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 Au coin de "Les frites de Momo" [Luciole]

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MessageSujet: Au coin de "Les frites de Momo" [Luciole]   Jeu 11 Juin - 10:45

Baker Beach! La playa! San Francisco et son sable fin, doré, brulant. J'adore passer mes journées là-bas. Même pendant les heures où je devrais bosser, j'm'en fous, j'suis tellement bien à la playa. En Angleterre, y'a pas de plage de sable fin, doré, brulant. C'est plus bouse de vache, gros cailloux, vent et flotte, flotte, flotte. Ici, c'est vachement mieux. Alors j'en profite. Mais today, c'est pas un jour où je devrais bosser, c'est mon jour de congé. Pour une fois, je fais ça dans les règles. J'suis sur la plage depuis... Depuis ce matin, dès que le soleil s'est levé en fait. J'suis venu là, combinaison, planche de surf et j'me suis fais quelques rouleaux, quelques vagues. Mais maintenant qu'il y a beaucoup plus de monde, j'vais pas me gêner, j'vais draguer les filles. J'suis pas un chaud lapin! Mais attendez, les filles se promènent en mini bikini, qui font l'exacte surface d'un gant de toilette, sous un soleil éclatant, elles sont en meute, avec des boissons, des balons, des glaces, des serviettes. Et si elles ont les cheveux encore tout mouillé par la petite baignade, alors c'est simplement magique les approcher. J'adore ça. On ne peut pas s'en empêcher. Mais il se trouve qu'à passer la matinée à frimer sur sa planche, ça donne faim. Alors je prends la direction des restaurants et des gargottes de la plage. Ma planche est déjà sur ma moto, avec la combi, j'ai juste un bermuda et un t-shirt, c'est pour éviter l'insolation, évidemment.

BLAM

AAAAAAAAH, c'est froid! Qu'est-ce qui s'est passé? C'était quoi ce "blam"? Y'a moins de 10s je marchais tranquillement vers "Frites à Momo" et là, j'suis arrêté. Je me rends compte que j'ai percuté une fille! Et puis c'est quoi ce froid. Je regarde mon t-shirt. Aaaah, c'est ça le froid! J'ai plein de glace dégoulinante sur mon beau t-shirt "I love sex". Zut alors. Pour la glace, hein, pas le t-shirt.

- Oh... Excuse-moi, j'ai pas... vu où j'allais. J'suis même pas certain d'être en tort. Il s'est passé quoi?

Ouai, moi je tutoie, j'm'en fiche qu'on me prenne de haut. J'viens de la Haute, mais il est hors de question que j'y retourne. Et puis, j'vais pas vouvoyer une jolie demoiselle comme celle que j'ai juste devant moi. Bon, maintenant, j'suis comme un con avec plein de dégouli sur le t-shirt, j'fais quoi maintenant?
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MessageSujet: Re: Au coin de "Les frites de Momo" [Luciole]   Dim 14 Juin - 1:00

On m'a souvent dis que j'avais deux mains gauches
Martin & Luciole

Il a plu la nuit dernière, un gros orage avec du bruit, des éclairs, et de l’eau qui tonne contre les vitres. Je l’imaginait tomber en cascade sur le béton, et s’écouler en rivière le long des trottoirs. Trop de tonnerre, ça m’empêche de dormir. Je me recroquevillais au fond de mon lit pour disparaître entre mes draps, être plus petite encore. La fenêtre de la cuisine avait dû rester ouverte. J’ai entendu la porte de ladite cuisine craquer, bouger, et instinctivement, se refermer en un claquement accompagné par la foudre. Je me suis raidi. Je hais le son des portes qui se ferment. Je déteste ça comme je ne hais rien de plus en ce monde. Toujours cette impression d’être prise au piège, coincée, condamnée, enfermée…
Je suis restée les yeux grands ouverts jusqu’au matin, à scruter les ténèbres de ma chambre. Pas question de me rendormir, pas possible de le faire, pas après la porte. J’hésitais à aller me réfugier dans le lit de ma sœur à côté, mais j’avais peur qu’elle me fiche dehors. À vingt ans, c’est ridicule, aurait-elle dit. Grandis un peu.
Voilà comment on ne dors que cinq heures alors qu’il m’en faut au moins neuf invariablement pour être opérationnelle le matin. Au lever du jour je me suis glissée hors de l’appartement, laissant juste un mot sur la table de la cuisine pour ma sœur, bien qu’elle ait l’habitude de mes escapades et ne me demande pas de comptes. La pluie avait cessé des heures auparavant et tout était sec, le soleil se devait et la journée promettait déjà d’être chaude.
Je suis allée marcher sur la plage. Il n’y avait pas grand monde à cette heure-là. Le sable fin sous mes pieds m’a aidée à me calmer. J’ai marché, inlassablement, en voyant peu à peu les gens affluer, installer leurs serviettes, parasols, les mères mettre de la crème sur le visage de leurs petits courant déjà dans les vagues. J’ai tenté de me baigner mais j’avais oublié mon maillot, et puis l’eau était trop froide.
Je suis restée seule, n’ayant pour une fois pas envie de me mêler aux autres jeunes de mon âge. Vers onze heures environs je me dis cependant que j’ai envie de voir du monde, que j’ai faim, soif, et qu’il fait beaucoup trop chaud. J’arrête mon petit jeu de sauvage marchant en solitaire pour rejoindre les files d’attentes formées devant les marchands de glace tout autour de la plage. L’ambiance est estivale, bien sûre, les beaux jours sont là et tout le monde en profite, moi la première. J’adore cette période de l’année. Les conversations autour me parviennent comme dans un rêve et c’est la tête dans les nuages que je repars avec mon cornet.
Un peu trop dans les nuages si tu veux mon avis. Je n’ai pas fait dix mètres que je foncé droit dans quelqu’un. Mon Dieu, Lu, tu n’en rate jamais une. Je peux jurer que je ne l'avais même pas vu arriver. N’empêche, ça me fait mal, j’ai les joues cramoisies devant son tee-shirt « I love… » dont le reste de l’inscription est tachée. I love quoi ? Ça doit être New-York. Je plaque ma main contre ma bouche.

«  Oh... Excuse-moi, j'ai pas... vu où j'allais. J'suis même pas certain d'être en tort. Il s'est passé quoi ? »

« Non, c’est ma faute… Je suis vraiment désolée… oh désolée. Je suis très maladroite. Je peux faire quelque chose ? »

Et plantée là, l’air stupide et niaise, je lui tend ma serviette en papier. Pour éponger la tache.
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MessageSujet: Re: Au coin de "Les frites de Momo" [Luciole]   Lun 15 Juin - 16:44

En fait, c'est une bien jolie jeune femme qui m'est rentré dedans. Oh, et puis, j'en ai rajouté, hein, j'ai pas vraiment mal, j'suis un solide gaillard, nan, c'est plutot le froid de la glace qui a transpercé le t-shirt. Mon beau t-shirt tout taché maintenant. La jeune femme reste plantée devant moi me tendant une feuille de papier. Ca ne servira pas à grand chose, mais on peut déjà enlever le maximum de glace, ça évitera d'attirer les guèpes ou de coller tout partout. Alors je prends la feuille.

- Merci. Oh, c'est pas bien grave, hein. On va essuyer tout ça... Et puis ça va me permettre de frimer en enlevant le t-shirt.

Je lui donne un énorme sourire. J'aime bien faire sourire les gens en sortant des conneries. Je baisse le regard pour voir ce que je suis en train de faire. Mince toute la glace a coulé sur le "sex" de "I love sex". Je soupire, j'espère que ça va bien se nettoyer dans la machine et que surtout ça va pas abimer le mot le plus important de la pièce de tissu. Nan, j'déconne, c'est pas bien grave en réalité. Bref, voilà que j'essuie la glace et après avoir retiré tout l'excédant, je jette le papier dans la poubelle juste à côté. Et voilà, on voit à nouveau "i love sex". J'adore. Mais bon, c'est tout collant quand même. Alors oui, j'vais retirer le t-shirt. Et je le fais! Martin et la frime... CEY MWAAAAAAAAAAAAAAA! Surtout que sous le t-shirt, y'a tout plein de tatouage. Surtout le dernier de Graham, le gros hibou flipant sur la hanche. Je le kiffe celui-là. J'ai les bras entièrement recouverts, une partie du torse et pas mal dans le dos aussi. J'adore les tatouages, c'est maladif je crois, j'en veux toujours plus, déjà je pense au prochain... Peut-être dans un mois ou deux, le temps d'économiser. Faut pas oublier que j'ai d'autres choses couteuses à financer aussi. Genre ce qui traine dans ma petite boite sous mon lit. Bref, revenons sur la plage et avec la jolie jeune femme juste devant moi.

- Ta glace est fichue en tout cas. Je t'en paie une autre?

Je drague? A peine... On est à la plage, il fait beau, il fait chaud, elle n'est pas moche, je ne suis pas moche, et je suis torse nu, évidemment que je drague! J'indique la gargotte qui sert les glaces. Je ne sais pas si elle en veut une, mais moi, comme je l'ai dit tout à l'heure, j'ai faim. Et je suis bien décidé à dévorer quelque chose. Le t-shirt en boule dans une main, j'avance vers le comptoir. Je tends l'autre main vers la demoiselle et dans mon anglais tout ce qu'il y a de British, j'ajoute.

- Oh, au fait, j'm'appelle Martin.
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MessageSujet: Re: Au coin de "Les frites de Momo" [Luciole]   Mer 17 Juin - 14:56

On m'a souvent dis que j'avais deux mains gauches
Martin & Luciole

T’es vraiment douée Lu’. Franchement. Je ne te demande même pas de regarder où tu mets les pieds ni où tu vas, juste de faire attention aux gens autour. Bah non, c’est trop pour toi, mademoiselle préfère rêvasser en regardant le ciel.
S’auto-disputer ne sert pas à grand-chose mais ça occupe. Je me sens tellement bête, plantée là droite comme un piquet avec mon bout de cornet écrasé dans une main. Je dois être toute rouge, en plus des coups de soleil. Et je suis presque sûre que j’ai de la fumée qui me sort des oreilles, vu comme mon cerveau carbure. Ri-di-cule.
Le jeune homme en face de moi a l’air d’avoir à peu près mon âge, sûrement un peu plus vieux. Bien plus mature que moi ça c’est sûr. Je le vois tenter d’enlever le gros de la glace sur son tee-shirt avec des gestes experts. Il tente même une plaisanterie, mais je suis trop gênée pour rire. J’ose à peine un petit sourire timide.

« Je suis vraiment désolée… j’espère que ça partira au lavage… »

Avec la cerise noire, le doute est permis, mais l’espoir fait vivre, c’est bien connu. Je fouille dans ma mémoire les recettes de grand-mère que ma sœur utilisait pour mes vêtements. Ce genre de truc 100% naturel, qui ne marche pas trop mal et qui est parfait pour les budgets serrés. Je pourrai lui en donner une. Si elle veut bien me revenir, ce qui n’est pas le cas dans l’immédiat. La plage, l’endroit parfait pour donner des conseils ménagers. Lui a déjà l’air d’être passé à autre chose.
Il a enlevé son tee-shirt. Je peux voir tous les tatouages qui couvrent son torse. J’admire les gens qui font ça, ça doit être tellement difficile à dessiner. J’en voulais un au poignet il fut un temps – la mode au lycée – mais j’ai trop peur de la douleur. Il me propose une glace. Mon premier geste serait de refuser.

« Merci, mais je ne veux pas… »


Déranger ? C’est ma faute si j’ai perdu ma glace. J’aurai plutôt envie de partir le plus vite possible et de me noyer dans la foule. Mais il fait chaud, tellement chaud, je n’ai pas pu donner un coup de langue à mon cornet et puis, il a l’air gentil… et il est très loin d’être laid. Je me redresse, et lui sourit.

« Oh, et puis si. Je veux bien, merci. »

Il me tend sa main et m’apprends son prénom. Martin. Il a un très joli accent anglais.

« Moi c’est Luciole. »

Les gens pensent toujours que je suis française quand je leur dis. Pourtant, je n’en n’ai absolument pas l’air et la famille doit être américaine depuis quinze générations. Au-delà, je ne suis pas remontée. En fait, mes parents avaient juste passé des vacances en France un été. Et d’ailleurs, Luciole n’est même pas mon véritable prénom. Mais ça, on s’en fiche.

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MessageSujet: Re: Au coin de "Les frites de Momo" [Luciole]   Mer 24 Juin - 17:30

Moi qui arborait fièrement mon beau t-shirt "I love sex"... Maintenant on voit à peine le "s" et le "e", avec la coulée de... machin noir, on a l'impression que c'est écrit "I love Lax"... Lax pour Los Angeles... J'aime pas du tout Los Angeles en plus! Bref, je retire le t-shirt, ça sera bien mieux. J'préfère frimer avec mes tatouages et mon beau torse musclé que d'arpenter les rues avec un t-shirt à l'effigie d'une ville concurrente à SF...

« Je suis vraiment désolée… j’espère que ça partira au lavage… »

J'espère aussi! Je l'aime ce t-shirt. Remarquez, c'est pas bien grave, je pourrais toujours m'en refaire un... Ouai, mais celui-là, c'était June qui me l'avait offert, alors d'une certaine manière, j'y tiens quand même. Bref, j'vais pas non plus m'appitoyer sur un vêtement. Donc oui, hop, je retire et je vais venger ma frustration en prenant une glace... ou des frites. J'ai trop faim. Donc j'invite la demoiselle à prendre une glace. C'est pas une glace qui va me ruiner, c'est bon, j'peux lui offrir et puis elle est bien jolie, ça fera une jolie rencontre. Je nie du chef quand elle commence à refuser. Tatata... Pas question, tu viens prendre une glace avec moi, chérie, parce que tu m'en as collé une sur le t-shirt. Et finalement, elle accepte. Tant mieux. D'un geste de la main, je l'invite donc à nous diriger vers le marchand de glace. De là où elle venait je pense. Et puis, je me présente parce que même si j'aime pas les lois, les règlements et toutes les règles qui régissent le pays, je reste quand même poli. Donc oui, c'est moi, Martin, pas du tout américain, fier de ne pas l'être aussi, tant qu'à faire. Je dis fièrement les origines de mes ancêtres, quoi que ma mère est loin d'être anglaise... Mais moi, j'ai pris l'accent anglais. Elle m'apprend qu'elle s'appelle Luciole.

- C'est drolement joli, le son, j'veux dire... et original en plus... Ca veut dire quoi? J'suis pas doué pour les langues étrangères... J'ai déjà du mal avec l'anglais, ça me suffit.

J'en ris, même. On arrive devant le marchand. Bon, qu'est-ce que je vais prendre? J'ai trop faim pour prendre une glace, ça ne me calera pas. Heureusement, ce type fait aussi autre chose. En fait, lui, il fait des glaces et c'est sa femme, ou la grosse dame dans le camion, je sais pas qui c'est qui s'occupe des hot-dogs et des frites. J'vais me prendre ça. C'est bientôt midi, mais y'a presque personne ici pour le moment. Dans 15 minutes, tout le monde va débouler de la plage et vouloir des frites, alors c'est le moment d'en profiter. C'est à nous.

- Le plus gros cornet de frites pour moi et pour mon amie...

Je me tourne vers Luciole pour l'inciter à demander ce qu'elle a envie de demander. Glace ou autre. Et pendant que la grosse dame prépare ce que j'ai demandé, je fourre les mains dans mes poches (d'ailleurs, je me rends compte que c'est une mauvaise idée puisque j'ai encore les doigts tout plein de glace à la cerise). Bref, en attendant notre commande, j'enchaine.

- Qu'est-ce qui t'amène à la plage? Qu'est-ce que je suis con... Qu'est-ce qui amène quelqu'un à la plage? LA PLAGE! Question con, réponse con! J'veux dire... T'as pas l'air d'avoir ton maillot. Il fait pourtant vachement beau!
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MessageSujet: Re: Au coin de "Les frites de Momo" [Luciole]   Dim 28 Juin - 23:55

On m'a souvent dis que j'avais deux mains gauches
Martin & Luciole

J’ai les joues encore rouges de honte. Honnêtement, ne pas savoir où l’on va au point d’écraser une glace sur un passant… et bien j’ai fait fort. Heureusement, il est gentil. Et pas moche je dois l’avouer. Il a l’air de ne pas trop être catastrophé, ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour moi. Mes joues peuvent reprendre une couleur normale dans quelques minutes. Sauf si j’ai pris un coup de soleil vu l’indice UV du jour.  Il m’invite à prendre une glace. J’hésite tout d’abord, et en le voyant protester en hochant la tête, je me rends compte que j’en ai envie, alors j’accepte.
On se présente. Je perçois un léger accent anglais dans sa voix. Ma sœur et moi avons un faible pour les accents anglais. On trouve ça tellement « craquant » dirait Kezia, « mélodieux » selon moi.

« Excuse-moi, tu es anglais ? »

Double honte si je me suis trompée. Mais bon l’erreur est humaine, sinon il n’y aurait pas de gomme au bout des crayons comme dit le dicton. Au pire je ne suis pas trop mauvaise en course à pied, je pourrai toujours m’enfuir  pour aller cacher mon ridicule très loin d’ici. Il me demande la signification de mon prénom. C’est sûr qu’un prénom français n’est pas courant, mais en plus celui-là… je ne suis même pas certaine que ce soit véritablement un prénom.

« Merci… c’est le français de firefly en fait. Moi non plus je ne suis pas douée avec les langues. »

Tu n’es pas douée avec beaucoup de choses ma pauvre Luciole !  Hélas. On ne peut pas tous être de véritables Einstein dans des corps de Venus. Il faut des maladroits et des boulets. J’accepte le sort et suis parfaitement résignée.
Nous arrivons devant le marchand que j’ai quitté il y a moins de cinq minutes. Il semble me reconnaître et fronce un sourcil. Ok, pour lui je suis une goinfre doublée d’une profiteuse. Me voilà fichée. Je lui souris un peu trop, d’un sourire gêné et artificiel. Il n’a qu’à penser ce qu’il veut de moi.  
Martin commande des frites et me laisse choisir. J’hésite une seconde, à peine – j’ai toujours autant envie de frais et de sucre – avant d’opter pour une deuxième glace, à la vanille cette fois. Les taches se verront moins, au cas où. Pendant que le marchand s’affaire, il entreprend de faire la conversation. Je me fend d’un sourire, un vrai cette fois, à l’entente de sa question.

« Je ne me baigne pas souvent en fait. »

Parce qu’hormis le fait que je sois une piètre nageuse, j’ai peur que les poissons me bouffent les pieds.

« Je suis venue me balader. J’aime bien marcher sur la plage. Et toi ? »

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MessageSujet: Re: Au coin de "Les frites de Momo" [Luciole]   Dim 5 Juil - 23:33

- Ouep... Un fidèle serviteur (pas très fidèle) de la Couronne d'Angleterre. Born and bred comme on dit si bien.

Je gonfle un peu la poitrine, faisant semblant d'être fier. Parce que oui, j'suis peut-être fier de ne pas être américain, je suis pas non plus totalement fier d'être anglais. Disons que j'ai pas trop envie d'étaler ma vie européenne. J'ai suffisamment souffert dans ma jeunesse et j'ai tiré un trait sur ces années. Maintenant, je vis ici, à SF, avec ma cousine. Mon frère aussi, mais on ne se voit pas trop. Il habite quelque part en ville. J'ai pas envie d'y penser non plus. Je préfère lui demander la signification de son prénom. Firefly? C'est joli je trouve. Luciole, c'est vraiment pas commun et puis ça a une belle signification. J'aime bien moi les lucioles, c'est vraiment joli, quand y'en a plein et qu'elles volent tout autours. Pendant l'attente, je continue la conversation. J'vais pas rester comme un couillon, les bras ballant avec un t-shirt sur l'épaule. Elle ne va pas à la plage pour se baigner? Je fais une moue. Tss... La plage, c'est fait pour aller faire trempette, sinon... on va à la piscine. Enfin, j'dis ça, j'dis rien, on fait ce qu'on veut après tout. Moi?

- Je viens surfer. A peine j'ai emménagé ici, j'ai voulu apprendre le surf. Maintenant, j'suis un pro. Encore de la gonflette. Mais je dis ça de manière à ce qu'elle comprenne que j'en fais exprès. J'suis pas un pro, mais je me débrouille quand même pas mal. Je tiens sur une planche, je tiens ma vague, j'fais même quelques figures. Nan, j'aime bien le surf et je m'améliore tout le temps. Je finis par en rigoler. J'venais juste de poser mon surf quand tu m'as rentré dedans.

Le vendeur tend à Luciole sa glace à la vanille alors que la femme me donne la barquette ENORMISSIMALE de frites. Y'a au moins 112 patates et 3 kilos de ketchup. J'applaudis presque avant de payer la dame et d'inviter ma rencontre du jour à une table proche. Dans ce petit coin de plage, y'a quelques tables de picnic et des palmiers pour éviter d'avoir trop chaud ou de bruler sous le soleil de midi. D'ailleurs il EST midi! et j'ai faim, alors malgré la brulure causée par les frites, je mange avec faim, avidité et délectation.

- Oh, t'en veux? Si t'en veux, t'en prends, hein. Ah, les frites, qu'est-ce que c'est bon... C'est limite addictif. Je repense à ce qu'elle a dit. Comme ça, tu ne te baignes pas souvent? C'est triste. C'est tellement plus fun quand on est dans l'eau.
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MessageSujet: Re: Au coin de "Les frites de Momo" [Luciole]   Mar 7 Juil - 12:16

On m'a souvent dit que j'avais deux mains gauches
Martin & Luciole

Je ne m'étais pas trompée. Toutes ces heures à regarder des films policiers anglais – du moins quand on avait une télé – ont finies par payer : je sais reconnaître leur accent. Je suis super fière de moi. Non sans rire, je suis soulagée de ne pas être passée pour une gourde une fois de plus. Et j'ai la presque certitude de démasquer tous les anglais de ce monde.

« Je ne suis jamais allée en Angleterre... »

Et il y a des chances pour que je n'y aille jamais. Je lui demanderai bien à quoi le pays ressemble, s'il a vécu à Londres, visité le musée Jane Austen et vu Kate et William se promener avec le petit prince. Mais le fait qu'il change si vite de sujet, qu'il redresse un peu trop la tête pour signifier qu'il est fier de ses origines avant de la baisser si soudainement, tout cela me retient. À mon avis je suis loin de connaître toute l'histoire, et l'Angleterre ne doit pas éveiller que de bons souvenirs pour lui. Alors pour une fois je fais preuve de tact et je ravale ma curiosité.
Il me demande la signification de mon prénom que je lui donne, mais j'avoue que ce n'est pas le sujet qui m'intéresse le plus. L'histoire je la connaît par cœur, ma sœur a du me la raconter une centaine de fois et elle me rappelle trop un sujet que je préfère éviter : mes parents.
Alors tandis que nous attendons accoudés à la gargotte, on parle d'un sujet autrement plus léger et qui ne risque pas de réveiller de vieux démons : nos activités à la plage. Je ris doucement lorsqu'il me parle du surf, avec l'air d'un grand spécialiste.

« Ça doit être difficile, non ? Quand je vois ce qu'ils font, les figures et tout, moi ça me... fiche la trouille. Ça fait longtemps que tu en fais ? »

Maintenant il va me classer dans la catégorie des peureuses de service. Remarque, il n'aura pas tout à fait tort. Le vendeur nous sert, et nous allons nous installer sur l'une des tables de pique-nique non loin. Heureusement qu'il y a des palmiers pour faire un peu d'ombre, parce que le soleil tape. Normal, il est midi. Martin et moi commençons à manger. Hum... la glace est bonne.

« Ça va, je te remercie ! » je réponds avec un grand sourire lorsqu'il me propose des frites. Je suis une grosse dormeuse, mais un petit estomac.
J'avais tort de penser que nos activités à la plage était un sujet de conversation innocent. À sa dernière phrase, je tente de stopper toutes mes pensées avant qu'elles ne parviennent à mon cerveau. Ne pas réfléchir, ne rien songer. Surtout pas à ma mère, qui s'est noyée juste après ma naissance, avant même qu'on me prénomme. Ne pas l'imaginer. Stop.
Je déglutis – très classe – et tente un petit sourire.

« Hé non. Mais toi tu viens souvent ici ? »
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MessageSujet: Re: Au coin de "Les frites de Momo" [Luciole]   Sam 11 Juil - 11:27

« Je ne suis jamais allée en Angleterre... »

- C'est pas grave, c'est un pays comme un autre. Moi, j'espère ne jamais y retourner... Mauvais souvenirs.

Et puis, on parle d'autres choses alors que je vois la dame mettre tout plein de ketchup dans mes frites. J'm'en lècherais bien les babines, rien que de la voir rajouter du sel. Il n'y a rien de meilleur dans ce monde : frites, ketchup, sel... En fait, ça, y'a quelque chose de meilleur, mais c'est illégal et j'ai pas envie qu'on sache, surtout pas des gens que je ne connais pas, et encore moins des gens que je connais, donc non, personne ne doit savoir ce qu'il y a dans ma petite boite sous mon lit. Personne! Allez, donc on parle de surf, parce que je surfe, j'aime ça aussi. Luciole me demande si c'est pas difficile. Je hausse les épaules.

- C'est un peu difficile de trouver son équilibre sur un bout de plastique qui bouge incontrolablement Ouai, j'invente des mots... ET ALORS? à la surface de la mer. Ouai. Mais quand t'as compris le truc, ça va tout seul après. Pour les figures, c'est vraiment quand t'as pris le coup, et c'est pas forcément plus difficile, nan. J'ai voulu apprendre quand je suis arrivé ici, donc ça fait pas mal de temps en effet. Même si j'en fais pas non plus tout le temps, dès que je peux, dès qu'il fait beau et qu'il y a de bonnes vagues...

On finit par avoir notre commande en peu de temps. C'est ça l'avantage de commander une glace, en moins d'une minute, c'est prêt et comme il est midi, la dame est préparée pour vendre ses frites très rapidement, donc on a tout ce qu'on veut et on va s'installer tranquillement sous l'ombre d'un palmier. C'est vrai qu'il fait chaud, et en plus, j'ai pas de t-shirt, mais je sens quand même toute l'intensité du soleil sur ma peau. Je n'ai plus peur pour mes tatouages, ils sont tous très bien cicatrisé, sauf le hibou qui est le plus récent, mais ça va, je m'arrange à ne pas trop l'exposer au soleil. Pour le moment, il est à moitié caché par le haut de mon short de plage et je m'arrange à ne pas me mettre face au soleil de toutes manières. J'lui demande ce qu'elle fait ici, si elle ne cherche pas à se baigner. C'est quand même un peu étrange, je trouve. Allez à la plage, mais ne pas profiter de la mer... Aurait-elle peur de l'eau? d'un requin? d'être entrainée par le fond? J'en sais rien, c'est pas trop mes oignons à vrai dire. Mais si elle a peur de l'eau, alors qu'est-ce qu'elle fait avec un type recouvert de tatouage presque de la tête au pied? Elle me retourne la question, la même question que j'ai posé il y a à peine deux minutes. A croire qu'elle veut éviter le sujet de la baignade. Je hausse les épaules, ça me va, pourquoi pas. On peut parler de plein de choses. Mais docile, je réponds quand même à la question.

- Pendant mes jours de repos, ouep. Et même pendant les jours où je devrais travailler, mais... chuuuuut, faut pas le dire.

C'est pas totalement faux. Y'a des jours où je devrais travailler, où je suis de permanence au garage et que j'y vais pas. Ok, je préviens quand même à chaque fois, je trouve toujours une bonne excuse et puis, je fais bien mon taf, c'est aussi pour ça qu'il me garde, mon patron. Bon alors... nouveau sujet de conversation... Hmm, de quoi qu'on va bien pouvoir parler? Ah, je sais... Tant qu'à faire, autant parler de l'Angleterre. Ca ne me dérange pas d'en parler, au contraire. Ce que je ne veux pas, c'est y retourner.

- Han, t'as vu le Baptême de Charlotte à la télé? Elle était toute mignonne. Et puis Kate, elle est drôlement bien fout... Enfin, j'veux dire, que William, il a de la chance.
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MessageSujet: Re: Au coin de "Les frites de Momo" [Luciole]   Ven 17 Juil - 22:57

On m'a souvent dit que j'avais deux mains gauches
Martin & Luciole


« C'est pas grave, c'est un pays comme un autre. Moi, j'espère ne jamais y retourner... Mauvais souvenirs. »

Décidément, il faut croire que mon intuition s'est sacrément améliorée ces dernières années. Il n'y a pas si longtemps que ça j'aurai mis les pieds dans le plat et évoqué tous les sujets qui fâchent. Aujourd'hui, je fais preuve de tact et de réserve. Pour un peu je m'applaudirai. Dommage que ma sœur ne soit pas là elle aussi, qu'elle ne lise pas dans mes pensées, elle aurait pu voir qu'elle se trompe totalement en me traitant de gamine. Enfin, totalement... ça reste à voir. Arrête tes bêtises bon sang et écoutes ce qu'il te dit, déjà c'est impoli et en plus tu es ridicule. Heureusement que personne ne peut lire dans mes pensées.
En attendant notre commande, on parle de surf. J'aime bien regarder les surfeurs quand je bronze sur la plage – ou plutôt, quand je me fais cramer la peau et que je rentre rouge écrevisse avec l'air idiot. Uniquement pour les figures, pas pour le physique des gens sur les planches. Il faut une sacrée maîtrise et du courage quand même. Assise sur ma serviette je frissonne pour eux. Je hoche la tête mécaniquement aux explications de Martin, et je comprends que je peux définitivement rayer le surf de mes perspectives d'avenir.
La commande arrive et nous allons nous installer à une table à l'ombre non loin. Je lèche distraitement ma glace. Hum... c'est frais. On parle de nos activités à la plage et j'esquive le sujet de la baignade en lui demandant s'il vient souvent ici. Je ris comme une idiote à sa réponse.

« Je tiendrai ma langue... et tu travailles dans quoi ? »


Je suis une flemmarde de première mais je n'ai encore jamais raté une journée de travail. Après, c'est sans doute plus facile à faire lorsqu'on a un poste à soi que quand on est encore en apprentissage... un jour, j'aurai ma boutique et j'ouvrirai et fermerai quand ça me chantera. Enfin, suffisamment pour boucler mes fins de mois, cela va sans dire. Je ne tiens pas à retenter l'expérience de qu'est-ce-qu'on-va-manger-jusqu'à-la-fin-du-mois-et-comment-on-va-payer-cette-facture. J'ai donné. J'ai un bref retour dans le passé, aussi je sursaute presque à l'entente de « Charlotte », sans doute parce que je viens de penser à ma mère... et puis je comprends que Martin parle de la Charlotte d'Angleterre et je souris.

« Je ne voulais pas rater ça... Elle est adorable comme tu dis. Kate est jolie oui... mais il n'y a pas que William qui a de la chance. »


Bah oui, lui aussi il n'est pas mal du tout.

« J'aime bien tout ce qui concerne les monarchies européennes... ça fait un peu rêver. »
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MessageSujet: Re: Au coin de "Les frites de Momo" [Luciole]   Lun 27 Juil - 19:27

Assis à la table de picnic, on discute tranquillement. Ca parle de l'Angleterre, puis du fait que je devrais être au boulot au lieu d'être ici. Je souris quand elle me dit qu'elle tiendra sa langue. J'ai pas peur qu'elle me dénonce. Déjà, elle ne sait pas qui je suis, elle ne sait pas où je travaille et même si elle savait, je trouverais toujours une excuse pour mon boss. Je me suis toujours démerdé, depuis que je suis tout gamin. Parce que ça a toujours été comme ça. J'ai toujours trainé dans l'ombre de mon frangin et j'ai toujours voulu me départager de mon ainé.

- Je suis mécano. Surtout pour moto, mais les voitures, les camions... et même récemment, une poussette.

J'ai pas peur de dire dans quoi je travaille. Je ne pense pas qu'elle soit maléfique et qu'elle ira me dénoncer. J'y pense même pas et je tergiverse encore moins, parce que je suis quand même optimiste quelques fois. On parle ensuite un peu de l'eau, la mer, l'océan, la nage, les requins, le surf, les vagues, les pirouettes. Mais visiblement, c'est vraiment pas ça qui la branche sur une plage. Bah, chacun ses gouts après tout. Je change donc de sujet de conversation pour revenir un peu sur l'Angleterre et sur la famille royale. En fait, ce qui me dérange au Royaume Uni, c'est de repenser à ma famille, à la prison. Mais le reste, ça va. Je hausse les épaules quand elle me répond.

- Les monarchies, elles sont toutes désuètes. Elles ne servent plus à rien. Mais on les garde, parce que c'est un symbole.

Je souris. C'est vrai que ça ne sert plus à rien, en plus, ce sont des monarchies constitutionnelles, donc, ça veut dire que les familles royales sont juste là pour faire joli. Mais il est vrai qu'en Angleterre, même la famille royale sait qu'elle ne sert plus à rien. Pourtant, Kate et William sont dans les coeurs de tous les anglais. Mais bon, je comprends ce qu'elle veut dire par "ça fait rêver". C'est pas totalement faux. C'est vrai que voir des gens parader et les citoyens les applaudire, ça peut faire envie. Mais ayant vécu dans une famille aristocrate, je ne veux pas y retourner. Pour moi, la royauté, c'est... ça rappelle des vieux souvenirs. Mais je laisse faire, tant qu'on parle pas de prison, au final, c'est pas si méchant que ça.

- Bon, alors, mis à part rentrer dans des gens avec de la glace, tu fais quoi de beau? Hmm, je m'envoie deux ou trois frites derrière la cravate. C'est bon, mais c'est chaud! Mais c'est beaucoup trop bon pour attendre à ce qu'elles refroidissent, je préfère me bruler la langue! Du coup, si tu n'aimes pas l'eau, qu'est-ce que tu fiches à San Francisco? Tu viens de la montagne?
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MessageSujet: Re: Au coin de "Les frites de Momo" [Luciole]   Jeu 30 Juil - 14:30

On m'a souvent dit que j'avais deux mains gauches
Martin & Luciole

JComme il a évoqué son travail, je lui demande de quoi il s'agit. Il m'apprend qu'il est dans la mécanique. Au risque de passer pour une vieille, ou le genre de fille à vouloir mettre tout le monde dans des boîtes ou à juger les gens sur leur apparence, je dirai qu'il en a bien le profil. Je ne peux en revanche pas m'empêcher de m'esclaffer à ses derniers mots.

« Pour... poussette ? Je suis loin de m'y connaître mais ce n'est pas courant ça tout de même ? »


Je ne veux pas passer pour une indiscrète, mais j'aimerais bien connaître les circonstances qui l'ont menées à bricoler une poussette. À moins que... je ne me suis pas posée la question, mais il a peut-être un ou des enfants. Il a l'air d'être un peu plus âgé que moi, et j'ai une bouille de gamine. Peut-être est-il en couple, a-t-il une famille. Ou des neveux et nièces, ce genre de chose. Parce que je vois mal un père de famille m'inviter à prendre une glace. Malgré mon absence totale d'expérience de la vie de couple, l'hypothèse me semble invraisemblable.
J'ignore pourquoi, je me sens soulagée. Tu es stupide Lu.
Je lui adresse un sourire à son haussement d'épaules.

« J'étais fan de Sissi l'impératrice quand j'étais petite... les films avec Romy Shneider. C'est surtout ça que me rappelle la monarchie, le temps où c'était tout puissant et magnifique. Aujourd'hui c'est assez inutile comme tu dis, mais symbolique. On ne peut pas renvoyer les Windsor dans leur château écossais. »

Je serai bien en mal de me souvenir du nom, et je ne suis même pas sûre que ledit château n'appartienne pas à la couronne. Pourvu que je ne paraisse pas trop idiote tout de même. J'en ai un peu marre de mon rôle de petite fille écervelée.
Heureusement pour moi et ma culture catastrophique, on change de sujet. Martin me demande ce que je fais dans la vie. Je ris à la plaisanterie sur la glace, pour masquer la gêne qui me reste encore.

« Hé ben je travaille... je suis apprentie chez un fleuriste. En fait je suis née ici, mais je n'ai jamais été fan des baignades. De mauvais souvenirs... enfin souvenirs. »

Pas vraiment. On appelle pas souvenirs des choses qui se sont passées juste après votre naissance, et auxquelles vous n'avez pas assistées. Vite, je cherche à parler d'autre chose, à ne pas m'attarder là-dessus.

« Et toi à part le surf et la mécanique, tu as d'autres talents cachés ? »
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MessageSujet: Re: Au coin de "Les frites de Momo" [Luciole]   Aujourd'hui à 2:03

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