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 Celui qui a dit que l'argent ne fais pas le bonheur ne savait pas où faire les boutiques (Ambre)

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MessageSujet: Celui qui a dit que l'argent ne fais pas le bonheur ne savait pas où faire les boutiques (Ambre)   Jeu 18 Juin - 21:28

Celui qui a dit que l'argent ne fais pas le bonheur ne savait pas où faire les boutiques.
Ambre & Luciole

Si j’étais riche, je ferai fermer les magasins au public lorsque je prévoirais de m’y rendre. Comme ça, je serai tranquille. Je pourrai fouiller sur les portants sans qu’on soupire sans la moindre discrétion à côté de moi pour me signaler que je suis bien mignonne, mais très lente. Personne ne m’écraserait les pieds non plus. Mes pauvres petits pieds, ils sont déjà tellement moches (ça me dégoûte rien que d’y penser). Pas de file d’attente interminable pour acheter deux paires de chaussettes (si j’étais riche ça serait trente). Et puis surtout, personne ne volerait la robe de mes rêves sous mon nez. Je rage encore en sortant de la boutique. Elle était tellement beeeelle…
C’est le week-end, il fait chaud dehors et frais dans le centre commercial. Pas étonnant que la moitié de San Francisco s’y soit donné rendez-vous. Pour ma part, je suis censée refaire ma garde-robe pour l’été. Je n’ai plus grand-chose à me mettre et ma sœur a vendu tous les vêtements qui ne lui allaient plus dans une brocante l’an dernier. De toute façon j’en ai marre de récupérer ses fringues et la friperie ne me tentait pas aujourd’hui, alors ça sera du neuf cette fois-ci ! La vie est trop courte pour ne pas se faire plaisir. Dommage que je ne sois pas riche, je me répète.

« Aïe ! Faites attention ! »

Le garçon ne se retourne même pas. Il a quoi, quatorze ans ? mais déjà une force pédestre qui m’épate. Je dois avoir onze ou douze orteils de cassé. Ah non, c’est impossible. Mettre des ballerines a été une grosse erreur aujourd’hui, j’aurai du venir en bottes de neige. Je n’ose pas enlever une de mes chaussures pour examiner l’ampleur du désastre. C’est dégoûtant et terrifiant et pas hygiénique du tout et de toute façon, la foule m’entraîne.
J’arrive à me glisser dans le recoin d’une vitrine. Ouf. Je peux souffler un coup. C’est épuisant de faire du shopping. Ça devrait être un sport. Comme dans à peu près tout hormis la sieste, je ne serai pas très bonne. Deux paires de chaussettes, c’est un maigre butin. Je tortille distraitement une mèche de cheveux autour de mon doigt. Les gens défilent toujours, en rivière d’inconnus que je ne reverrai jamais. Enfin, inconnus… je reconnaîtrais la silhouette longiligne qui passe non loin de là n’importe où.

« Ambre ! »

Je me jette dans la foule comme dans une bataille. « Pardon, pardon, excusez-moi, pardon… » C’est mon tour d’écraser des pieds. « Oups, toutes mes excuses ! » Je ne m’attarde pas plus. La jolie silhouette de mon amie s’éloigne déjà de moi. Je me faufile entre les gens, bredouille des « désolée ! » à la va-vite, et parvient enfin à la rattraper. Dès qu’elle est à ma portée, je lui tapote l’épaule.

« Ambre ! Je ne pensais pas te voir ici ! »
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MessageSujet: Re: Celui qui a dit que l'argent ne fais pas le bonheur ne savait pas où faire les boutiques (Ambre)   Lun 6 Juil - 19:25

Luciole ♥ Ambre
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Il fait beau. Il fait chaud. Et c’est l’été. Pour tout dire, j’adore l’été à San Francisco. Tout bonnement parce qu’il y fait moins chaud qu’à Buffalo Gap et il y a moult choses à faire en plus. Dans un village paumé, tout ce que je pouvais faire, c’était compter les cailloux et m’amuser à faire des bouquets. Guère passionnant. Surtout que je n’avais pas réellement l’occasion de compter les cailloux et de cueillir des fleurs à cause de mon frère, mais tout cela, c’était une tout autre histoire. Puis à San Francisco, il avait mon tout. Il y avait mes amis, ma famille et l’homme que j’aimais. Mais pour l’heure, je rentrais tout juste de Milan. Qu’est-ce que je faisais là-bas ? Du baby-sitting. Pour ainsi dire, j’avais trouvé le poste de rêve. Pourtant, je m’étais fait virer de mon ancien job quelques jours avant, mais grâce à une connaissance, j’avais rapidement retrouvé un poste. Un poste de baby-sitter pour un enfant qui n’était autre que le fils de Maël Hampton, futur directeur de l’hôpital de San Francisco et mannequin à ses heures perdues. Ce qui veut aussi dire qu’il voyage beaucoup. Et ce qui veut aussi dire que lorsqu’il veut voir son fils, je dois voyager avec pour que la famille se retrouve au grand complet. En vrai, c’est merveilleux. C’était la première fois que je prenais l’avion, la première fois que je voyais hors de l’Amérique, la première fois que je voyais une autre culture. Une puuuure merveille ! Et le bébé était bien trop craquant en plus.

« Et c’était géniiiial ! Parce qu’on a fait des manèges aussi ! » je raconte, tandis que je suis avec ma valise en train de marcher pour rentrer chez moi. A l’autre bout du téléphone,  c’est Nawel, mon meilleur ami et l’un de mes colocs. Il ne me répond que pas des ânonnements. Je soupçonne qu’il se moque de ce que je lui raconte, mais je m’en fiche. J’ai besoin de partager mon bonheur. Je fais rouler ma valise tandis que je décide de couper par le centre commercial pour regagner l’appartement. « Tu te rends compte ? C’était mon tout premier manège !! » Une nouvelle fois, un silence me répond. Très certainement parce qu’il ne doit pas savoir que me répondre. Je crois que mon cher ami a un peu de mal avec les interactions sociales. Mais ce n’est pas grave, je l’aime comme ça. « Qu’est-ce qu’il fait chaud en Italie ! J’ai cru mourir ! Tu connais l’Italie ? »

Mais là encore, ce n’est qu’un léger grommèlement qui me répond. Je suis prête à enchaîner mais on me bouscule. Mon portable me glisse d’entre les doigts, et s’écrase en mille morceaux par terre. Oh nooon ! Je me tourne vers la personne qui ne prête même pas attention à ma personne et s’en va. Trop de foule. Trop de gens. Il se passe quoi ? Je me baisse pour rassembler les morceaux épars de mon portable. Triste existence… Nawel pourrait penser que je suis morte maintenant… Le cadavre de mon portable entre mes mains, je me redresse et je reprends mon chemin, pressée de sortir du centre commercial. Il y a bien trop de monde ! Mais c’est alors qu’une voix m’appelle au loin.

« Ambre ! » Je me tourne vers la personne qui m’interpelle ainsi et je souris grandement en voyant mon amie Luciole. Gnn. Le monde est si petit ! D’ailleurs, elle bat des coudes afin d’arriver à ma hauteur. Trop de gens vous dis-je ! Moi-même, je m’avance vers elle et nous recule dans un coin où nous ne serons pas trop dérangées par le va-et-vient. « Ambre ! Je ne pensais pas te voir ici !
- Siiii ! Je viens tout juste de rentrer de Milan ! C’était génial ! » je lui apprends, toute guillerette. « Je voulais couper par le centre commercial pour rentrer chez moi et raccourcir mon trajet, mais il y a un de ces monde ! Tu sais ce qu’il se passe ? » Oui, évidemment, je n’ai pas spécialement percuté avec les soldes et toutes ces choses. « Tu sais, Milan, c’est vraiment beau. En plus, j’y ai fait mon tout premier tour de manège. Tu en as déjà fait toi ? Et qu’est-ce que tu fais là ? Tu as fait quelques emplettes ? Tu me montres ? »

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MessageSujet: Re: Celui qui a dit que l'argent ne fais pas le bonheur ne savait pas où faire les boutiques (Ambre)   Mar 7 Juil - 12:20

Celui qui a dit que l'argent ne fait pas le bonheur ne savait pas où aller faire les boutiques
Ambre & Luciole


Je n'aime pas les centres commerciaux en période de solde. Trop de gens, des réductions décevantes. Enfin le problème principal c'est surtout la foule. Parce que sans elle, j'aurai pu avoir cette sublime robe à -60 %... Je ne suis pas du genre futile comme fille, du moins je ne crois pas. Je n'ai jamais eu vraiment une occasion de faire des emplettes sans être obnubilée par mon compte bancaire, et du coup je n'ai jamais passé plus de dix minutes devant un miroir à me barbouiller la figure. Si j'étais riche, ce serait peut-être le cas... en attendant je ne le suis pas.
Le grand avantage de la densité actuelle très élevée du centre commercial, c'est qu'on peut y faire tout un tas de rencontres. Il me semble avoir aperçu un de mes professeurs de lycée à une caisse – que je ne tiens pas à revoir – mais la vraie bonne rencontre du jour, c'est la silhouette de rêve de mon amie Ambre qui se profile non loin. Suffisamment pour qu'elle ait du mal à entendre mes appels et moi à la rattraper, mais il y a vraiment trop de gens ici. Enfin, je finis par la rejoindre et nous nous glissons dans un coin tranquille. Ouf.
Je la regarde en souriant. Si j'ai un sac en plastique dans la main, elle traîne une grosse valise, et a l'air de quelqu'un qui a pris le soleil.

« - Siiii ! Je viens tout juste de rentrer de Milan ! C’était génial ! » me dit-elle, visiblement toute excitée. Ce simple mot de « Milan » suffit à me faire perdre à moi aussi tout contrôle. Milan... l'Italie... l'Europe... Nous avions ce point commun, Ambre et moi, de n'être jamais sorties des USA, mais apparemment c'est fini.

« À Milan !! Veinarde ! Alors comment c'était ? Tu étais en vacances ? En tous cas tu es toute bronzée ! »


Une fois lancée, on ne m'arrête plus. Je suis un vrai moulin à paroles lorsqu'un sujet de discussion m'enthousiasme, et là c'est le cas... Là-dessus nous sommes pareilles. Ambre poursuit en m'expliquant qu'elle comptait couper par le centre commercial pour rentrer chez elle, mais qu'elle n'avait pas escompter la foule...

« Bien sûr, les soldes ont commencées. Je me suis fais avoir aussi comme une touriste ! »


Comme une touriste, c'est le cas de le dire. Lunettes de soleil sur le front, sens de l'orientation laissant à désirer et shopping au pire moment de l'année : il ne me manque plus que l'appareil photo autour du cou. On ne dirait pas que j'ai passé toute ma vie à SF.

« Tu sais, Milan, c’est vraiment beau. En plus, j’y ai fait mon tout premier tour de manège. Tu en as déjà fait toi ? Et qu’est-ce que tu fais là ? Tu as fait quelques emplettes ? Tu me montres ? »


« Ton premier tout de manège ? C'est super ça ! » Il me semble que j'ai du en faire un tour avec mon père, donc avant mes six ans et qu'il... mais le souvenir est trop lointain pour en être sûre. Je n'aime pas remonter aussi loin de toute manière. « Oui, je suis venue refaire ma garde-robe ! Mais en fait, je n'ai pas trouvé grand chose à part des chaussettes. Très pratique pour l'été. » J'ai un petit rire et je me tourne vers elle. Ça me fait plaisir de la revoir. « Il faut tout que tu me racontes sur ton voyage à Milan. Tu veux aller boire un verre ? »

Il y a pleins de petites terrasses sympas ici, et puis j'ai soif avec cette chaleur, et ça sera sûrement plus pratique pour discuter que dans ce petit coin.

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MessageSujet: Re: Celui qui a dit que l'argent ne fais pas le bonheur ne savait pas où faire les boutiques (Ambre)   Dim 19 Juil - 21:13

Luciole ♥ Ambre
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La vie, c’est comme une boîte de chocolat. On ne sait jamais sur quoi on va tomber. Eh bien, c’était vrai. Je venais tout juste de rentrer de Milan, j’avais coupé par le centre commercial et je venais de croiser mon amie Luciole, jolie petite brune aux joues rebondies. En chemin, j’avais eu le temps d’appeler mon ami, de voir mourir mon portable sous mes yeux et de m’être fait bousculer un nombre incalculable de fois, mais ma bonne humeur était telle que rien ne pourrait l’entamer. Nous voilà dans un coin plus tranquille pour discuter. Je me lance dans le grand récit de mes vacances, loin de cette foule qui était plus qu’impolie.

« Je viens tout juste de rentrer de Milan ! C’était génial ! » je m’extasie, au comble du bonheur. C’était une ville magnifique et c’était la première fois que je quittais le pays. Je revenais avec pleins de souvenirs et des cadeaux plein la valise ! Luciole partage mon enthousiasme. « A Milan !! Veinarde ! Alors comment c’était ? Tu étais en vacances ? En tout cas, tu es toute bronzée ! » Je souris de toutes mes dents. Si je pouvais danser, je le ferai. « Ouiii ! Merci, il fait tellement chaud en Europe, alors on bronze dès qu’on sort le nez dehors. » je fais remarquer avant de poursuivre. « Et non, je n’étais pas en vacances. Depuis quelques semaines, je travaille pour un monsieur qui me fait garder son fils. Comme il devait partir pour une semaine à Milan afin d’y faire un défilé, je devais garder son garçon. Mais au bout de quelques jours, son fils lui manquait tellement qu’il m’a dit de rappliquer à Milan avec lui. on y est allé en jet privé, tu te rends compte ?! » Sérieux, je suis refaite là ! Je n’aurai pas pu vivre mieux. En plus, le gamin est adorable. Un pur bonheur. Je finis par m’intriguer d’une telle panique au centre commercial. Les soldes n’étaient pas quelque chose de très répandu dans mon petit pays tout petit de mon enfance, j’admets que je ne percute pas immédiatement quand c’est la saison. Par chance, mon amie est là pour me rafraîchir la mémoire. « Bien sûr, les soldes ont commencées. Je suis fais avoir aussi comme une touriste ! » Je me tape le front, comme si une illumination soudaine venait de me frapper. « Haaan mais oui ! Les soldes ! »

Mes connexions neuronales ne se font pas toujours très bien. Mais peu importe, je blâme le décalage horaire. Je n’ai pas beaucoup dormi, et dans ces cas-là, je suis toujours excitée comme une puce. La preuve, je reprends ma discussion d’avant.

« Tu sais, Milan, c’est vraiment beau. En plus, j’y ai fait mon tout premier tour de manège. » Et ça, c’était la classe. « Tu en as déjà fait toi ? Et qu’est-ce que tu fais là ? Tu as fait quelques emplettes ? Tu me montres ? » Bonjour, Ambre Brönte, j’ai un débit infernal. Par chance, mon amie m’aime et généralement, les gens ne m’en tiennent pas rigueur. « Tout premier tour de manège ? C’est super ça ! » Ouiiiii ! « Oui, je suis venue refaire ma garde-robe ! » Ah bon ? Elle s’est défaite ? « Mais en fait, je n’ai pas trouvé grand-chose à part des chaussettes. Très pratique pour l’été. » Je ris avec elle. « Fais attention, c’est plus utile avec les chaussures. Mais moi, je les perds tout le teeemps. Elles disparaissent et je ne sais pas pourquoi… » Un vrai casse-tête pour les retrouver. Nawel accusait Daïquiri, notre chien, mais pour ma part, j’accusais les lutins ou un quatrième colocataire qui se serait glissé dans la maison. « Il faut tout que tu me racontes sur ton voyage à Milan. Tu veux aller boire un verre ? » Je hoche vivement la tête. « Oh oui ! Oh oui ! Viens ! »

Ma main vient prendre la sienne et je prends les devants. Dans mon autre main, ma valise que je tente de ne pas oublier. Il y a tous mes cadeaux dedans, ce serait bien trop dommage. Je me faufile entre la foule, ma petite Luciole trottinant derrière moi. Finalement, je repère un café sympa dans le centre commercial. Je décide d’aller y poser nos affaires. On s’assoit à une table.

« Dis, tu connais ici ? J’y suis allée une fois, ils font des smoothies trooop bons ! Tu aimes les smoothies ? » je demande en prenant la carte des commandes entre mes mains. Je ne sais si je veux prendre une glace ou à boire. Je me tâte ! Je repose momentanément le menu. « Et tu sais quoi ? J’ai assisté aux défilés de mon boss du coup. Tu as déjà vu des défilés de haute couture ? Des fois, je ne comprends pas très bien en quoi ça consiste. Les habits sont jolis, mais on ne peut pas les porter normalement. C’est très étrange… » je songe, presque pour moi-même. « Au fait, tu as choisi ce que tu allais prendre ? »

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MessageSujet: Re: Celui qui a dit que l'argent ne fais pas le bonheur ne savait pas où faire les boutiques (Ambre)   Lun 20 Juil - 18:31

Celui qui a dit que l'argent ne fait pas le bonheur ne savait pas où aller faire les boutiques
Ambre & Luciole


Proverbe du jour : le hasard fait bien les choses, et la procrastination peut avoir du bon. La preuve, c'est que si je n'avais pas traîné au lit hier au lieu de me bouger et de venir ici faire ce fichu shopping, j'aurai certes pu avoir cette adorable robe bleue, mais je n'aurai pas croisé mon amie Ambre. Un des trucs les plus chouettes avec elle, c'est qu'elle est facilement aussi enthousiaste que moi. Aujourd'hui elle est toute excitée, et je comprends vite pourquoi. Elle revient de Milan quoi ! Même la douleur discrète et lançante de mes pieds écrabouillés ne me refroidit pas. Heureusement, nous nous sommes calées dans un petit coin à l'abri de la foule de soldeurs et de leur pieds dévastateurs, et nous pouvons discuter tranquillement, quoique bien agitées.

« Ouiii ! Merci, il fait tellement chaud en Europe, alors on bronze dès qu’on sort le nez dehors. »


« Oooh ! Tu ne sais pas comme je t'envie. Ça doit être génial, tous ces...
(là je cherche ce qu'on dit généralement de l'Italie, et comme rien ne me vient, je poursuit.) enfin... l'Europe ! »

Elle m'explique qu'elle n'était pas en vacances, mais gardait le fils d'un styliste. En voilà un boulot sympa, je veux bien garder tous les enfants de tous les stylistes de ce monde si on m'emmène en voyage. J'aimerai tellement visiter l'Angleterre, et la Suède aussi, peut-être la France comme mes parents pour leur voyage de noce... Même si je pense que je serai morte de peur dans l'avion.

« Un jet privé ?! Wouah, il est super ton travail ! C'est la première que tu prenais l'avion ? C'est comment dis ? »

Je me retiens, je vous assure, sinon Ambre serait déjà noyée sous mes interrogations. Ce n'est pas tous les jours que je croise quelqu'un qui a traversé l'Atlantique, et encore moins quelqu'un qui soit disposé à parler. En temps normal je suis curieuse, mais là je suis carrément fascinée. Aussi, lorsqu'elle me demande ce que je fais là et la raison de cette foule monstrueuse, je lui explique rapidement que ce sont les soldes, que j'ai acheté des chaussettes et que c'est stupide en été. Presque gravement avec un joli rire, elle me répond :

« Fais attention, c’est plus utile avec les chaussures. Mais moi, je les perds tout le teeemps. Elles disparaissent et je ne sais pas pourquoi… »


Moi aussi figure-toi, Ambre. Quand j'étais petite j'étais persuadée que des nains se cachaient dans l'épaisseur des murs des maisons et volaient les chaussettes des habitants. Ma sœur soupirait en entendant mes histoires. Notre nain à nous s'appelle Ricin et il aime tout particulièrement les petits cœurs blancs sur fond rose. Grâce à mon amie, j'ai la presque confirmation de mon hypothèse. « Ricin & co are watching us. »
Ce qui m'intéresse pour le moment, c'est le récit de son voyage. Je lui propose d'aller boire un verre, par cette chaleur ce n'est pas une mauvaise idée, et nous nous glissons entre les gens, elle, sa valise, moi et mon sac de chaussettes. Nous choisissons un petit café et je me laisse tomber comme une chiffe molle sur ma chaise.

« Dis, tu connais ici ? J’y suis allée une fois, ils font des smoothies trooop bons ! Tu aimes les smoothies ? »

« Pas du tout ! Mais les smoothies, c'est trop bon de toute manière ! »


Je ris. Je suis bien là, assise avec elle à papoter. J'attrape la carte et y jette un coup d'oeil. Je ne comprendrai jamais ce besoin qu'ont les restaurateurs de donner des noms sans aucun rapport à leurs boissons. En quoi est-ce que « Passion enivrante » évoque la grenade et le pamplemousse ? Je dois manquer d'imagination.

« Et tu sais quoi ? J’ai assisté aux défilés de mon boss du coup. Tu as déjà vu des défilés de haute couture ? Des fois, je ne comprends pas très bien en quoi ça consiste. Les habits sont jolis, mais on ne peut pas les porter normalement. C’est très étrange… »

« Oh, la classe ! Moi je n'en n'ai jamais vu, ou peut-être une fois à la télé mais j'ai du m'endormir devant. Pourquoi est-ce qu'on ne peut pas porter les vêtements normalement comme tu dis ? Et tu sais où ils vont après ? »


Un dernier regard à la carte, et j'opine de la tête à sa question en optant pour un « Zeste d'été », mélange de jus de citron, pomme et framboise. « Et toi ? »

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MessageSujet: Re: Celui qui a dit que l'argent ne fais pas le bonheur ne savait pas où faire les boutiques (Ambre)   Aujourd'hui à 2:02

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