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 "Storms will race in but you will be safe in my arms... " [Violet&Aaron]

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MessageSujet: "Storms will race in but you will be safe in my arms... " [Violet&Aaron]   Jeu 30 Juil - 8:44


Nous en avons parcouru des kilomètres. Moult distance à bord de la voiture. Tous les quatre. Réunis dans cette espèce de grand 4x4 assez spacieux pour que la traversée se passe bien. Nous avons visité énormément de ville. Parfois de longs arrêts, parfois des arrêts éclairs juste pour qu'Ivy puisse changer Louise ou lui donner à manger. En dehors de cela, le séjour est plus que génialissime. Nous profitons bien. Nous rigolons bien. Avec Ivy nous avons un peu tendance à faire les cons. À nous esclaffer pour un rien. Louise ronchonne parfois comme tout bébé. Et puis ma Vivi est juste rayonnante, elle prend des photos de tout et de rien, immortalisant nos moments passés en famille. Ils sont plus qu'appréciables. Et je les chéris plus que tout. Bien sûr, le tableau aurait pu être parfait si seulement Anya avait été là. Elle me manque tellement. Quand j'ai le temps, que je ne suis pas sur la route, que le décalage horaire nous le permet, nous nous appelons. C'est fou comme une personne que l'on détestait peut finir par nous être indispensable. Et puis, maintenant que nous arrivons à la boucle finale de notre parcours, je n'ai hâte que d'une chose: c'est de la retrouver. Enfin, je pense cela mais je suis quand même content de ces vacances. C'est juste qu'aujourd'hui, j'aimerais que cette journée soit déjà finie. Non pas que je finis par m'emmerder, mais plutôt que nous sommes à Hertford. Et que depuis hier, jour de notre arrivée, je suis un peu tendu. Un peu trop d'ailleurs. J'ai envoyé chier Anya pour des broutilles et puis je suis revenu, en m'excusant. Le nom de cette ville me donne des boutons. Je sais qu'il y a l'hôpital psychiatrique où le père Samuels s'y trouve. Mais il y a aussi la maison familiale. Et je me dis que Vivi a besoin de se rappeler. Benjamin, son psy, pense pareil. Cependant, c'est quelque chose de très difficile pour moi. Cela rappelle les mauvais souvenirs. Je voudrais pouvoir les enterrer mais rien à faire, ils font parti de moi. Et ils ne pourront jamais s'oublier.

Aussi, la veille se passe un peu sur des charbons ardents. Je finis par me coucher tôt, je n'ai pas vraiment envie de faire la fête au sein de la famille. Tout cela m'angoisse. Je voudrais avoir le réconfort d'Anya mais elle est loin de moi et je crois que je ne suis pas capable de faire ou dire quoi que ce soit d'intelligent. Et puis, je la trouve bizarre ce soir. Ou alors c'est moi. J'en sais rien vraiment. Finalement, Vivi finit par me rejoindre assez tôt sans que je ne l'attende. Quand elle vient dormir avec moi, c'est qu'en général, elle n'est pas bien. Qu'elle a besoin de ma présence pour se rassurer. Elle ne dit rien cependant. Et nous finissons par nous endormir, le frère et la soeur aussi tourmentés l'un que l'autre. J'espère que tout se passera bien. Vraiment. La nuit se passe. Le matin arrive avec son lot de questions. Je suis silencieux. Je ris aux plaisanteries d'Ivy, je joue avec Louise, je fais le con avec elle pour que son rire retentisse dans la cuisine où nous y sommes tous. Mais en dehors de cela, je suis taciturne, je ne dis rien. Et finalement, je prends une douche qui me fait du bien. Je reste un peu plus longtemps que prévu. Mais ce n'est pas grave, je me sens ressourcé et finis par envoyer un message à Anya. Elle dort sûrement encore. En plus, elle travaille aujourd'hui: elle a la stagiaire à martyriser. Et cette pensée-là me fait sourire. En réalité, penser à ma petite-amie me fait toujours cet effet là. Anya et son sourire. Anya et son rire communicatif. La manière dont elle a de froncer les sourcils quand elle n'est pas d'accord. La manière qu'elle a de me dire qu'elle m'aime, de m'enlacer. Ah putain comme je l'aime. C'est inouï. Et c'est donc un peu plus ragaillardi que je sors de la salle de bain où je croise Violet qui va se préparer à son tour. Durant ce temps, je descends au rez de chaussée, et je croise alors ma cousine. Elle me demande si ça va tandis que sa fille gazouille gaiement dans ses bras. « Ça va... Je suis un peu stressé à l'idée d'aller là-bas. Ça fait tellement longtemps. » Lui dis-je sur un ton un peu inquiet. « La dernière fois que j'y suis allé, c'était après qu'il se soit fait interner. » Je refuse obstinément d'utiliser le mot papa ou maman. Ils me sortent des yeux. Et la rancœur est encore trop forte. Tout ce que je fais, c'est uniquement pour ma soeur. « Je m'étais occupé de couper, l'eau, l'électricité et de recouvrir chaque meuble d'un drap blanc. Je ne pouvais rien faire de plus ou de moins. » La main d'Ivy se pose sur mon bras, protectrice et rassurante. Elle me dit qu'il n'y a pas de raison de s'inquiéter, que tout se passera bien. Je la crois quand elle me dit cela. Mais c'est surtout que je m'inquiète pour ma soeur. J'espère qu'elle n'en ressortira pas traumatisée. D'ailleurs, là voilà qu'elle arrive. Et nous finissons donc par embrasser tout le monde, disons au revoir et on finit par sortir dehors. Durant la traversée du chemin jusque vers chez nous, nous marchons main dans la main. Non pas comme un couple - ce serait malsain - mais comme celui et celle qui se soutiennent face aux épreuves. La distance est trop courte. La maison est juste à côté. Et soudain, je songe à rebrousser chemin. Je ne suis pas prêt à rentrer dans un épisode difficile de ma vie. Mais au fond, il le faut bien. Je songe à Violet. Je songe à Anya. Ivy et Louise. Et c'est une fois devant la porte que je finis par sortir les clefs. Je souris à ma soeur et la préviens: « Ça risque d'être bien poussiéreux. Je ne suis pas revenu depuis fort longtemps. Mais tout est... Intact. » Lui dis-je d'une voix tendue tout en déverrouillant la porte qui s'ouvre allés dans un grincement lugubre, comme une ode à des souvenirs oubliés.

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