Il voyait bien qu’il lui faudrait signer les papiers puis, les numériser au nom de l’association au lieu de courir après une femme qui le détestait actuellement.

- Fais chier !

Rugit alors Isaac tout en serrant fortement ses poings pour les abattre contre le bureau. Son cœur cognait dur contre sa poitrine et il …. Il avait envie de tout casser. Pourquoi une mauvaise journée devait en rester une ? D’un coup brusque, rageur, il fit renverser tous les documents posés sur son bureau. Planté devant un moment, il se contenait … Le plus possible. Il haïssait son père. Il s’haïssait ! Voilà ! Il venait de perdre des clients potentiels. Lentement, il retourna s’asseoir sur le canapé et ferma les yeux tout en tentant de se détendre. Tiens, les verres remplis d’eau étaient toujours là. Il vida son verre d’un trait pour s’affaler à nouveau contre le canapé deux doigts sur son front comme si un mal de tête allait poindre prochainement. – Il était fort probablement que cela arrive en fait. – Il marmonna alors des mots ressentant une fatigue subit.

- Pourquoi cela arrive-il toujours ? Pourquoi ne suis-je jamais capable de le vaincre ?

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MessageSujet: Re: Le monde est parfois petit.. Un peu trop [Isaac&Charlie]   Aujourd'hui à 2:04

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