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 I should just tell you to leave cause I know exactly where it leads but I watch us go 'round and 'round each time ▬ SAMNIEL

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MessageSujet: I should just tell you to leave cause I know exactly where it leads but I watch us go 'round and 'round each time ▬ SAMNIEL   Dim 28 Juin - 17:40

Aller à la plage avec Nathaniel était une chose banale mais ce jour là j'en avais réellement besoin. Je voulais juste m'évader et arrêter de penser. Je ne voulais plus penser à rien. Je venais de rentrer de voir mon père. Il m'avait rassuré. Il m'avait même montrer sa nouvelle pièce d'abstinence. Cela faisait dix ans qu'il n'avait plus bu une goutte d'alcool. Mary me dit qu'elle était très fière de lui. Je la comprenais. Elle ne l'avait pas connu dans sa période alcoolique mais il était tenté tous les jours et ça serait le cas jusqu'à la fin de sa vie. Je lui dis aussi que j'avais failli perdre Nate. Il me demanda si nous avions discuté tous les deux. Mon père était persuadé que j'étais amoureuse de Nate. Je lui avais toujours dit qu'il avait tord mais depuis l'accident de mon meilleur ami je me posais des questions. Mon couple avait volé en éclat le jour où j'avais failli le perdre mais pas à cause de Nate loin de là. Mon petit ami était en train de coucher avec une autre femme quand j'étais rentrée. Je n'avais même pas pu lui crier dessus. Au fond de moi je m'étais même un peu sentie soulagée. Nous ne nous voilions plus la face. J'étais rentrée chez moi et je l'avais trouvé assis à la table de la cuisine. Je lui avais demandé de quitter mon appartement mais je lui laisserai le temps de trouver un appartement. Je n'étais pas quelqu'un de méchant et je voyais toujours le bon côté des choses. Tant qu'il serait là je ne me poserai pas des tonnes de questions sur lui. J'avais d'autres choses à penser. Je lui souriais un peu alors que j'allais dans notre chambre pour me changer. J'enfilais un bikini et et je me regardais un instant dans le miroir. J'haussais les épaules et je pris ma planche avec de sortir de la pièce.

« Je vais surfer avec Nate. »
« Tu ne perds pas de temps. »
« Tu n'as rien à dire ! C'est toi qui en a baisé une autre ! »

J'en devenais vulgaire. Je claquais la porte de l'appartement et je descendais les escaliers rapidement et j'attendais sur le trottoir que Nate arrive. Je pris mon téléphone et j'allais faire un tour sur facebook. Je n'étais pas forcément très contente d'être sur ce site mais bon ça me permettait de suivre un peu mieux la vie de mes amis. Et là j'avais encore une fois la publication de Ivy sous les yeux. Je ne pouvais même pas en parler avec Hamish, il s'était barré en Russie ce fourbe ! Je vis des commentaires négatifs et même si ça me plaisait pas vraiment je me devais de le soutenir. JJ'étais la seule à le soutenir un peu en ce moment. Il s'était mis en couple avec Ivy. Je ne pouvais pas dire que je ne l'aimais pas ou que je l'aimais. Je ne la connaissais pas. La seule chose que je savais c’était que Nate était heureux avec elle et je ne voulais que son bonheur. Ça me faisait aussi un peu mal au cœur mais je ne pouvais en aucun cas me plaindre. J'avais d'autres choses à penser. Il ne tarda pas à arriver et je me levais pour faire comme si j'étais une auto-stoppeuse. Quand il s'arrêta je pris un air de gamine et je dis d'une petite voix :

« Vous allez à la plage ? Vous voulez bien me déposer monsieur ? »

Je lui souris et j'explosais de rire avant de mettre la planche sur le toit de sa voiture et de monter à côté de lui. Je montais le son de la radio quand je grimpais à côté de lui. Je mis mes lunettes de soleil sur le bout de mon nez et je le laissais me conduire à la plage. Une fois arrivée, je descendais ma plage et celle de mon ami. Nous nous dirigeâmes sur la plage et une fois l'endroit rêvé trouvé, j'installais ma serviette et j'enlevais mon short et ma chemise. Je regardais Nate du coin de l'oeil.

« Fait gaffe ! Je te vois me reluquer ! »

Je lui fais un clin d'oeil avant de rire et de me mettre à enfiler ma combinaison. Je lui souriais et je prenais ma planche. Une fois dans l'eau je me sentais un peu revivre. Je souriais et je m'assis sur ma planche avant de lui dire, enfin de lui crier parce qu'il était assez loin.

« C'est plutôt agité ce soir ! On va avoir de bonnes vagues ! »

Non non je ne voyais pas où était le danger.


Dernière édition par Samantha Flanaghan le Dim 26 Juil - 13:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I should just tell you to leave cause I know exactly where it leads but I watch us go 'round and 'round each time ▬ SAMNIEL   Dim 5 Juil - 22:57


Je venais de « raccrocher » avec Sam sur facebook, on a parlé une bonne heure et quand elle m’a dit qu’elle était enfin rentrée de chez son père, j’ai tout de suite annoncé que je partais la chercher. On va à la plage elle et moi, parce que Sam, c’est ma grande copine de surf. Ça fait dix ans qu’elle m’accompagne à chacun de mes spots et qu’on surfe les vagues ensemble. Elle se débrouille comme un chef, d’ailleurs, c’est chouette à voir, à croire que c’est inné chez elle. Ça me fait penser à Jude, à qui j’ai appris à surfer. Nous avons passé seulement quelques après-midis sur l’océan, elle et moi, mais je sais qu’elle n’atteindra jamais le niveau de Sam. Peut-être qu’un jour on pourra y aller tous les trois. Quand Jude arrêtera de me faire la tête parce que je suis avec Ivy. Même Ivy pourra s’y essayer aussi, mais bizarrement je la vois pas du tout sur une planche. En revanche, j’emmènerais bien Louise glisser sur les vagues, je suis sûr que ça lui plairait comme sensation.

Je monte dans ma voiture alors que je pense à ma copine. Officielle. Apparemment. C’est elle qui a lancé le truc sur facebook, vous savez ce changement de statut « en couple avec XXX ». C’est pas trop mon truc d’habitude, mais j’ai été content que ça vienne d’elle, parce que je vois qu’elle s’implique. Sauf que les commentaires qu’on a reçus m’ont complètement déstabilisé. Je sais qu’on est censé s’en foutre royalement de ce que les autres pensent, mais quand je vois mes propres amis critiquer, ça fait mal. Et je ne sais pas pourquoi, mais je crois que je sens mon couple menacé à présent. Et comme une pression nous assaillir, je n’aime pas tellement ça. Heureusement, Sam a eu la bonne idée de me soutenir. Elle est géniale Sam, vraiment. Toujours là pour moi, comme je le serai toujours pour elle. Et en l’occurrence, aujourd’hui, je suis là pour elle. Parce qu’elle a découvert que son mec la trompait et que je viens de l’apprendre. Alors forcément, je me dois de tout faire pour lui prouver que je veille sur elle. Et là on va à la plage tous les deux pour se libérer l’esprit. Elle en a besoin et moi aussi, à cause de mon couple qui me trouble, aussi nouveau soit-il, et puis le truc avec Charlie, le fait de lui avoir dit la vérité, d’avoir appris que si je n’avais pas fermé ma bouche, on serait peut-être ensemble, et puis la trahison d’Eliott, celui qui fut autrefois mon ami. Le surf, c’est vraiment le moment qui arrive à me vider complètement la tête, à me libérer du poids du monde.

J’arrive près de chez Sam et je cherche mon téléphone pour l’appeler et lui dire de descendre, mais ça ne sert à rien puisque je vois sa jolie chevelure rousse à quelques dizaines de mètres devant moi. Je la vois tendre le bras comme une autostoppeuse alors que je m’approche, ce qui me fait rire. Je baisse la vitre pour lui parler mais elle est plus rapide que moi. J’éclate de rire à ses propos et surtout à sa façon de faire et je réponds illico. Ta maman ne t’a jamais dit de ne pas parler aux étrangers, jeune fille ? Tu sais, faire de l’autostop, c’est pas très recommandé. Mais comme tu as l’air gentille et jolie, je veux bien t’emmener à la plage. Je lui envoie un regard de prédateur et je me mets à rire. Je peux pas tenir plus de deux secondes avec elle. Elle charge alors sa planche dans le pick-up et elle grimpe à côté de moi. Direction l’océan !!! J’augmente la musique et nous roulons, cheveux au vent, en train de chanter à tue-tête des vieilles chansons pop ridicules qui passaient à la radio.
Une fois sur la plage, nous marchons côte à côte jusqu’à notre spot habituel, et j’observe les vagues pour calculer nos chances d’en avoir de bonnes. Une fois arrivés à destination, Sam étend sa serviette, moi je me contente de poser le sac et de retirer mon t-shirt pour me trouver en short de bain. J’attrape le t-shirt de surf à manches longues dans mon sac et je l’enfile. Et c’est en sortant la tête de l’encolure que mon regard se pose sur Sam, dos à moi, qui s’effeuille. Bon, je ne vais pas vous mentir, elle est grave sexy ma Sam. Et je ne me retiens même pas de la mater. Et j’aime bien son bikini, ça lui va bien. Et puis… il y a ces cicatrices qui m’intriguent toujours. Je ne sais pas à quoi elles correspondent, je sais juste que si elle veut m’en parler, elle le fera. Peut-être que ça a à voir avec ce dont on parlait juste avant de quitter notre conversation facebook ? Le fait qu’elle est un putain de héros à mes yeux mais qu’elle a « failli ne pas pouvoir le faire ». Je ne sais pas. J’ose pas aborder le sujet, en fait, Hamish m’a dit de la laisser venir vers moi.
En tout cas, Sam vient de me griller à la mater et je me mets à rire, en assumant totalement. Le petit clin d’œil aguicheur qu’elle me lance m’arrache un nouveau sourire. Et je pense à George, ce connard de George. Comment on peut tromper quelqu’un comme elle ? Cette nana est absolument géniale et puis sexy. Bon un peu chiante parfois, mais elle est mignonne quand même. Il ne la mérite pas, je l’ai toujours senti. Ce mec est un vaurien, je ne l’appréciais pas mais aujourd’hui, je peux officiellement dire que je le déteste. Parce qu’il a fait du mal à Sam. Ca se fait pas.

Je la suis à l’eau et couché à plat ventre sur ma planche, je rame en direction du large. Je finis par me redresser pour observer à nouveau les vagues. Je me retourne vers Sam qui se trouve à environ vingt mètres de moi, elle me parle. Toi d’abord ! Je l’invite à commencer et à choper celle qu’elle estimera la meilleure. Et j’attends mon tour. Elle finit par démarrer et je la regarde glisser sur l’eau avec dextérité. Quelques autres surfeurs se trouvent un peu plus loin, mais on n’y fait pas attention. Quelle classe elle a sur une planche, j’adore la regarder faire, elle a ce regard particulier à fixer son but qui force l’admiration. Et puis de temps en temps elle sourit. J’aime bien quand elle sourit, Sam. J’aime bien quand je vois qu’elle est heureuse. Et aujourd’hui, elle en a bien besoin.

Mon tour arrive et je dévore la vague, me laissant glisser jusqu’à ce qu’elle me rejette. Je me sens puissant quand je suis sur ma planche, et en totale harmonie avec la nature et avec moi-même. Ca fait un bien fou.

Nous enchainons les vagues, les minutes passent, on reste à l’eau bien plus d’une heure et quand je sors, je suis épuisé. Depuis l’accident, je n’ai pas repris le sport, je n’ai pas fait mon jogging comme je le fais d’habitude, et le moindre effort physique me coûte.  Sam me rejoint sur la plage et je retire mon maillot pour me mettre torse nu puis je m’allonge dans le sable qui va se coller à mon dos. Aaaaahhhh bon sang, ça fait du bien. Dire que j’aurais pu ne plus jamais vivre ça… je pense alors en repensant à mon coma. Je lève légèrement la tête vers Sam en rigolant avant d’ajouter Dire que j’aurais pu ne plus jamais te voir te mettre en bikini… Ca aurait été fort fort dommage ! Je plaisante. C’est toujours comme ça entre nous, à émettre des sous-entendus. Même nos gestes suggèrent autre chose qu’une simple amitié. Mais vous avez tout faux. Elle me connait trop bien, et je sais que je ne suis pas un type pour elle. Elle mérite mieux qu’un type comme moi. Ou comme George. J’espère qu’elle va vite rebondir après cette histoire.



Dernière édition par Nathaniel Brady le Dim 2 Aoû - 21:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I should just tell you to leave cause I know exactly where it leads but I watch us go 'round and 'round each time ▬ SAMNIEL   Sam 11 Juil - 13:52

Punaise cela faisait longtemps – trop longtemps ! - que je ne m'étais pas sentie aussi bien. Être dans l'eau à attendre la vague, à surfer, à me prendre des rouleaux dans la tronche c'était purement jouissif. Ça l'était aussi parce que j'étais avec Nate. C'était la seule activité que nous avions que tous les deux Nate et moi. A la caserne nous étions ensemble mais avec pleins d'autres pompiers. Là c'était juste lui et moi. C'était aussi pour cela que j'étais heureuse de passer du temps avec lui. Et puis après tout, il était mon meilleur ami donc c'était légitime que je passe  beaucoup de temps avec lui. De retour sur la plage, je m'affalais sur ma serviette et machinalement je passais ma main sur mes cicatrices. J'avais un peu mal de temps en temps et là comme ça faisait longtemps que je n'avais pas surfer je ressentais quelques douleurs. Rien d'insupportable. J'avais vécu bien pire.  Je m'allongeais sur le ventre histoire que mon dos sèche vite. Je lui lançais un petit regard. Il était quand même super bien foutu le bougre ! Je souriais et je tendais mon bras pour attraper ma crème solaire. Oui je suis rousse alors je ne bronze pas, je crame ! Aaaaahhhh bon sang, ça fait du bien. Dire que j’aurais pu ne plus jamais vivre ça… Je souriais un peu tristement. Il m'avait fait très peur. J'avais cru que je ne le reverrai jamais plus. Il me regarda et ajouta : Dire que j’aurais pu ne plus jamais te voir te mettre en bikini… Ca aurait été fort fort dommage ! Je me mis à rire. Ce n'était pas bien de me dire cela. Je me rasseyais et je prenais ma serviette pour me sécher les cheveux. « Tu n'aurais peut être jamais pu me voir ainsi tu sais ! En fait si tu aurais pu me voir mais dans un fauteuil roulant et je t'assure que c'est beaucoup moins sexy. » Je lui souriais et voyant son air d'incompréhension j'ajoutais : « Ecoute tata Samantha va te raconter l'histoire de sa vie. » Et là dans ma tête c'est le chaos. J'ai une chanson qui se met directement en route. C'est l'histoire de la viiiiiiiiie, le cycle éternel !!! D'un enfant béniiiiiit... Je secouais ma tête et je regardais Nate. « Hamish m'avait dit que je devais t'en parler depuis longtemps mais je ne voulais pas que ton regard sur moi change. » Je me tournais vers lui et je prenais une grande inspiration. « Pas de pitié. Pas de louanges. Rien. Tu m'écoutes et c'est tout d'accord ? » J'attendais qu'il acquiesce et je me mis alors à raconter l'histoire de la pauvre petite Samantha. C'était d'un ridicule. « Tu sais que mon père était un alcoolique. Et il avait eu une mutation pour New-York. Nous avions pas mal de route à faire et quand je sentis qu'il s'endormait alors je lui ai dit de s'arrêter avant de m'endormir moi même. Sauf qu'il ne m'a pas écouté et on a eu un accident. Il n'a rien eu de grave quelques égratignures. Quant à moi, j'ai perdu l'usage pur et simple de mes jambes. Pendant trois ans j'ai été dans un hôpital et je me suis battue pour arriver à remarcher parce que techniquement je ne devais plus jamais marcher. Bon j'ai mis du temps mais j'ai galéré et je remarche, je suis presque un pompier et je vis simplement. Voilà. Il n'y a rien à dire de plus. » Je lui souriais. « Enfin si, j'ai eu droit à cinq opérations en trois ans et j'ai galéré pas mal mais maintenant c'est de l'histoire ancienne. » Je soupirai. « Je t'en pris ne me regarde pas ainsi. »
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MessageSujet: Re: I should just tell you to leave cause I know exactly where it leads but I watch us go 'round and 'round each time ▬ SAMNIEL   Dim 2 Aoû - 21:21


J’aime bien quand elle rit, Sam. Ça m’arrache toujours un sourire et ça me rend heureux. En plus, son rire est très doux à mes oreilles. Et j’aime bien la faire rire, du coup. Faire le pitre, la charrier un peu, plaisanter. C’est comme ça qu’on fonctionne elle et moi. Dix ans que ça dure !

Tu n'aurais peut-être jamais pu me voir ainsi tu sais ! En fait si tu aurais pu me voir mais dans un fauteuil roulant et je t'assure que c'est beaucoup moins sexy. Je relève la tête pour la regarder et je fronce les sourcils à ses mots. Je sens la conversation sérieuse arriver et mon visage paraît alors plus tendu, mais encourageant pour qu’elle continue. La tête toujours relevée, je l’observe et j’attends. Je ne comprends pas encore son histoire, normal, mais je suis impatient de la connaître. Je finis alors par rouler sur le côté et je cale ma tête sur ma main. Ecoute tata Samantha va te raconter l'histoire de sa vie. Je souris légèrement, j’ai la chanson du Roi Lion dans la tête version « C’eeesssst l’histoiiiiiire…. L’histoiiiiire de saaaa viiiiie » et du coup ça me fait rire, mais je me tais pour la laisser parler. D’habitude j’aurais chanté tout haut, mais je ne veux pas la couper dans son élan. Hamish m'avait dit que je devais t'en parler depuis longtemps mais je ne voulais pas que ton regard sur moi change. Je ne résiste pas à faire l’idiot quand je suis avec elle et je réponds immédiatement. Tu ne voulais pas que j’aie pitié de toi en me disant que tu es une malade mentale ? Trop tard, ma Flanie. Je ricane un coup et je m’excuse pour cette blagounette un peu (beaucoup) débile. Pas de pitié. Pas de louanges. Rien. Tu m'écoutes et c'est tout d'accord ? Hamish m’a dit que je devais te laisser venir pour m’en parler. Et… c’est aujourd’hui le grand jour ? Mon visage s’illumine et je lui souris. Ma Sam, mon regard sur toi ne changera jamais. Peu importe ce que tu me dis. Que tu aies tué un homme, que tu aies caché l’existence de trois gamins issus d’une autre union que celle avec George (en fait j’aurais toujours préféré ça à « issue de l’union avec George » mais je me tais), que tu aies gagné au loto cinq cents millions de dollars, que tu sois lesbienne (mmmhh… intéressant), mon regard ne changera pas, tu peux en être sûre. Et je suis prêt, je t’écoute et je me tais. Ou pas. En fait.

Tu sais que mon père était un alcoolique. J’acquiesce en silence. Et il avait eu une mutation pour New-York. Nous avions pas mal de route à faire et quand je sentis qu'il s'endormait alors je lui ai dit de s'arrêter avant de m'endormir moi-même. J’arrive très bien à imaginer la scène, revoyant Sam quand elle était plus jeune. Et je l’avais déjà vue sur des photos chez elle, quand on était allés rendre visite à son père. Sauf qu'il ne m'a pas écoutée et on a eu un accident. Le mot que je n’aime pas entendre et mon cœur a immédiatement un raté, sentant le truc énormissime arriver. Mon visage devient de plus en plus sérieux et je garde le silence. Il n'a rien eu de grave quelques égratignures. Quant à moi, je dois avouer que mon cœur s’accélère à ces mots. Quant à elle quoi ? J’ai peur d’entendre ce qu’elle s’apprête à me dire et je sens que c’est pas bon du tout. Le pire c’est que je sais qu’aujourd’hui elle est en bonne santé, mais de savoir qu’elle a souffert fut un temps, ça m’angoisse profondément. Pas Sam… Elle ne mérite pas ça. Si seulement je pouvais la protéger de tout, je le ferais. J’ai perdu l'usage pur et simple de mes jambes. Boum. Et AAAAHHHHHHH…. Dans ma tête c'est la chaos et la panique. Pendant trois ans j'ai été dans un hôpital et je me suis battue pour arriver à remarcher parce que techniquement je ne devais plus jamais marcher. TROIS ANS !!! Je n’ai pas pu me retenir. Et j’en ai encore la bouche et les yeux grands ouverts de surprise et en même temps d’admiration. Trois années, trois putain d’années ! Que c’est long ! Et sachant qu’aujourd’hui elle marche, court, surfe etc… Je reste pantois à sa déclaration.  Bon j'ai mis du temps mais j'ai galéré et je remarche, je suis presque un pompier et je vis simplement. Voilà. Il n'y a rien à dire de plus. Elle me sourit et je me détends enfin. J’ouvre la bouche pour dire quelque chose mais elle reprend la parole. Enfin si, j'ai eu droit à cinq opérations en trois ans et j'ai galéré pas mal mais maintenant c'est de l'histoire ancienne. Je reste tout de même un peu sous le choc du courage dont elle a dû faire preuve durant tout ça. Trois ans d’efforts intenses, trois ans d’une volonté de fer pour réapprendre à marcher. Peu de personnes ont à traverser ce genre d’épreuves dans la vie.  Je t'en prie ne me regarde pas ainsi. Je papillonne des yeux. Te regarder comment ? Avec des yeux admiratifs ? Parce que tu forces l’admiration, là, Sam. Vraiment je… wow. Vivre loin de chez soi, en soi, c’est une épreuve. Et donner autant d’énergie pour réapprendre une chose la plus naturelle qui soit, c’est… admirable. Vraiment. Ma main attrape la sienne pour lui transmettre toute mon amitié et mes yeux cherchent ses cicatrices. Je porte sa main à mes lèvres et je l’embrasse tendrement. Je suis content que tu aies réussi ton challenge. Et quel challenge. Je suis content que tu sois ici, « presque pompier », à « vivre simplement ». Si t’étais pas là, qui je pourrais embêter tous les jours ? Forcément, je finis par une connerie. Ca te fait encore mal ? je demande en regardant ses cicatrices. J’ai bien noté quelques minutes plus tôt qu’elle se les touchait.  
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MessageSujet: Re: I should just tell you to leave cause I know exactly where it leads but I watch us go 'round and 'round each time ▬ SAMNIEL   Lun 3 Aoû - 23:01

Je détestais parler de ma petite personne. Je n'étais pas quelqu'un de narcissique et donc je n'aimais pas qu'on sache trop de choses sur moi. Cependant Nathaniel était mon meilleur et ça faisait dix ans que je le connaissais et je ne lui avais toujours pas parlé. Je ne voulais pas perdre Nate. En plus je ne voulais pas qu'il me surprotège – déjà qu'il le faisait ! - lors des missions ou au surf par exemple. Je voulais continuer à vivre comme avant alors du coup j'avais encore un peu de doute quand à comment lui annoncer mon histoire. J'aurais dû m'attendre à ce que Nate sorte une grosse connerie. J'aurai dû y penser. Tu ne voulais pas que j’aie pitié de toi en me disant que tu es une malade mentale ? Trop tard, ma Flanie. J'explose de rire. Non mais il est trop con mon Brady. Je l'aime trop quand il est comme ça. Je secoue ma tête. « Ah ah très drôle ! Moi je dis que tu devrais te reconvertir en clown ! » Je lui tirais la langue et je lui avouais que j'allais lui raconter mon histoire. J'avais la boule au ventre. J'avais peur qu'il m'en veuille de ne pas lui en avoir parler avant. Mais ma plus grande peur était que son regard sur moi change. Pourtant il semblait enthousiaste à m'écouter. Hamish m’a dit que je devais te laisser venir pour m’en parler. Et… c’est aujourd’hui le grand jour ? Ouais ça le sera si tu me laisses parler Brady. Je riais doucement en le regardant. Il ressemblait à un enfant comme cela. Il me faisait fondre. Ma Sam, mon regard sur toi ne changera jamais. Peu importe ce que tu me dis. Que tu aies tué un homme, que tu aies caché l’existence de trois gamins issus d’une autre union que celle avec George, que tu aies gagné au loto cinq cents millions de dollars, que tu sois lesbienne, mon regard ne changera pas, tu peux en être sûre. Et je suis prêt, je t’écoute et je me tais. Je souriais. « Tu es incapable de te taire plus de deux minutes Brady. » Je lui tirais la langue et j'étendais un peu plus mes jambes. J'avais un peu mal au dos. J'aurais des courbatures demain mais je m'en fichais. Ça me faisait du bien de surfer. Mon regard se plongea sur deux ou trois vagues. Puis je me mis à parler tout en caressant un peu ses cheveux. Bah oui il n'avait qu'à pas caler sa tête dans ma main. A mesure que je parle, je le voix se crisper et il se lève brusquement. TROIS ANS !!! Je baisse les yeux un instant. « Oui trois ans. » Je finis mon discours puis j'attends le verdict. Il met du temps avant de parler. Je suis obligée de lui dire d'arrêter de me regarder pour voir sa langue se délier. Te regarder comment ? Avec des yeux admiratifs ? Parce que tu forces l’admiration, là, Sam. Vraiment je… wow. Vivre loin de chez soi, en soi, c’est une épreuve. Et donner autant d’énergie pour réapprendre une chose la plus naturelle qui soit, c’est… admirable. Vraiment. Je baissais les yeux. Il prit ma main et l'embrassa. Je le regardais et je souriais un peu. Je suis content que tu aies réussi ton challenge. Et quel challenge. Je suis content que tu sois ici, « presque pompier », à « vivre simplement ». Si t’étais pas là, qui je pourrais embêter tous les jours ? J'éclatais de rire et je m'allongeais sur le sable. Je posais ma tête sur son torse pour être plus à l'aise. « Mais je ne suis pas une héoïne... Tu n'as pas besoin de me regarder avec admiration. Je me suis battue pour ne pas que mon père se sente coupable de mon état. J'ai été égoïste. Tant que je ne marchais pas j'ai refusé de le revoir. Je n'ai aps vu mon père pendant trois ans Nate... Je n'ai jamais aimé qu'on se soucie de moi et ça ne commencera pas encore aujourd'hui. Je voulais juste qu'on ne me regarde pas comme un monstre. » Je lui souriais et je clignais dans yeux quand il bougea. Je finis par me redresser. Il me posa la question que je ne voulais pas qu'il me pause. Ca te fait encore mal ? Je le regarde un instant avant de baisser les yeux. J'avais mal, souvent et de plus en plus fréquemment. Je savais ce que c'était. Au lieu de me reposer je fais tout et n'importe quoi. Je tords un peu mon nez et je souris. « Oui et souvent même. Là par exemple j'ai mal mais en même temps je retournerais bien faire du surf. Je n'écoute pas ma douleur. Ça fait mal parce que je suis fatiguée. Ça passe toujours. Regarde j'ai réussi à te cacher ma douleur pendant dix ans. Je suis forte je trouve. » Je riais un peu avant de me rallonger et de reposer ma tête sur son torse. « Tu as des questions à me poser ? Vas y profite tant que je veux parler. Tu peux me poser toutes les questions que tu veux Brady. » Je souriais tout en tendant ma main pour attraper ma serviette. Je la roulais en boule et je la plaçais sous mes reins. Je relevais les yeux vers lui. « Bah alors Nate ? Tu donnes ta langue au chat ? » Je riais tout en m'attendant à des représailles de sa part. C'était toujours comme ça. On aimait s'embêter avec Nathaniel. C'était notre rituel.
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MessageSujet: Re: I should just tell you to leave cause I know exactly where it leads but I watch us go 'round and 'round each time ▬ SAMNIEL   Aujourd'hui à 2:02

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