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 Jeanne & Erwann | This is the first day of my life.

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MessageSujet: Jeanne & Erwann | This is the first day of my life.   Jeu 16 Juil - 18:09



This is the first day of my life
Jeanne & Erwann
L’hôpital. C’était un endroit que la majorité des gens évitait, par angoisse, parce qu’il représentait la souffrance, la mort. Pour lui, c’était comme une deuxième maison. Il en connaissait tous les recoins, malgré les quelques changements depuis son adolescence, ici, c’était un peu comme chez lui. Lorsqu’on passe plus de six ans dans un hôpital, la peur de celui-ci s’évapore, et l’odeur qui rebute devient agréable, et lorsqu’il la sentait, cette odeur, il se détendait. Un peu comme le parfum d’une mère. Il avait passé une partie de son enfance et de son adolescence ici, et lorsqu’il avait fallu partir, il avait eu un pincement au cœur. Il s’était juré d’y retourner en tant que médecin, et c’était ce qu’il avait fait. Il aurait voulu revenir plus tôt, mais il n’avait pas pu faire son internat ici, alors il était allé à Saint Francis. Ce n’était pas la même chose. Il ne se sentait pas complètement chez lui là-bas, malgré cette même odeur rassurante à ses yeux, ce n’était pas pareil. Et puis, il y avait eu ce tireur, ce fou, qui avait amené un pistolet dans l’enceinte de l’hôpital, un lieu pourtant fait pour soigner. Et puis, il y avait eu ce coup de feu, et la mort d’une patiente, tuée de ses mains, en plus de quelques autres. Suite à ça, cet hôpital fut pour lui source d’angoisse, d’autant plus qu’on n’avait pas retrouvé Ninon, sa collègue infirmière et amie. Il avait alors tout fait pour être transféré, pour retourner chez lui, là où était sa place. Et ici, il était bien, il se sentait en sécurité, parce qu’ici, on lui avait sauvé la vie. Ici, il souriait à nouveau, il était de nouveau lui-même, après une période assez sombre, qu’il avait décidé de laisser derrière lui pour avancer, comme ses parents, et comme sa maladie lui avaient appris. Et il souriait, il faisait de son mieux, parce que chaque jour était une bénédiction pour lui. Il avait survécu à tout ça. Et il soignait, désormais.

Aujourd’hui, il faisait le tour de la section pédiatrique, avec pour mission personnelle de faire rire chacun des enfants présents ici, qui n’avaient malheureusement pas l’occasion de rire souvent. Il était prêt à tout pour insuffler un minimum de joie aux enfants, autant qu’il pouvait. Il savait à quel point il était difficile de se distraire en ces lieux, au milieu de toutes ces maladies. L’hôpital avait beau avoir été sa maison, ce n’était pas pour autant qu’il ne s’était pas ennuyé, et il remerciait encore les médecins qui étaient venus uniquement pour lui rendre sourire. Il se donnait pour mission d’en faire de même, un peu tous les jours, essayer de dédramatiser l’atmosphère pour eux. Il passait d’un registre à un autre en fonction de l’enfant, d’un jeu à un autre, parfois, il se faisait magicien, avec le peu de tours qu’il pouvait connaître, d’autres fois, il était un maître de la chatouille, d’autre, il était un personnage Disney… La seule chose qu’il ne faisait pas, c’était le clown. L’image de cette figure au nez rouge lui donnait des frissons. Mais en somme, il s’adaptait aux goûts et aux préférences des enfants, pédiatre décidé à connaître plus de ses patients que leur dossier médical. Il arrivait à présent dans la chambre de Tobias, petit garçon qui devait se faire opérer le lendemain, et dont il sentait l’angoisse. Il savait qu’il avait déjà un passé médical assez lourd, d’abord placé en soins intensifs avant d’arriver ici. Alors devant son anxiété, il se devait d’agir, ne fût-ce que pour lui arracher un bout de sourire ! Après quelques discussions avec lui, parce qu’il prenait toujours autant de temps qu’il pouvait pour discuter, il savait que son dessin animé favoris se trouvait être Tarzan, et heureuse coïncidence, c’était également l’un de ses préférés, à lui. Non, il ne regardait pas du tout des Disney à son âge, voyons !

En voyant son air triste et songeur, il n’hésita pas une seconde à commencer son imitation de Tarzan. D’abord interloqué, l’enfant compris finalement de quoi il s’agissait, et enfin, un sourire illumina son visage, fondant le cœur du jeune homme. Il n’était peut-être pas très à l’aise et timide avec les femmes, les adultes en général, mais avec les enfants, il osait tout, parce que leur rendre le sourire était bien plus important que l’image qu’on pouvait bien avoir de lui. Il en était venu au cri si célèbre de Tarzan, lorsque l’enfant, entre deux éclats de rire, pointa quelqu’un à l’extérieur de la chambre. « Jeanne !!! Regarde, regarde !! » Tout heureux, il faisait signe à la fameuse Jeanne d’admirer l’imitation d’Erwann, qui s’arrêta aussitôt avant de se retourner pour voir à qui il s’adressait. En la voyant sur la pas de la porte, son cœur manqua un battement, frappé par la beauté de la jeune femme, et le rouge lui monta immédiatement aux joues après cette imitation ridicule de Tarzan. Voilà la timidité qui revenait. Il en tremblait presque, face à cette femme, apparemment infirmière, qui ne le laissait certainement pas indifférent. Il s’éclaircit la gorge, désormais honteux, et Tobias lui tapota le bras. « Tu peux recommencer, s’il-te-plaît ? » Demandait-il avec un sourire d’ange auquel il avait bien du mal à résister. Et pourtant, en compagnie de la jeune femme, il osait à peine bouger. Il sourit, puis tenta de s’appuyer sur la table comme un soutient sauf que… « Non, ça suff-AH ! » … La table n’était qu’un dossier, qui s’écrasa au sol lorsque sa main se posa lourdement dessus. Il avait bien failli se fracasser au sol, lui aussi. Rouge de honte, il lâcha un rire nerveux avant de s’agenouiller pour rattraper le dossier, puis se releva et sourit à l’infirmière, Jeanne« Désolé… Hum… Je… Je ne faisais que passer… ! » Il fit un geste pour sortir, puis, bêta, se rendit compte qu’il ne s’était même pas présenté. Il se retourna alors et tendit sa main, légèrement tremblotante. « Erwann Pearson, je… je suis pédiatre, je viens d’être transféré ici. » Il bafouillait, tellement timide, trop intimidé… il perdait tous ses moyens, se ridiculisant bêtement, emportant le dossier de Tobias alors qu’il n’en avait pas besoin, sans même s’en rendre compte.
Codage par Emi Burton
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MessageSujet: Re: Jeanne & Erwann | This is the first day of my life.   Lun 27 Juil - 0:51


Ce matin, j’ai travaillé dur. Je me suis levée très tôt parce que j’ai commencé mon service à 6h et jusqu’à maintenant, j’ai toute ma journée de travail dans les pieds que je commence à un peu trainer. Heureusement, le temps passé avec mes patients me donne le courage de continuer. J’aime réellement mon métier, être infirmière me va comme un gant. J’aime tant me donner aux autres, être là pour eux quand ils ont besoin de quelqu’un, que ce soit pour les soigner ou leur apporter un petit quelque chose ou simplement discuter. Un hôpital est un endroit que certains trouvent étrange ou angoissant. Et c’est pour ceux-là particulièrement que je sais que je tiens un rôle important. Certes, je ne change pas le monde en faisant ça, mais j’ai toujours aimé contribuer au bonheur ou au bien-être des autres. J’ai toujours été quelqu’un d’attentionné, mes parents m’ont éduquée ainsi. Ne pas vivre pour soi mais pour le bien-être de tous. Et cela m’apporte réellement beaucoup de bonheur.

Il est maintenant midi, c’est l’heure de ma pause, enfin. Je passe en vitesse à la cafétéria pour m’acheter un petit sandwich à grignoter avec une pomme à croquer, et je vais à mon rendez-vous quotidien – ou presque, disons les jours où je travaille – pour rendre visite à mon petit Tobias. Tobias et un enfant de sept ans ans et demi (le « et demi » est très important pour lui) qui a une grave maladie et qui est ici depuis des mois. Je l’ai connu lorsqu’il était en soins intensifs, dans mon service, et puis il en est sorti mais est toujours resté dans cet hôpital qui est devenu malheureusement sa deuxième maison. J’aurais tant aimé qu’il aille suffisamment bien pour retourner vivre auprès des siens. C’est triste, ça me fait beaucoup de peine de voir tous ces enfants rester ici pendant si longtemps. Ils méritent d’être chez eux, d’aller à l’école, d’avoir des amis avec qui jouer, ne pas s’inquiéter de leur maladie, de la mort qui les guette pour certains. Ce n’est pas une vie d’enfant. Depuis très jeune j’ai réalisé la chance que j’avais eu en étant en bonne santé et en ayant une vie de rêve auprès de ceux que j’aime. Maman nous emmenait œuvrer pour des associations en tout genre et je la remercie parce que ça a contribué à faire de moi celle que je suis aujourd’hui, et je pense être quelqu’un qu’on appellerait de « bien ». Sans narcissisme aucun, bien entendu.

Alors j’approche de la chambre de mon petit Toby et alors que j’en suis à un mètre, je l’entends rire aux éclats. Un sourire se dessine alors sur mes lèvres parce que le rire d’un enfant est pour moi la plus jolie des mélodies, d’autant plus celui d’un enfant malade. Je sais que Tobias va devoir subir une lourde opération chirurgicale demain et je pensais qu’il était angoissé, mais apparemment tout a l’air de bien aller. Peut-être que ses parents et sa petite sœur sont avec lui, ce qui expliquerait pourquoi il rit autant. Et j’entends alors le cri de Tarzan émaner de la chambre de Tobias, ce qui agrandit davantage mon sourire. Moi qui ai toujours plaisanté avec ma cousine Belle – toutes deux très fans des Disney - sur le fait qu’il me faudrait un Tarzan au lieu d’un prince charmant. A cause de mon nom… Mais honnêtement, un prince charmant m’a toujours fait rêver, surtout le prince Eric d’Ariel, qu’est-ce qu’il est beau ! Mais mon nom est Jeanne, Jane en version anglaise, et il me faut donc un Tarzan. Cela dit, j’aime tellement Tarzan aussi ! Et d’en entendre le cri, ça me fait sourire. Je passe l’embrasure de la porte et je vois Tobias, hilare, qui regarde le docteur près de lui. Puis il me voit et me pointe du doigt. Je souris toujours autant, bêtement, presque émerveillée par cette scène de bonheur qui se déroule sous mes yeux, et j’écoute Toby s’adresser à moi.  J’ouvre la bouche pour saluer Toby lorsque le docteur, qui a stoppé son imitation du beau et valeureux Tarzan, se retourne vers moi pour me regarder. La bouche toujours ouverte, une drôle d’impression m’envahit soudain. Mes yeux croisent ceux de Dr. Tarzan en blouse blanche et après ça, je ne sais plus trop. A vrai dire, c’est comme si le temps s’est arrêté et que tout ce que je peux voir c’est lui, le Dr. Tarzan, et tout ce que je peux sentir et entendre c’est mon cœur qui a subitement décidé de se mettre à taper plus fort et plus vite. Il est si beau… Je crois que je ne respire même plus, je retiens mon souffle face à tant de beauté. Mais pas seulement physique, je ne saurais vous expliquer mais cet homme-là, je le trouve magnifique, de tout son être. J’ai soudainement très chaud et petit à petit la réalité reprend le dessus et je réalise que ma bouche est toujours grande ouverte et que j’ai l’air complètement abruti. Et je me mets à rougir en baissant les yeux, honteuse de ma façon d’être face à lui. Il doit me prendre pour une folle. Machinalement, ma main vient remettre une mèche de cheveux imaginaire derrière mon oreille – je porte un chignon et aucune mèche ne me gêne. Mais je fais toujours ça lorsque je suis gênée. Et là, je le suis puissance mille ! Je ne sais plus où me mettre face à cet homme si beau. Je ne remarque même pas sa gêne à lui, bien trop absorbée par ma propre gêne. La voix cristalline de Tobias vient perturber notre malaise, dieu merci. Tu peux recommencer, s’il-te-plaît ? Je me remets à sourire bêtement et j’attends que Dr. Tarzan reprenne son imitation. Je dois avouer qu’il l’imite très bien, à la perfection, même. Mais le docteur se lève en commençant sa phrase et manque de se casser la figure en s’appuyant sur la table. Instinctivement, je me rapproche de lui pour m’assurer que tout va bien, en étouffant un rire lorsqu’il se remet d’aplomb et que je le vois rougir. Lui aussi a honte, et je le comprends, s’il m’était arrivé la même chose, je serais morte de honte. Mais lui, il est si craquant quand il rougit. Et ça me fait rougir tellement je trouve ça craquant. Oh mon dieu, Jeanne, tu fais n’importe quoi. Ressaisis-toi !!! Le docteur me dit qu’il ne fait que passer et je sens quelque chose de bizarre dans mon ventre, comme un morceau de plomb qui venait de faire son apparition. Je ne veux pas qu’il parte, mais c’est ce qu’il fait, et ça me fait de la peine. Je le regarde alors s’éloigner de moi, mais il s’arrête avant de passer la porte et se retourne. Mon cœur se remet à tambouriner et quand ses yeux se posent à nouveau sur moi, je me mets à sourire sans m’en rendre compte. Il revient vers moi et me tend la main, mais je ne la vois pas, parce que mes yeux ne peuvent pas quitter les siens et son visage quand il me sourit timidement, creusant d’adorables fossettes dans ses joues. Doux Jésus, cet homme est divin. Il me parle mais j’entends à peine ce qu’il me dit, trop concentrée sur son visage fascinant. Pearson… pédiatre… Voilà tout ce que j’ai entendu. Et j’acquiesce de la tête alors que je n’ai rien écouté. Il a dû se présenter et je devrais peut-être faire de même. Je papillonne des paupières et je remets les pieds sur Terre, réalisant alors qu’il me tend la main que je finis par serrer. En le touchant, je me prends un coup de courant, vous savez, ça arrive ce genre de choses. Et je me mets à rire en retirant ma main par réflexe. Désolée ! je m’empresse de dire, réalisant que c’est le premier mot que je lui dis et que j’aurais aimé que c’en soit un autre. Je retends la main pour me présenter en bonne et due forme. Erm… Jeanne Fitzsimmons, infirmière. Aux... soins intensifs. Je… je suis là pour rendre visite à Tobias. Tobias ! Je l’avais oublié ! J’ai tellement honte. Je me retourne alors vers lui qui nous regarde en souriant. Il a l’air amusé par la situation. Toby ! Comment vas-tu ? Tu sais, je peux revenir plus tard si tu veux rester avec le docteur. Tu as l’air en bonne compagnie, déjà. Et là je regarde le docteur Tarzan – ou Pearson, mais je n’en suis pas très sûre et il ne porte pas de badge sur sa blouse qui me permet de vérifier l’information, je ne vais pas le faire répéter, ce serait vraiment la honte. Au lieu de ça, je lui souris encore une fois, intimidée. Vous pouvez rester ici si vous le voulez. Je reviendrai dans deux heures à la fin de mon service. Je mange mon déjeuner avec Tobias, d’habitude, je fais en montrant mon sandwich et ma pomme. Je trouve ça tellement nul ce que je suis en train de lui raconter. Mais tellement ! Il doit bien s’en ficher de ce que je fais de mes journées. Que tu es sotte, Jeanne ! Il est à quoi ton sandwich aujourd’hui, Jeanne ? me demande Toby. Je lui souris et je regarde ce que je tiens à la main pour pouvoir lui répondre. Je ne sais pas, attends… Je vois du jambon et de la salade, ah il y a aussi une grosse limace et un doigt de yéti. Mmmm miam ! Tu veux qu’on partage ? je fais en plaisantant alors que Tobias grimace et tire la langue. Beurk ! Tu as toujours des trucs bizarres à manger, Jeanne ! Et je me mets à rire aux éclats. Tu crois que je devrais partager avec Dr. Tarzan ? je demande à Tobias d’une voix douce, avec mon petit accent britannique que le petit aime bien, parce que « je suis différente ». Je me retourne vers le beau docteur et mon fard revient m’empourprer les joues immédiatement. Un doigt de yéti, ça vous tente ?

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