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 La recrutance Ҩ Harper&Frédéric

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Frédéric K. Foster



∞ Date d'inscription : 15/08/2014
∞ Messages : 106

MessageSujet: La recrutance Ҩ Harper&Frédéric   Ven 10 Juil - 21:46

La recrutance
Harper ∞ Frédéric
Main contre ma cravate, je la remonte nerveusement. Aujourd'hui, je fais un petit discours à l'hôpital pour tenter de sensibiliser les jeunes médecins et surtout tenter de recruter. Je dois avouer que depuis la mort de ma petite sœur, j'ai laissé l'entreprise se gérer toute seule. Mais le fait est que je suis le PDG et qu'il faut que je me reprenne rapidement. J'ai perdu quelques éléments importants, entre les congés maternités ou autre mutation, je me retrouve à avoir besoin de personnel. Si je suis à l'hôpital, c'est parce que je sais qu'il a une exigence au niveau de ses employés, exigence qui ressemble beaucoup à la mienne. Je ne sais même pas ce que je vais dire en vrai. Je me suis dit que j'allais tout simplement parler avec mon cœur, leur dire que j'ai besoin d'eux. Certains doivent bien être intéressés par cet aspect ? Sinon, ce n'est pas grave, j'aurais essayé. Et puis, je viens souvent à l'hôpital pour des médicaments test, autant se présenter pour qu'ils reconnaissent mon visage assez rapidement. Athena m'a dit que beaucoup connaissais mon visage parce que je suis quelqu'un de public, elle n'a pas totalement tort, et avec tout ce qui m'est arrivé ses derniers temps, on a souvent parlé de moi à mon plus grand désarroi. J'ai perdu ma jeune sœur, celle pour qui je me suis toujours battu, mon autre sœur est porté disparu et on a essayé de me tuer. Ca fait beaucoup pour un jeune PDG, il faut l'admettre.
Toc toc toc...
Je me retourne alors qu'un homme passe la tête après avoir ouvert légèrement la porte.
- Monsieur Foster, ça va être à vous, ils vous attendent.
J'hoche la tête. Un dernier regard dans la glace, un dernier souffle et je quitte la salle. On me dirige vers une sorte d'amphithéâtre. Il y a beaucoup de monde, je vois même Athena dans un coin qui me fait un signe comme pour m'encourager. Elle sait pourquoi je suis là, je lui ai même dit qu'elle n'avait pas à venir mais pourtant elle est là. Je lui fais un signe de tête, souriant doucement avant de me mettre derrière le pupitre. J'ai conscience que je ressemble un peu trop au PDG, un peu guinder, mais cela fait partie de mon caractère.
- Bonjour... Pour ceux qui ne me connaisse pas, je m'appelle Frédéric Foster, je suis le PDG de l'entreprise pharmaceutique de San Francisco. J'ai moi même été à votre place à un moment, il y a quelques années de cela. Enfin, je ne suis pas là pour vous parler d'études. Si je suis ici, c'est parce que j'ai besoin de vous.
Je suis un peu nerveux et je commence à me détacher du pupitre pour marcher, cela me détend.
- Le fait est que je suis en manque de personnel. C'est certes indélicat de dire la chose de cette façon, mais c'est la vérité. Je sais que le domaine pharmaceutique est pour beaucoup d'entre vous moins glorieux que de devenir chirurgiens, ou encore pédiatre, mais sans nous, que donneriez-vous à vos patients. J'ai commencé mes études de médecine parce que ma sœur était malade. J'ai rapidement appris que ce n'est pas en étant en second plan que je pouvais la soigner, parce qu'il n'y avait aucun antidote... Il n'y en a toujours pas, je souffle avant de baisser la tête. Je ferme les yeux quelques secondes pour reprendre contenance, je ne dois pas pleurer maintenant. Je n'ai peut-être pas trouvé de quoi la sauver, mais peut-être que vous auriez pu le faire. Si on ne peut plus sauver ma petite sœur, nous pouvons sauver d'autre vie.
Je laisse un léger silence s'installer, un peu gêné certainement. Je n'aurais peut-être pas dû en dire autant, mais le fait est que je parlais avec mon cœur. Finalement, je repris la parole :
- C'est tout ce que j'avais à dire... Si jamais vous voulez discuter avec moi, ce serait avec grand plaisir. Bonne continuation.
Les gens commencent à s'agiter, quitte l'amphi et moi je reste nerveusement sur la scène, attendant que des personnes viennent me voir... Bon sang, je suis vraiment nul pour les relations humaines, je savais que j'aurais dû accepter quand Athena m'a dit "entraîne-toi à discuter avec moi" ! Oui, j'en suis là quand même. Et voilà que je remets ma cravate nerveusement en détournant le regard de la foule.
Fixe le rideau... Tauras l'ai moins chiant...
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MessageSujet: Re: La recrutance Ҩ Harper&Frédéric   Ven 10 Juil - 22:55



la recrutance : now I’m not sure of what I want


Athena, ma collègue et amie m’avait parlée d’une conférence qui se tiendrait ce jour à l’hôpital. Il s’agissait de Frédéric Foster. Si beaucoup de personnes le connaissent par ce qu’on en a dit dans les journaux, je m’étais intéressée à ses expérimentations et ses recherches dans le domaine. En effet, alors que je n’étais qu’une gamine, mon frère Daniel avait manqué de périr suite à une méningite. Puis, ma cousine Becky avait succombé à la mucoviscidose, qu’elle avait depuis son plus jeune âge. Tous ces événements m’avaient forgée mais c’était également ce qui m’avait motivée à devenir médecin. Je me voulais utile et l’idée de sauver des vies ne faisait que m’encourager davantage. Je jetais un œil à l’horloge dans le couloir, il allait être l’heure de rejoindre l’amphithéâtre. Je fis un léger détour vers la cafétéria afin de me prendre un moka latte. Je ne doutais pas que l’intervention de M. Foster allait m’intéresser mais j’avais peur que la fatigue prenne le dessus. Et, je n’avais aucune envie qu’il se sente inintéressant car il ne l’était pas. Mon moka à la main, je poussais les portes battantes afin d’entrer dans cette vaste pièce à la résonnance indéniable. Quelques personnes étaient déjà là. Ils baillaient à gorge déployée et je me mis à espérer qu’ils ne se comportent pas ainsi devant un homme aussi important que Frédéric Foster. Soit, je pris place à peu près au milieu de la pièce. Je ne voulais pas être trop près afin de rester discrète, ni trop loin pour voir s’il y avait des informations projetées. Alors que je pris une gorgée de mon café, je le vis entré par la porte qui donnait directement sur l’estrade, en bas de la vaste pièce. J’esquissais alors un large sourire sur mon visage. Je le vis prendre une profonde inspiration. Bonjour... Pour ceux qui ne me connaisse pas, je m'appelle Frédéric Foster, je suis le PDG de l'entreprise pharmaceutique de San Francisco. J'ai moi même été à votre place à un moment, il y a quelques années de cela. Enfin, je ne suis pas là pour vous parler d'études. Si je suis ici, c'est parce que j'ai besoin de vous. Lui, Frederic Foster a besoin de nous. Je ne pus retenir un froncement de sourcils. Comment pouvait-il avoir besoin de nous alors qu’il fournissait l’hôpital pour des tests expérimentaux. Intérieurement, je me dis de la boucler et d’écouter la suite. Le fait est que je suis en manque de personnel. C'est certes indélicat de dire la chose de cette façon, mais c'est la vérité. Je sais que le domaine pharmaceutique est pour beaucoup d'entre vous moins glorieux que de devenir chirurgiens, ou encore pédiatre, mais sans nous, que donneriez-vous à vos patients. J'ai commencé mes études de médecine parce que ma sœur était malade. J'ai rapidement appris que ce n'est pas en étant en second plan que je pouvais la soigner, parce qu'il n'y avait aucun antidote... Je n'ai peut-être pas trouvé de quoi la sauver, mais peut-être que vous auriez pu le faire. Si on ne peut plus sauver ma petite sœur, nous pouvons sauver d'autre vie. Je me mis à fermer les yeux également. Je fermais les yeux un instant et mes pensées voguèrent vers Becky. Je ne me rappelais plus de quelle maladie avait souffert sa sœur et je m’en voulus de ne pas être plus attentive parfois. Tout le monde se tût comme compatissants. Là, je me sentis à ma place et fière d’être là. C'est tout ce que j'avais à dire... Si jamais vous voulez discuter avec moi, ce serait avec grand plaisir. Bonne continuation. A la prononciation de ces mots, ils partirent presque tous et je restais seule comme une idiote. Comment n’avait-il pas pu convaincre davantage ? Je ne comprenais pas.

Il me fallut quelques secondes pour me décider et je descendis à sa rencontre sur l’estrade. Bonjour M. Foster. Je suis Harper McNulty, actuellement interne en chirurgie orthopédique. Je lui tendis poliment la main, ne sachant pas trop s’il était du genre guindé ou non. Après tout, je ne le connaissais pas. J’aurais bien aimé en savoir plus sur vos recherches si vous avez deux petites minutes à m’accorder. Je le gratifiais d’un sourire sincère. Au moins, il pouvait se dire qu’il avait suscité mon intérêt à défaut de celui des autres.


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Dernière édition par Harper McNulty le Mer 15 Juil - 21:05, édité 2 fois
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Frédéric K. Foster



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MessageSujet: Re: La recrutance Ҩ Harper&Frédéric   Lun 13 Juil - 0:16

La recrutance
Harper ∞ Frédéric
Voilà, je venais de finir mon discours et je me sentais de plus en plus nerveux. Et si personne ne venait ? Je sais que j'ai une certaine réputation de personne guinder. Il y a des gens qui parlent de mon malaise quand je serre la main, ou encore les câlins tous ses trucs. Ils pensent que je suis un maniaque du contrôle, mais ils ne savent pas que si je ne supporte pas ce genre de contact, c'est pour une bien plus sombre raison. Ils ne savent rien en fait, et cela m’horripile de les voir me caser dans une catégorie qui n'est pas moi. Alors que je tripote encore ma cravate, faisant les cent pas, ce qui montre clairement ma nervosité, je tourne la tête vers les sièges où les gens se trouvaient juste avant. Ils sont vides maintenant, et personne n'est venu. C'est ainsi, mon discours n'a pas eu d'effet sur eux, et je me retrouve impuissant face à ça. Je ne m'attendais pas non plus à ce qu'une vingtaine de personnes se précipitent sur moi pour en savoir plus, mais au moins une... Une seule personne. Je sais que j'ai une autre petite conférence demain mais la déception que je ressens en cet instant, je ne sais pas si je pourrais le revivre demain. Je ne dis pas que mon entreprise est en danger, loin de là. Je pense juste qu'il nous faut de jeunes personnes, fraîches, avec une certaine audace aussi.
- Bonjour M. Foster.
Je me retourne un peu surpris et croise le regard d'une jeune femme. Je ne l'ai même pas vu venir... D'où vient-elle comme ça ?
- Je suis Harper McNulty, actuellement interne en chirurgie orthopédique.
Je cligne un peu des yeux, toujours surpris alors qu'elle me tend la main... Zut... J'avale ma salive avant de tendre ma main et de la serrer doucement. Trop rapidement certainement, je la retire non sans montrer mon certain malaise. Mais celui-ci s'efface bien vite alors que je me dis que peut-être, j'ai réussi à la toucher, qu'elle s'intéresse à ce que je fais, à ce qu'on fait avec mon équipe ?
- J’aurais bien aimé en savoir plus sur vos recherches si vous avez deux petites minutes à m’accorder.
Je ne peux m'empêcher de lâcher un petit rire nerveux. En vérité, je suis soulagé. Je glisse une main sur ma nuque et hoche la tête.
- J'ai toute l'après-midi de libre pour vous Mademoiselle McNulty. Vous voulez qu'on aille boire un café à la cafétéria ?
Sans trop attendre sa réponse, je commence à marcher, lançant des coups d’œil pour être certain qu'elle me suive. Marchant l'un à côté de l'autre dans les couloirs, on arrive finalement à la cafétéria. Je commande un café noir, attend qu'elle commande ce qu'elle veut et je l'invite. Après tout, elle le mérite amplement car elle me donne un espoir qui commence à fuir petit à petit. Nous trouvons une table vide assez rapidement, à cette heure de la journée, il n'y a jamais grand monde par ici. On sera tranquille pour discuter, c'est parfait.
- Tout d'abord, je vous remercie... J'ai vraiment cru que... je sais pas, je me suis senti un peu démuni de ne voir personne venir...
C'est un peu pathétique peut-être de dire ça, mais c'est important pour moi de la remercier.
- Vous avez donc des questions à me poser, je suis prêt à y répondre, n'hésitez surtout pas !
De toute façon, si je ne veux pas répondre, je lui dirais et je ne pense pas qu'elle s'offusquera.
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MessageSujet: Re: La recrutance Ҩ Harper&Frédéric   Mer 15 Juil - 21:02



la recrutance : now I’m not sure of what I want


Il lui avait fallu quelques seconds pour réaliser que oui, il ne rêvait pas. Je me tenais bien là, en face de ses yeux. Il avait cru ne toucher personne avec ses mots durant son intervention très brève mais si. Il avait su retenir mon attention et ce n’était pas rien. En effet, je suis plutôt du genre difficile à convaincre habituellement. Mais dès qu’il s’agit de la santé et la famille, je suis rapidement sensibilisée. Il ne tarda pas à répondre à ma question. J'ai toute l'après-midi de libre pour vous Mademoiselle McNulty. Vous voulez qu'on aille boire un café à la cafétéria ? Un café, j’étais tout à fait d’accord pour prendre un café. J’avais bien besoin d’un second remontant pour tenir la cadence. Et, avant que je ne puisse lui répondre, je me rendis compte qu’il avait déjà commencé à filer. Je me pressais alors de lui emboiter le pas afin de ne pas trop me faire distancer. C’est qu’il marchait sacrément vite, lui alors. Toutefois, je sus le suivre en me concentrant sur mon allure. Ou plutôt la sienne… Il commande un café noir. Pour moi, c’est un latte noisette. Je change un peu mais le latte, c’est toute ma vie. Il m’offre le café. Merci pour le café. Il ne fallait pas. Je lui adressais alors un sourire qui se voulait sincèrement sympathique. Nous nous installons tous deux à une table libre. Il fallait bien dire qu’on avait plutôt le choix à cette heure. On était loin des heures de pause « communes ». Je jetais un œil à mon biper, comme par habitude. J’étais toujours consciencieuse dans mon travail. Je l’enfouis à nouveau dans la poche de ma blouse. Et, il commence alors la discussion. Tout d'abord, je vous remercie... J'ai vraiment cru que... je sais pas, je me suis senti un peu démuni de ne voir personne venir... Je n’eus aucun mal à comprendre son inquiétude. Moi-même je ne comprenais pas comment aussi peu de personnes s’était laissé convaincre. Je dis peu mais il n’y avait que moi en réalité. Si je peux me permettre. Je pense qu’ils ont besoin que quelqu’un de leur promotion leur montre la voie. Ils sont tous très méfiants par ici. Bordel, Harper. Ne joue pas ta canadienne qui ne comprend pas les ricains. T’en es bien loin.  Vous avez donc des questions à me poser, je suis prêt à y répondre, n'hésitez surtout pas ! Ah oui, les questions. J’avais presque oublié, mince. Il me fallut quelques secondes pour me rappeler en partie de ce que je voulais savoir. Pourriez-vous me dire sur quelles maladies se concentrent vos recherches pour l’instant ? Tout mal est bon à combattre mais je veux juste avoir des précisions sur vos recherches. Combien d’équipes de chercheurs avez-vous ? Je bus une gorgée de mon café et je ne manquais pas de me brûler la langue. Je pinçais alors mes lèvres pour masquer cette sensation qu’avait laissée le café bouillant. Vous savez, je ne suis pas du genre à donner de faux espoirs. Pour l’instant, je me suis toujours vue en chirurgie mais peut-être qu’une combinaison avec la recherche serait envisageable… Si j’ai un peu de chance. J’avais vraiment envie de faire les deux. Ne pas me contenter de sauver un cas à la fois mais de lutter contre ces maladies encore dites incurables pour sauver une multitude de personnes.


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Frédéric K. Foster



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MessageSujet: Re: La recrutance Ҩ Harper&Frédéric   Dim 26 Juil - 20:25

La recrutance
Harper ∞ Frédéric
Il faut se l'avouer, ce n'est jamais facile pour moi de me livrer comme j'ai pu le faire lors de ce petit discours. Cela peut choquer les gens, mais je ne suis pas du genre à parler de mes problèmes, encore moins de ce qui me fait souffrir au fond de moi. Quand je le fais, je ne suis pas certain de mes mots, je pense qu'on voit que je suis mal à l'aise, mais le pire est quand en plus cela ne semble pas les atteindre. Mais j'ai réussi à toucher quelqu'un qui est intéressé par mes recherches. Alors, lui offrir le café, c'est vraiment rien. Elle me remercie d'ailleurs, et je me contente d'hocher la tête. Il est tout à fait normal pour moi de lui offrir. Et puis, il faut se l'avouer, ce n'est clairement pas cela qui va me ruiner. Une fois installé dans la salle presque vide, je ne peux m'empêcher de la remercier. Mon entreprise me tient sincèrement à cœur et je me battrais jusqu'au bout pour qu'elle continue de vivre encore un bon moment. Je ne suis pas non plus à plaindre ni au bord de la faillite, mais je dois tout de même renouveler mes troupes.
- Si je peux me permettre. Je pense qu’ils ont besoin que quelqu’un de leur promotion leur montre la voie. Ils sont tous très méfiants par ici.
Je penche la tête sur le côté en souriant.
- Vous n'êtes pas Américaine.
Ce n'est même pas une question, je l'entends à son accent.
- D'après les stéréotypes, je suis du genre plus guinder en tant qu'anglais.
Et pas qu'en tant que stéréotype au vu de ma façon d'agir avec les gens. Je lui demande par la suite si elle a des questions, et je n'en doute pas qu'elle en ait.
- Pourriez-vous me dire sur quelles maladies se concentrent vos recherches pour l’instant ? Tout mal est bon à combattre mais je veux juste avoir des précisions sur vos recherches. Combien d’équipes de chercheurs avez-vous ?
Il est logique qu'elle veuille que je parle de mon travail, mais j'apprécie sa certaine précision dans le choix de ses questions.
- Je travaille principalement sur les maladies dégénératrices concernant principalement les muscles. J'ai deux équipes d'une cinquantaine de personnes à chaque fois. Un centre à San Francisco et l'autre à New York.
Le centre de New York était tout récent, mais il montrait déjà de très bons résultats pour mon plus grand plaisir.
- Vous savez, je ne suis pas du genre à donner de faux espoirs. Pour l’instant, je me suis toujours vue en chirurgie mais peut-être qu’une combinaison avec la recherche serait envisageable… Si j’ai un peu de chance.
Je ne peux m'empêcher de sourire face à sa franchise. C'est si rare de nos jours, je me demande vaguement si cela vient de ses origines ?
- Moi non plus. Vous êtes peut-être intéressé mais qui sait si vous avez réellement le profil qu'il me faut.
C'est un peu dur dit comme ça non ?
- Mais c'est toujours un plaisir que de parler de mon travail, encore plus face à des personnes qui savent ce qu'elles veulent. Pour ce qui est de faire de la chirurgie en plus des recherches, je me demande si c'est réellement compatible. La chirurgie est un art qui demande beaucoup de temps et si je ne suis pas contre le fait d'avoir une équipe qui travaille que deux à trois fois par semaine, mais est-ce que cela vous irait à vous ?
Je me penche un peu vers elle en souriant.
- Votre tour, que pouvez-vous me dire sur le docteur McNulty ?
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MessageSujet: Re: La recrutance Ҩ Harper&Frédéric   Mer 29 Juil - 18:40



la recrutance : now I’m not sure of what I want


Mon travail d’interne en chirurgie m’intéresse énormément, pour ne pas dire « me passionne ». Toutefois, il pourrait être intéressant également de travailler en profondeur en cherchant des vaccins pour des maladies ravageuses tels que le sida ou même le cancer. C’est assez utopique d’espérer les vaincre mais au moins les combattre. Après tout, personne ne serait contre un peu plus de temps et c’est bien normal. « Vous n'êtes pas Américaine. » Après avoir avalé ma gorgée de café, j’esquisse un sourire. « Hmm on n’peut rien vous cacher visiblement… Je suis canadienne. » Et le moins que l’on puisse dire, c’était que j’étais fière de mes origines. Le Canada, ce n’est pas si différent paraît-il. Et pourtant, ça l’est mais j’aime également les USA. Je ne peux pas le nier. « D'après les stéréotypes, je suis du genre plus guinder en tant qu'anglais. » Je fis les gros yeux à cette annonce. « Guindé… Je ne vous trouve pas guindé personnellement. ‘Fin je dis ça mais je vous connais à peine. » Et oui, on venait tout juste de se rencontrer alors comment pouvais-je vraiment donner mon point de vue ? Il semblait savoir ce qu’il voulait et croire en ce qu’il faisait qu’y avait-il de mal à cela ? Je regarde un instant autour de moi. La lumière qui envahit la pièce me fait réaliser que le soleil a finalement pointé le bout de son nez après deux jours de pluie incessants. A cette pensée, un sourire emplit à nouveau mon visage. Il regagne mon attention quand il se remet à parler. Ou plutôt à répondre à mes questions. « Je travaille principalement sur les maladies dégénératrices concernant principalement les muscles. J'ai deux équipes d'une cinquantaine de personnes à chaque fois. Un centre à San Francisco et l'autre à New York. » Je ne pûs m’empêcher de penser à un patient précis. Il s’agissait d’un petit garçon souffrant de dystrophie dite « des ceintures ». Cette maladie se caractérisait par un affaiblissement des épaules et des hanches. De ce fait, il avait perdu progressivement l’usage de ses jambes. Maintenant, il était dans un fauteuil, obligé de se faire pousser car il n’était plus capable de se pousser lui-même à  l’aide des roues. La dégradation de son état avait été bien difficile à supporter. Ses parents auraient voulu le ramener à la maison sauf qu’il avait besoin d’aide 24 heures sur 24 et, ils étaient bien loin d’avoir les moyens de payer les soins. Toutefois, l’hôpital avait rempli un dossier pour qu’ils puissent avoir une aide de financement. Et, malgré trois ans d’attente, ils avaient eu gain de cause. Comme quoi le système est parfois bon. Je ferme les yeux à peine quelques secondes avant de les rouvrir pour me reconcentrer sur Frederic. « D’accord. C’est tout à votre honneur car ces maladies sont bien souvent laissées de côté alors qu’une solution ou un améngement doivent bien être possibles. » Pour ma part, j’avais commencé ma vie à SF depuis quelques années maintenant et je ne me voyais pas en partir, pas maintenant. Trop de choses me reliaient ici. Je n’avais pas achevé ce que je devais faire. J’avais fait preuve de franchise en lui avouant que je n’étais pas certaine de pouvoir lui offrir mes compétences. Je n’étais pas du genre à m’engager sans y avoir mûrement réfléchir mais je ne voulais pas lui faire perdre son temps non plus… « Moi non plus. Vous êtes peut-être intéressé mais qui sait si vous avez réellement le profil qu'il me faut. » Bien que cash, ses paroles ne me blessèrent pas le moins du monde. Après tout, il s’agissait de la vérité. Il continua de plus belle. « Mais c'est toujours un plaisir que de parler de mon travail, encore plus face à des personnes qui savent ce qu'elles veulent. Pour ce qui est de faire de la chirurgie en plus des recherches, je me demande si c'est réellement compatible. La chirurgie est un art qui demande beaucoup de temps et si je ne suis pas contre le fait d'avoir une équipe qui travaille que deux à trois fois par semaine, mais est-ce que cela vous irait à vous ? » Je mis ma main sur mon menton, ce qui lui faisait bien comprendre que j’étais en train de réfléchir et je ne faisais pas semblant. Je pensais tout à fait être capable de me débrouiller pour faire les deux. « Votre tour, que pouvez-vous me dire sur le docteur McNulty ? » Je ne pus réfréner un éclat de rire. « Et bien, par où commencer… Je suis née et j’ai grandi à Vancouver, au sein d’une famille aimante et que je n’aurais échangé pour rien au monde. Alors que je n’étais qu’une enfant, mon petit frère a dû faire face à une méningite. Je n’avais aucune idée de ce dont il s’agissait à l’époque et j’avais très peur de le perdre. C’est sa maladie qui m’a fait découvrir les hôpitaux. Et, cela m’a donnée envie de faire comme les médecins. Moi aussi, je voulais sauver des vies comme ils avaient su sauver Daniel… Alors j’ai tout fait pour. J’ai beaucoup travaillé en classe. J’ai dégoté une bourse qui m’a valu de venir ici. J’ai fait des petits boulots pour gagner un complément durant mes premières années de médecine et aujourd’hui, je suis là. » Je marque une pause avant de reprendre. « Je sais que la médecine ne résout pas tout. Toutefois, la perte de ma mère ne m’a pas empêchée de croire encore à ce que je faisais. Parce que je me dis que, malheureusement, il faut des pertes humaines pour parvenir à sauver les suivants. C’est la dure loi de la vie... Tout ça pour vous dire que je m'investis toujours dans tout ce que j'entreprends. » Je poussai un léger soupir. C’était comme si j’avais enfin pu vider mon sac. Je n’aimais pas trop parler de moi et pourtant, je n’avais eu aucun mal avec lui à me confier. En quelque sorte.


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MessageSujet: Re: La recrutance Ҩ Harper&Frédéric   Aujourd'hui à 2:02

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